Les Humanos clôturent avec panache la saga de l’Incal

20 juin 2014 13 commentaires
  • Alors que les Humanos s’apprêtent à célébrer leur 40e anniversaire, ils mettent un point final à l’une de leurs plus grandes sagas : celle de l’Incal et de John Difool.

L’Incal fut une des grandes séries porteuses de Métal Hurlant dans les années 1980. Elle demeure une référence majeure en bande dessinée. Lorsque le projet d’adaptation cinématographique de Dune avorta, il eut au moins l’effet bénéfique d’avoir réuni le cinéaste Alejandro Jodorowsky et le dessinateur, à la signature alors confidentielle, Moebius.

Les deux hommes conjuguèrent leur talent pour créer Les Aventures de John Difool, un anti-héros de la Cité-Puits sur Terra 2014. Ce récit de science-fiction dépeint un avenir sombre pour notre race. La vie humaine ne vaut pas cher, et lorsque les habitants ne s’amusent pas à tirer sur les désespérés qui se jettent dans le lac d’acide de Suicide Allée, ils se goinfrent devant leur télévision. C’est sur cette base extrêmement simple que les deux auteurs ont developpé leur saga à la fois alchimique, symbolique et aventureuse.*

Les Humanos clôturent avec panache la saga de l'Incal Dans la noria des thématiques nouvelles abordées par Jodorowsky, le dessin de Moebius se déploie. Impression de facilité, sentiment de rigueur. Ses lignes droites structurent la page d’une façon arbitraire et décorative, quasi picturale, à la façon d’un Druillet ou d’un Crepax. Ce hiératisme tranche avec le mouvement de l’action.

Ses planches sont d’une grande netteté, car le dessinateur s’est imposé de dessiner chacune d’entre elles en une seule journée. Leur résultat est à la hauteur des attentes, et ce récit fondateur a donné d’ailleurs naissance à d’autres séries qui sont venues se greffer sur le même univers : La Caste des Méta-barons, Castaka, Les Technopères, Megalex, etc.

Les six tomes des aventures de John Difool, résumées sous le titre de L’Incal, eurent également leur prequel, logiquement baptisé Avant L’Incal et dessiné par Janjetov. Bien moins crétin que dans le premier cycle, John Difool y mène une enquête qui le conduit dans les plus terribles secrets de la société de la Cité-Puits. Moins mystiques, ces six autres tomes décrivent l’affrontement des sentiments contre les préjugés, les ruptures sociales iniques.

Après L’Incal : le fiasco

Près de vingt ans après le début de L’Incal, Moebius & Jodo ont repris la saga en 2000 pour proposer une suite à leur série-mère, intitulée logiquement Après l’Incal. Cela représentait une sacrée gageure, car le récit de L’Incal est justement prévu pour réaliser un cycle sur lui-même, annihilant l’idée de début et surtout de fin de l’aventure. Si le lecteur pouvait accepter le lancement des aventures via Avant l’Incal, (comme le canon d’un cyclotron, interrompre cette boucle sans fin de l’Incal pouvait revenir à se tirer une balle dans le pied… Et c’est à peu de choses près ce qui s’est passé.

Après l’Incal commence avec le réveil de l’anti-héros John Difool : on reprenait ses aventures à la suite d’Avant l’Incal et toutes ses aventures du cycle originel et fondateur de L’Incal n’était qu’un rêve. S’ensuivait alors le début d’un combat qui opposait le vivant à la mécanique, mais le mal était fait ! Pour le lectorat qui avait assimilé le récit mythique de L’Incal, il était difficile voire inconcevable de le considérer comme un simple rêve.

De Moebius...
John Difool & Animah - L’Incal Lumière (1981)

Cette erreur entraîna une petite dispute passagère entre les deux amis et l’arrêt d’Après l’Incal. Jodo témoigne ainsi de cette situation : « Dans Après l’Incalde Mœbius, je me suis trompé. Je ne sais pas quelle idiote de mouche m’a piqué pour décider que toute l’histoire de L’Incal n’était qu’un rêve. Idée extrêmement facile. Après une cure, en mangeant des noix de coco chez les Indiens d’Amazonie, j’ai récupéré mon intelligence chamanique. Les sages rats à huit pattes que j’ai vus dans mes délires m’ont prié de recommencer l’histoire. Moebius, gentiment fâché avec moi, a décidé de ne pas me suivre dans cette voie “schizophrénomystique”, j’ai dû attendre huit ans pour trouver un artiste à la hauteur de la nouvelle version. Le rêve s’est transformé en plusieurs mondes parallèles. »

... à Ladrönn
John Difool & Louz - Final/Après l’Incal T3(2014)

Nouveau départ pour la suite de l’Incal.

Ladrönn décida effectivement de marcher dans les pas de Moebius en 2008, un défi de taille lorsqu’on connaît l’aura et la référence que représentaient Giraud-Moebius. Bien que son style fut très éloigné de la clarté moebiusienne, son sens du détail et sa mise en scène permirent de redresser L’Incal et de remettre la machine sur les rails.

Finie, l’idée du rêve : John Difool vit à nouveau de grandes aventures, poursuivi par les robots-flics dans les égoûts de la Cité-Puits. Le premier tome de cette nouvelle série, baptisée Final Incal, se voulait donc une réunion des 13 tomes précédents. Il se basait sur le style et les aventures des deux premiers cycles, et proposait une autre trame narrative, pas si éloignée de celle d’Après l’Incal, mais bien plus cohérente. On revit d’ailleurs certains éléments fondateurs de la série, comme la multiplicité des John Difool, chacun d’entre eux représentait un certain trait de caractère. Une nouvelle boucle était bouclée, qui digérait le passé et proposait un nouvel essor dans ce dernier cycle.

Fallait-il pour autant jeter l’album d’Après L’Incal aux oubliettes ? Non, auteurs et éditeurs avaient fait amende honorable, et proposaient aux premiers fans de continuer leur série. En effet, le deuxième tome de la collaboration entre Jodo & Ladrönn paraît en 2011 sous deux maquettes : comme T2 d’Après l’Incal et comme T2 de Final Incal. Comme les tomes 1 de Moebius et de Ladrönn ne se terminaient pas au même point, le tome 2 d’Après l’Incal reprenait les 11 dernières pages de Final Incal T1 afin que les séries puissent définitivement se raccorder. Ceux qui avaient commencé la série dix ans auparavant avec Moebius pouvaient la continuer, tout autant que les nouveaux lecteurs qui avaient accrochés au style de Ladrönn. Une méthode bien jodorowskienne d’assumer ses erreurs et de les transformer en élans positifs !

Final/Après l’Incal T3 : la conclusion de la saga

L’intégrale est déjà parue !

Les deux derniers tomes des deux séries sont donc dans les bacs depuis quelques semaines. Mises à part les couvertures, ils présentent cette fois-ci le même titre et le même contenu. Après avoir proposé des aventures dans le tome 2 qui se rapprochent de La Caste des Métabarons (voire des Technopères), cette conclusion renoue avec les débuts de la série, et plus spécifiquement avec Ce qui est en bas, le T3 de L’Incal. Nos héros se retrouvent effectivement sous le lac d’acide où ils tombent nez-à-nez avec les psycho-rats, Golgo et sa tribu, ainsi que face à Kill tête de chien ! Mais cette fois, c’est Louz, la fiancée de John, qui endosse le rôle d’Animah, déesse de Centre-Terra !

Lors de cette lecture, il faut se rappeler constamment que ce dernier cycle s’est relancé en début de reboot de L’Incal. Les personnages sont donc connus, mais les événements vécus dans le cycle précédent ne se sont finalement pas vraiment déroulés (bien que certains tous petits détails laissent entrevoir quelques failles...) Quoiqu’il en soit, on prend beaucoup de plaisir non seulement à retrouver ces personnages connus et typés, mais aussi à revivre d’une autre façon des événements en écho de ceux relatés dans les tomes 2 et 3 de L’Incal.

Ce final permet de sauter du combat spatial à celui qui se déroule sur Terra 2014 (un nom prémonitoire imaginé il y a 35 ans et qui prend tout son sens l’année de la fin de la saga).

Jodo garde son ton théâtral et grandiloquent, jouant de personnages volontairement changeants. Quant à Ladrönn, son soin à mettre tout cela en scène est magistral. La multiplicité des détails pousse d’ailleurs à lire cette dernière aventure dans la version en grand format noir et blanc proposée en parallèle, si l’on veut profiter pleinement de son graphisme et de sa mise en scène.

Les Humanos fêtent en effet leur proche anniversaire et la fin de la saga avec plusieurs albums : les deux derniers tomes d’Après l’Incal et de Final Incal, une version limitée en noir et blanc et en grand format du T3 de Final Incal (comme cela avait été le cas avec les deux précédents tomes), ainsi que la parution immédiate en intégrale de Final Incal, pour ceux qui avaient définitivement fait l’impasse sur ce cycle et qui voudraient rattraper leur retard.

Enfin, l’éditeur a la bonne idée de proposer les trois albums de Ladrönn et celui de Moebius dans la même intégrale, que demander de plus ?

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Final/Après l’Incal T3 : Gorgo-le-sale - Par Jodorowsky & Ladrönn - Les Humanoïdes associés

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13 Messages :
  • Moebius, un "dessinateur à la signature alors confidentielle" ? Argh !!! Si Moebius a été contacté par Hollywood à la fin des années 70, c’est bien parce qu’il était devenu une star de la BD française avec une poignée de chef-d’oeuvres : "Arzach" (prépublié en 1975 dans "Métal Hurlant", album en 1976), "Le Garage hermétique" (prépublié de 1976 à 1979 dans "MH", album en 1979 sous le titre "Major fatal"), "Le bandard fou", "Les yeux du chat"...

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    • Répondu par Jahan le 20 juin 2014 à  13:58 :

      L’auteur de cet article pourrait-il corriger cette énorme erreur ? Moebius était déjà très connu mondialement à la fin des années 70 pour ses œuvres percutantes et révolutionnaires. Et une œuvre comme "The long tomorrow" avec O’Bannon préfigurait précisément la suite de sa carrière.

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      • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 20 juin 2014 à  15:11 :

        Il n’y a pas d’erreur du tout.

        Autant Giraud avait déjà une jolie carrière internationale, autant Moebius n’en était qu’aux prémices. Métal Hurlant a été créé en France 1975, et même si Giraud commence à faire son trou aux USA depuis 1972, date où Moliterni et Dionnet ont commencé à initier des échanges entre auteurs US et auteurs franco-belges (car en ce temps-là Hergé, Tillieux, ou Walthery aussi fréquentaient les milieux du comics, sur les traces de Goscinny et Greg), on voit bien qu’il n’en est qu’aux débuts. Ils sont, peut-on dire, à notoriété égale.

        Il commence à publier à l’étranger sous le nom de Moebius quelques récits complets çà et là, à la fin des années 1970, notamment sous l’impulsion de la version US de Métal Hurlant, Heavy Metal (1977). Pourquoi ? Parce que les journaux prêts à l’accueillir ne sont pas encore là...

        Les pendants allemand (1980), italien et espagnol (1981), hollandais (1982) et scandinave (1984)de Métal Hurlant datent des années 1980, pas avant, et encore : les lecteurs étrangers le découvrent à cette occasion. On voit bien en comparant les dates que sa notoriété ne décolle à l’étranger qu’à partir de 1980, soit au moment de L’Incal...

        Vérifiez : ses premiers albums : Le Bandard fou (1974), Arzach (1976), Cauchemar blanc (1977), L’Homme est-il bon ? (1977), et Major Fatal (1979) ne tirent alors qu’à quelques milliers d’exemplaires. Parce qu’ils ne sont pas vraiment "commerciaux"...

        C’est ce dernier titre, Major Fatal, avec sa célèbre préface de Goimard, qui le médiatise. Son Prix d’Angoulême ne date que de 1981.

        Il est porté par le succès de L’Incal qui institue sa notoriété, jusque-là, oui... confidentielle, ne vous en déplaise.

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        • Répondu par Jahan le 20 juin 2014 à  17:26 :

          Comme vous voulez. Pour ma part, je ne mesure pas la notoriété d’un auteur obligatoirement à travers les chiffres de ses ventes, mais par l’impact de son œuvre sur ses contemporains. Et on ne peut pas vraiment parler de confidentialité concernant Moebius même à ses tout "débuts" puisqu’il devient très vite l’auteur pilier de Métal avec Druillet et que ses courts récits ont une renommée qui dépasse le cadre étroit des simples ventes d’albums en France. Arzach connaît un succès et une reconnaissance internationale qui n’est pas quantifiable à ses seules ventes en France. On sait la fascination que Moebius exerça sur de nombreux américains et toutes les sollicitations qu’il eut, avant les années 80 de la part de studios, avec quelques succès (Alien) et quelques déconvenues (Dune). Avec un tel parcours déjà, l’expression "signature confidentielle" me semble très réductrice.

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          • Répondu le 21 juin 2014 à  02:24 :

            J’adhère à ce propos.

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          • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 21 juin 2014 à  07:26 :

            On ne parle pas de chiffre de ventes, là ; on parle de diffusion de l’œuvre. On ne parle pas de votre appréciation, on parle d’un fait historique.

            Vous oubliez que les premiers ouvrages des Humanoïdes Associés étaient vendus par Futuropolis sur une centaine de points de vente maximum, essentiellement en prospectant par téléphone.

            Vous oubliez que la plupart des gens, même parmi les amateurs de BD, ignoraient que Moebius et Gir étaient le même homme.

            Il n’est pas réducteur de constater que la notoriété de Moebius était confidentielle, que Métal Hurlant en a fait une star internationale en seulement quatre ans, et que L’Incal en a été sa face commerciale dont les développements s’achèvent aujourd’hui (sujet de cet article).

            Un auteur peut être confidentiel et influent, même mondialement. C’est le cas aujourd’hui par exemple pour un De Crecy, connu jusqu’en Turquie et en Chine, qui fait certainement de belles ventes mais que personne ne classe dans la catégorie des best-sellers, et que l’homme de la rue ignore, même s’il fait l’admiration de la plupart des professionnels. Sans doute fera-t-il une carrière "à la Moebius"...

            C’est plutôt le projet de Dune par Jodorowsky en 1975 (un film qui ne se fera pas, comme on sait), un cinéaste qui est un des derniers compagnons de route des Surréalistes, membre du Mouvement Panique, devenu un auteur culte avec El Topo (1970) et La Montagne sacrée (1973) qui ouvre à Moebius les portes d’Hollywood. Le réalisateur d’Alien (1979), Ridley Scott, est d’ailleurs... anglais.

            En bande dessinée, tout se joue dans cette poignée d’années, entre 1978 et 1983, entre le moment où Will Eisner popularise le vocable "Graphic Novel" -terme qu’utilisaient les Américains pour désigner la BD européenne- et l’avènement de cette nouvelle forme de bande dessinée dont Moebius a été l’un des acteurs-clés. Un moment où, pour reprendre le titre de l’exposition de la Fondation Leclerc, "la BD fait sa révolution". C’est cela qui fait sortir Moebius de sa confidentialité.

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            • Répondu par Jahan le 21 juin 2014 à  08:28 :

              Tout ce que vous dites est très précis et pertinent et démontre très bien que la notoriété publique de Moebius s’est considérablement développée à partir des années 80 et du succès de L’incal. Il n’en demeure pas moins que le terme "confidentielle" pour qualifier la "signature" de Moebius quelques années plus tôt est exagéré. Il ne s’agit pas d’une "appréciation" personnelle et subjective mais du simple sens de cet adjectif qui selon le Robert signifie "qui se dit ou se fait sous le sceau du secret".
              Votre comparaison avec De Crecy va judicieusement dans mon sens car même si cet auteur ne connaît pas en effet de succès public considérable, il n’en est pas pour autant un auteur "confidentiel". Ou alors, l’immense majorité des auteurs de bande dessinée depuis ses origines sont confidentiels, le 9e Art est confidentiel, et ce site qui en est le reflet l’est tout autant.

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              • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 21 juin 2014 à  15:44 :

                Il ne s’agit pas d’une "appréciation" personnelle et subjective mais du simple sens de cet adjectif qui selon le Robert signifie "qui se dit ou se fait sous le sceau du secret".

                Il faut apprendre à lire un dictionnaire, cher Monsieur, ne pas s’arrêter à la première ligne de la définition que l’on vous propose. Plus loin, vous pouvez lire :

                "− P. ext. Qui est limité à un cercle restreint. Diffusion, audience confidentielle. Ce qu’elle [la doctrine de Fourier] avait encore de confidentiel, de cénaculaire me flattait (A. Arnoux, Algorithme,1948, p. 111)."

                Oui, Moebius est cénaculaire avant 1980.

                Votre comparaison avec De Crecy va judicieusement dans mon sens car même si cet auteur ne connaît pas en effet de succès public considérable, il n’en est pas pour autant un auteur "confidentiel".

                Bien sûr que Crecy est un auteur confidentiel.

                Ou alors, l’immense majorité des auteurs de bande dessinée depuis ses origines sont confidentiels,

                C’est effectivement le cas. Pourquoi crieraient-ils misère, sinon ?

                le 9e Art est confidentiel, et ce site qui en est le reflet l’est tout autant.

                Tout de suite dans l’hyperbole, la caricature niaise et inutile...

                D’une certaine manière, la BD, peu exposée dans les grands médias comme la TV, de moins en moins présente dans les journaux, est plus cénaculaire que la littérature ou le cinéma, c’est un fait.

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                • Répondu le 21 juin 2014 à  18:39 :

                  J’adhère aux propos de Jahan. Didier est dans les choux par contre.

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                  • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 22 juin 2014 à  08:07 :

                    Nous ne sommes pas ici dans une élection. Réservez vos forces pour la prochaine farce angoumoisine.

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                    • Répondu par Alex le 22 juin 2014 à  18:38 :

                      En effet quel entêtement pour raconter une histoire de la bd tout de travers. La réussite d’Alien avant les déconvenues de Dune, "The Long Tomorrow qui préfigure sa carrière" -sans noter que O’Bannon fut mis en contact avec Moebius sur Dune par Jodorowsky, en dehors des cercles hollywoodiens classiques justement. Oui, Moebius était un auteur surdoué qui avait attiré l’attention aussi Outre-Atlantique dans les cercles créatifs. Son oeuvre inspirée de tout un pan de l’imagerie européenne du 19e siècle rencontra sa pleine reconnaissance avec le succès de l’Incal -oeuvre qui reprend en partie les idées que Jodorowsky souhaitait développer pour "Dune" lorsque Moebius, Foss, Giger, n’étaient que des artistes confidentiels -ne vous en déplaise.

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                      • Répondu par jacques-humule le 23 juin 2014 à  15:09 :

                        Oui Moebius était un artiste confidentiel et je suis fier , comme tous ceux qui lisaient Métal Hurlant, d’avoir était dans la confidence. :)

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