Les Humanos prolongent les adaptations de Julia Verlanger avec "Les Décastés d’Orion"

24 avril 2017 0 commentaire
  • Après "Horlemonde" et "L'Autoroute sauvage", les Humanos continuent de redécouvrir les romans signés par Julia Verlanger (alias Gilles Thomas). Résultat : un album mi-SF, mi-Heroic Fantasy : décoiffant !

Alors qu’Ankama adapte avec bonheur les romans du très classique Stefan Wul, Les Humanoïdes Associés ne sont pas en reste, car ils continuent de mettre à l’honneur les ouvrages de cet autre météore précieux de la SF française : Julia Verlanger. Après Horlemonde(2008) et L’autoroute sauvage(2015), l’éditeur met à l’honneur un autre roman de l’auteure, La Croix des Décastés, qui sera adapté en deux parties sous le titre des Décastés d’Orion.

Le premier tome de ce diptyque débute alors que la sentence tombe en même temps que le fer ne brûle le bras de Kolhen. A la place de son tatouage de guerrier, le jeune homme porte désormais la croix des parias, les "décastés" comme on les appelle sur la planète Orion. Déterminé à prouver son innocence et à se venger de ceux qui l’ont piégé, Kohlen parvient à s’échapper. Son chemin croise alors celui d’une femme aux cheveux d’or, possédant un véhicule volant. Une magicienne ? Non, elle se dit l’envoyée d’une autre planète : la Terre.

Les Humanos prolongent les adaptations de Julia Verlanger avec "Les Décastés d'Orion"

Difficile de faire plus efficace que le scénario de ce premier tome ! L’acuité visionnaire de Julia Verlanger s’appuie sur la maîtrise scénaristique d’Éric Corbeyran. Dès les premières pages, le lecteur est entraîné dans le récit, que cela soit par le rythme du découpage, la force et le destin des deux personnages principaux, ou le jeu des castes et des lois de ce monde d’Orion. Même si le scénario ne comporte pas de réelles surprises (ces thématiques ont été savamment utilisées depuis lors), l’ensemble est suffisamment bien tenu pour rester captivant !

Le dessin de Jorge Miguel met très bien en images ce croisement entre monde médiéval, SF et Heroic Fantasy. D’entrée de jeu, on reste bluffé de la qualité de l’image de titre réalisé par le dessinateur. La qualité du dessin de l’album alterne pourtant, descendant parfois pour quelques cases ou planches moins travaillées, avant que le niveau ne remonte lorsque des éléments SF interviennent, ou pour des cases au plan large où les personnages se multiplient.

On appréciera ainsi surtout les plans larges, en particulier ces visions paradoxales où villes et villages se sont construits autour de vaisseaux spatiaux écrasés, sans qu’il n’y soit jamais question dans la première partie de ce diptyque.

En dépit de ces quelques bémols, cette première partie du diptyque des Décastés d’Orion reste passionnante de bout en bout, conduite par la force de deux personnages principaux. Un incontournable de ce début d’année pour tous les amateurs de science-fiction.

(par Charles-Louis Detournay)

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