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Mort de Guy Mouminoux alias Dimitri

Par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 13 janvier 2022                      Lien  
Nous apprenons le décès, le 11 janvier 2022, à l’âge de 94 ans, d’une figure de la bande dessinée franco-belge : Guy Mouminoux, alias Dimitri, alias Guy Sajer pour sa carrière d’écrivain. Il a tout fait : il a travaillé avec Jijé sur la série "Valhardi", dessiné des "Oncle Paul", produit aussi bien pour la presse catholique de Fleurus Presse que pour "Spirou", "Tintin" et "Pilote". Enfin, sur la dernière partie de sa carrière, sous le pseudo de Dimitri, pour "Charlie Mensuel", pour "BD" et "Charlie hebdo" au Square, pour "L’Écho des Savanes" d’Albin Michel, et enfin pour Glénat. C’est un dessinateur qui a sa légende noire :, il est enrôlé à l’âge de 16 ans dans la Wermacht sous le nom de Guy Sajer et envoyé sur le front de l’Est. En 1967, alors que beaucoup de gens ignorent son passé, il publie chez Robert Laffont dans la collection Vécu ses mémoires de guerre, "Le Soldat oublié", un immense succès de librairie qui lui vaut de recevoir le prix littéraire des Deux Magots mais aussi d’être écarté de "Pilote" et de Fleurus Presse. La dernière partie de son œuvre le voit aux côtés de la bande de Cavanna et du Professeur Choron dans "Charlie Hebdo", ou encore dans "L’Écho des Savanes". Une carrière impressionnante qui ne manque pas de paradoxes.

Il avait un beau dessin rond, au trait de pinceau nourri, reconnaissable entre mille. Ses séries ont marqué la bande dessinée des années 1960 à 1990 avec des titres comme Le Chevalier au blason d’argent dans Cœurs Vaillants et ses successeurs J2 Jeunes et Fripounet, chez Fleurus Presse, Goutatou et Dorochaux, dans Pilote, Prémolaire dans J1 chez Fleurus, Rififi dans Le Journal Tintin ; et dans la seconde partie de sa carrière, sous la signature de Dimitri, la série Le Goulag dans BD au Square puis dans L’Écho des Savanes (19 albums parus chez Glénat).

C’était un dessinateur prolifique, un spadassin du dessin, tenant plusieurs séries en même temps, capable de prêter main forte à Jijé dans Spirou sur la série Valhardi (Le Retour de Jean Valhardi (1963), Le Grand Rush (1964), Le Duel des idoles (1965)) tout en animant ses propres séries à gags ou à suivre dans plusieurs journaux de front. On lui doit même une version en BD des aventures des Charlots, célèbres comiques des années 1970.

Mort de Guy Mouminoux alias Dimitri
Il dessina pour la presse catholique de Fleurus Presse pendant plusieurs décennies.
© Fleurus Presse
Il assista Jijé sur trois Vahardi
Éditions Dupuis
"Prémolaire", pour Fleurus Presse

Le tournant de sa carrière a lieu en 1967, lorsqu’il publie dans la collection Vécu de Charles Ronsac chez Robert Laffont ses mémoires de guerre, Le Soldat oublié sous le pseudonyme de Guy Sajer, du nom de jeune fille de sa mère sous lequel il est enrôlé dans la Wermacht. On y découvre un soldat envoyé à 16 ans sur le front de l’Est, racontant sans filtre son amitié avec ses camarades de combat, son passage dans la SS, les derniers combats de l’armée allemande face à l’avancée des Russes, et enfin sa reddition en 1945 qui lui vaut d’être renvoyé en France où il peut poursuivre sa vie tranquillement. L’ouvrage est un immense succès (3 millions d’exemplaires vendus et plus de 30 traductions dans le monde). Il reçoit le prestigieux Prix littéraire des Deux Magots.

Sous le pseudonyme de Guy Sajer, ses mémoires de soldat de la Wermacht.
Illustration pour "Le Soldat oublié"
Dessin de Mouminoux / Guy Sajer.

Mais cette notoriété évente le secret de polichinelle de son passé auprès des journaux pour la jeunesse pour lesquels il travaille. Il passe dès lors pour un facho. Il est écarté plus ou moins ouvertement de Fleurus Presse et de Pilote qui constituaient sa principale activité.

Mais cela n’entrave pas vraiment sa carrière. Sous le pseudo de Dimitri, il va raconter de façon humoristique en BD la guerre qu’il a connue, non sans donner quelques coups de griffe à l’Union soviétique et aux Russes.

"Le Goulag" aux éditions du Square.
Une de ses dernières productions pour Glénat : "L’Hymne à la forêt"
Dessin de Mouminoux.

Le paradoxe, c’est que cet auteur « anar » désormais classé à droite, voire à l’extrême droite, déplorant notamment le déclin de l’Occident et ne reniant aucun de ses amitiés passées, trouve refuge dans la bande à Cavanna, Cabu et Wolinski qui publient des récits dans Charlie Mensuel et dans BD. Il le doit à son amitié avec le Professeur Choron, lui-même ancien légionnaire. «  On les voyait souvent bras-dessus bras-dessous à la librairie Temps Futurs » témoigne Patrick Gaumer.

Ce sont là les paradoxes d’une longue vie bousculée par l’Histoire, consacrée à la BD (« un merveilleux métier de chien » comme il la qualifiait dans un de ses livres de mémoire), au parcours contrasté d’ombres et de lumières.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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66 Messages :
  • Mort de Guy Mouminoux alias Dimitri
    13 janvier 11:26, par Olivier

    Ce n’est pas déconnant de considérer un homme qui est passé de la Wermacht aux SS comme un facho, comme d’extrême droite. C’était un bon technicien, mais il y avait quelque chose de déplaisant dans son dessin.

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    • Répondu par Antoine Hulin le 13 janvier à  13:58 :

      Bonjour, Guy Mouminoux (dont la mère était allemande, d’où le fait qu’il ait été enrôlé « malgré lui » dans la Wermacht) n’a jamais fait partie de la SS (heureusement d’ailleurs), mais de la division d’élite « Gross Deutshland », ce qui n’est pas la même chose.
      De plus, je ne vois vraiment pas en quoi son style de dessin peut avoir un quelconque rapport avec les opinions qui furent les siennes, cela n’a vraiment aucun sens d’écrire ça.
      Son chef-d’oeuvre restera pour moi Rififi, le moineau turbulent, dont je possède une quarantaine de planches originales (oui, je sais, c’est déraisonnable, mais quand on aime …) et qui mériterait une vraie réédition.
      À la mémoire de Dimitri, A. Hulin

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      • Répondu par Auteur le 13 janvier à  18:08 :

        Si on lit le Goulag, on comprend qu’il n’est pas du tout mais pas du tout, mais pas du tout du tout de gauche.

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        • Répondu le 13 janvier à  20:31 :

          Ah parce que être de gauche ça voudrait dire défendre le goulag ?

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        • Répondu par auteur le 13 janvier à  20:43 :

          Parce que être de gauche, c’est aimer la dictature soviétique voire stalinienne et ses 9,2 millions de morts induites ?

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          • Répondu le 13 janvier à  23:08 :

            C’est plutôt 15 ou 20 millions d’ailleurs. Ajoutons-y les 60 millions de victimes de Mao.

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      • Répondu par Zébra le 13 janvier à  23:12 :

        De mémoire, d’après son témoignage autobiographique, Le Soldat oublié, Guy Sajer a incorporé la Wehrmacht (armée régulière) à 16 ans, espérant devenir aviateur, AVANT la déclaration de guerre. Sa double nationalité lui donnait le choix entre l’armée française et l’armée allemande. Il n’a jamais été politisé, ni avant la guerre, ni après.
        D’après son témoignage encore, son "engagement" à Charlie-Hebdo (sa série du goulag plaisait beaucoup à Cavanna) lui a valu d’être viré de Bayard-presse.

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        • Répondu le 14 janvier à  16:03 :

          À vous lire, il aurait eu 16 ans "AVANT la déclaration de guerre" ?
          Comment est-ce possible ?

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    • Répondu par imanol 69 le 14 janvier à  21:23 :

      Quelle reflexion bas de plafond.Il faut lire un livre avant d en parler.
      Guy Sajer n a jamais fait parti de la SS.
      Et puis quand on se rappelle que Sarkozy a aussi été traite de Facho, c est vraiment l insulte du gaucho de base, idiot utile de l oligarchie.

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      • Répondu le 15 janvier à  22:28 :

        Ce n’était pas ce qu’on peut appeler un facho au sens idéologique du terme. Mais il a combattu aux côté des SS. C’est dans son livre. Facho est en effet une insulte banale à gauche. Comme coco en est une à droite. Les insultes ne se distinguent généralement pas par leur raffinement. Sarkozy n’a jamais été un fasciste, mais il s’est effectivement vu affubler de cet épithète à plusieurs reprises lors de ces campagnes présidentielles, pour avoir dragué lourdement les électeurs d’extrême-droite à coup d’allusions démagogiques frôlant parfois avec le racisme. En 2007 et plus encore en 2012.

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        • Répondu le 17 janvier à  10:53 :

          Pardon je voulais dire : plus encore en 2016.

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        • Répondu par félix le 22 janvier à  14:03 :

          Il a croisé des soldats de la SS lors de la retraite de russie, c’est tout...

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          • Répondu par Phildar le 23 janvier à  15:59 :

            Non, il ne les a pas "croisé", ce monsieur écrit dans son livre que "durant ses perms du front de l’Est, il rejoignit des sections SS pour éliminer les juifs retranchés dans les forêts polonaises." , donc non, ce n’est pas tout.

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            • Répondu par JMD le 1er février à  16:52 :

              J’ai lu trois fois ce magnifique ouvrage et je n’ai jamais lu ce que vous rapportez. Guy Sajer avait mieux à faire pendant ses perms. Vous écrivez n’importe quoi.

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    • Répondu par Paul Dallaire le 22 janvier à  15:50 :

      Guy Sajer n’a jamais fait la SS. Il était engagé dans le division Grossdeustchland et cette division n’avait rien de SS. Avant de cracher sur un homme comme Guy Sajer, il faudrait peut-être lire son oeuvre, ainsi que faire quelque recherches historique sur les divisions allemande .

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      • Répondu par Phildar le 23 janvier à  15:57 :

        Justement, dans son livre ce monsieur écrit que "durant ses perms du front de l’Est, il rejoignit des sections SS pour éliminer les juifs retranchés dans les forêts polonaises."
        Oui, il ne faisait pas partie de la SS, il faisait ça comme un hobbie, sur ses heures de perm, c’est encore pire, et pour rappel, il ne regrettait rien.

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        • Répondu par rintintin le 30 janvier à  18:26 :

          Ce n’est pas ce qu’il a écrit dans son livre.
          Il raconte que partant en perm, sa permission a été annulée pour rejoindre un groupe de la Whermacht dans lequel il y avait aussi une section SS et qui allait se battre contre des partisans russes**.
          - Puisque la section SS en question est combattante, il s’agit d’un groupe Waffen SS, des brutes donc, mais pas des SS comme ceux des camps.
          - À aucun moment il ne parle de Juifs. C’est d’ailleurs ce que lui reprochent certains : de ne pas parler de la Shoah.
          Sauf qu’étant en convoi de ravitaillement puis au front, il n’a pas vu la Shoah qui se passait à l’arrière faite par de "courageux nazis" qui préféreraient être loin des combats pour s’attaquer à des civils sans défense...
          - il dit qu’il a " l’honneur d’être choisi" par les (Waffen) SS pour combattre avec eux.
          Pas malin comme réflexion mais il explique ensuite : il sait que ce choix est dû au fait d’être considéré comme un bon soldat c’est ça qui le rend fier (les SS ayant vu son inscription gross deutschland).
          Ce n’est donc pas ici le signe d’une proximité avec l’idéologie.
          En revanche par la suite il a donné des interviews qui montrait qu’il n’avait pas compris grand-chose

          ** chapitre 11 en guise de permission : les partisans

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  • Mort de Guy Mouminoux alias Dimitri
    13 janvier 11:39, par bearboz

    Beau portrait pour un des tout derniers des mohicains, parti deux jours avant ses 95 ans... On peut voir aussi dans son œuvre une tension entre un réalisme désespéré et un tentation animalière. Rififi, le petit moineau (loser vivant dans une pantoufle, chef d’œuvre à la Macherot), Goutatou et Dorochaux, ainsi que ses tout premiers récits sont des bandes dessinées animalières. Mais si pour Mouminoux / Dimitri / Sajer, l’homme est un loup pour l’homme, l’auteur promenait aussi des animaux humanisés parmi les humains : un crocodile (Prémolaire), et surtout Eugène Krampon, léopard dont les premières planches du Goulag ont été gommées sur instance de Cavanna.
    Mes condoléances de moineau à sa famille...

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    • Répondu par PATYDOC le 14 janvier à  09:08 :

      J’ajoute à votre remarquable micro analyse que la tension homme/animal chez cet auteur se résout dans un conflit sanglant dans sa BD "Le meneur de chiens "

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  • Mort de Guy Mouminoux alias Dimitri
    13 janvier 23:33, par Gilles Ciment

    Son pseudonyme complet fut un temps « Dimitri La Hache », cette dernière étant dessinée à côté du prénom.

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  • Mort de Guy Mouminoux alias Dimitri
    14 janvier 08:08, par Jean Prévost

    Guy Mouminoux a devancé l’appel à 16 ans et quelques mois, pour pouvoir intégrer les services logistiques de l’armée allemande, plutôt qu’une unité de combat. Ce n’est qu’après la débâcle de Stalingrad que son unité sera intégrée à la division "Gross Deutchland", une division d’infanterie de la Wermacht.
    Il n’a jamais porté l’uniforme de la SS, mais ne cachait pas la fascination qu’il éprouvait en voyant la bravoure fanatique dont faisait preuve les membres de cette organisation. Il faut dire que Guy Sajer n’a jamais prétendu avoir été un soldat héroïque, juste un gamin crevant de trouille, perdu au milieu de l’enfer. Et qui, après avoir survécu, sera rejeté par un pays où le souvenir de l’occupation était insupportable. Ce n’est pas par hasard qu’ il est devenu l’ami de Georges Bernier, de deux ans sont cadet et engagé volontaire pour l’indochine. Entre parias, on se comprend. Alors de grâce, ne jugeons pas en 2021, les choix faits par des gamins, il y a 80 ans, et ne condamnons pas leurs attachements, sans comprendre qu’un adulte restera toujours nostalgique de sa jeunesse, toute terrifiante et abominable qu’elle ait pu être.
    Repose en paix Dimitri, Natacha est orpheline.

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    • Répondu par PATYDOC le 14 janvier à  09:02 :

      Son progermanisme reste très discret dans son oeuvre - à part "Raspoutitsa" peut-être, parce que le héros est un soldat de la Wehrmacht et qu’il s’en sort "en ne regrettant rien" . Ce qu’on peut retenir surtout dans l’oeuvre de "Dimitri", c’est des récits de guerre "forts" qui révèlent les noirs tréfonds de l’âme humaine, bien loin des tristes récits d’aventure des scénaristes bourgeois d’aujourd’hui sans réels enjeux ni mise en danger du héros !

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      • Répondu par Lauent Colonnier le 14 janvier à  11:20 :

        bien loin des tristes récits d’aventure des scénaristes bourgeois d’aujourd’hui

        Bien-sûr, c’est tellement plus joyeux les dégueulasseries abjectes de vieux nazis (qui ont été de jeunes nazis et en étaient fiers) ;

        On s’excite comme on peut mon pauvre PATYDOC... Affligeant !

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      • Répondu le 14 janvier à  12:04 :

        Ah ! On sent chez Patydoc une vraie nostalgie pour tous ces écrivains bien couillus et très à droite qui ont eu leur heure de gloire dans les années 70 : les Jean Raspail, Jean Mabire et autres Saint-Loup qui vouaient tous une admiration plus ou moins avouée à la Wehrmacht, voire à la SS.

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    • Répondu par aymard le 14 janvier à  18:40 :

      Bravo et merci pour votre analyse, les générations actuelles ont beaucoup de mal à concevoir l’horreur de la 2ème guerre mondiale, ainsi ma pauvre mère qui à l’âge de 8 ans a subi les bombardements de Lorient n’a jamais bénéficié
      d’une " cellule de soutien psychologique ".
      Merci Guy / Dimitri et repose en paix.

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    • Répondu par Dalger le 7 octobre à  09:21 :

      Merci monsieur pour votre analyse . Mouminoux était un dessinateur de très grand talent . Mon mari qui l’a connu à ses débuts dans les studios de Jean Image , lui a gardé une admiration sans borne .

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  • Mort de Guy Mouminoux alias Dimitri
    14 janvier 10:30, par Olivier Northern Son

    Difficile pour moi de comprendre le rejet d’un homme à cause de son passé (et de réécrire l’Histoire). Mais c’est peut-être grâce à ce rejet qu’est né le chef d’œuvre qu’est le Goulag (qui n’est d’ailleurs plus réédité, il me semble, j’ai eu du mal à trouver les derniers albums qui me manquaient). Alors l’Auteur a dû endurer la connerie humaine, mais celle-ci a aussi bien nourri son œuvre.

    Bravo Monsieur La Hache ! J’aurais aimé vous rencontrer.

    J’espère que le temps rendra justice à cet auteur dont je ne peux que conseiller la lecture et espérer la publication d’une belle intégrale, boljemoï !

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    • Répondu par Zébra le 14 janvier à  12:54 :

      Une des caractéristiques de la bande de "Charlie-Hebdo" (canal historique) est d’avoir été très peu politisée, dans une époque qui l’était beaucoup. Par exemple quand Wolinski a adhéré brièvement au Parti communiste, Cabu et les autres se sont payé sa tête.
      Choron ne voulait pas qu’on dise que Charlie-Hebdo était "de gauche", même pour dire qu’il n’était pas de droite.
      C’est donc assez logique qu’un paria comme Guy Sajer-Mouminoux (du fait de son passé militaire dans la Wehrmacht) ait pu trouver refuge à Charlie-Hebdo et nulle part ailleurs.

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      • Répondu par Lol le 14 janvier à  17:47 :

        Votre paria il a dessiné dans toute la presse illustrée, Tintin, Spirou, Pilote, Charlie Mensuel, BD, Charlie hebdo, L’Écho des Savanes, chez Fleurus presse, chez Bayard presse, ce n’était pas du tout un paria, il a aussi dessiné des albums des Charlots, d’après leurs films pour Fleuve Noir. Pas une carrière de paria ça.

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        • Répondu par Zébra le 15 janvier à  19:47 :

          Je précise que "paria", Guy Mouminoux ne l’est devenu QU’APRES la publication de son récit autobiographique de guerre (1967) ; après 20 ans de carrière, donc. D’ailleurs il ne s’en plaignait pas ou peu, ayant trouvé à Charlie-Hebdo et aux éditions du Square une nouvelle famille.

          J’en profite pour rectifier mon erreur plus haut : Mouminoux est entré dans une sorte de corps de cadets en 1940 à 17 ans, avant d’incorporer trois ans plus tard l’armée allemande régulière (Wehrmacht) et de partir avec sa division sur le front de l’Est où l’armée allemande connaîtra une nouvelle bérézina.

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    • Répondu par Butel le 14 janvier à  20:27 :

      Merci pour votre commentaire sur mon oncle, je n’oublieraI jamais les long moments passés dans son atelier à le regarder dessiné et à tous les bons moments passés ensemble, c’était un homme merveilleux drôle et plein de blagues, le voir dessiné sur les nappes de restaurants avec d’autres dessinateurs... je ne dirait rien sur le mystère qui tourne autour de son romans le soldat oublié, je laisse la légende qui n’enlève rien à cet oncle merveilleux.

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    • Répondu par Frédéric Mouminoux (le fils) le 15 janvier à  08:35 :

      Bonjour,
      Merci de votre message, c’est vrai on juge très vite les gens sur un passé qu’ils ne connaissent pas vraiment !.

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  • Mort de Guy Mouminoux alias Dimitri
    14 janvier 18:28, par Ph Perret

    Un grand artiste tant par la qualité de ses textes ( le soldat oublié) que par la qualité de ses dessins ( kaleunt, eugéne Krampon ...).Je pense qu’il fu une personne d’une très grande humanité. Les commentateurs n’ayant pas vécu la seconde guerre mondiale devrait s’abstenir d’en parler.
    Sincères condoléances à ses proches.

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  • Mort de Guy Mouminoux alias Dimitri
    16 janvier 09:46, par Markus Selder

    J’étais son plus grand admirateur, je ne l’ai jamais rencontré. Tout jeune homme, je me suis identifié à son personnage Eugène Krampon de la série "Le goulag". Il y en a bien qui sont fans de super-héros ! Il dessinait des histoires de soldats mais surtout des histoires d’hommes. De quinze à dix huit ans, j’ai eu largement le temps de me retourner la tête de ses œuvres. Et à dix neuf ans, j’ai lu son "soldat oublié" et ça, ça a définitivement forgé en moi une façon de penser qui n’a jamais changée. Heureusement que la Légion étrangère m’a remis à l’endroit ! On est influencé par ses lectures, à la limite tant mieux. Son oeuvre a été ma source, ma façon de penser et aussi souvent ma ligne de conduite. C’était une belle rencontre littéraire monsieur Mouminoux, paix à votre âme, vous êtes un grand.

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  • Mort de Guy Mouminoux alias Dimitri
    17 janvier 08:10, par fred

    C’est étonnant comme ce forum autour de la bande dessinée (c’est bien le cas, n’est-ce pas ?!) trouve toujours très vite les moyens de s’échapper - et fatalement s’écharper... - en politique. Je me doutais que la mort de Mouminoux, un jour, ramènerait une nouvelle fois ce débat sans surface ni fond...
    Moi, je me contenterai de rejoindre l’intervenant disant qu’une édition intégrale et chronologique de Rififi serait le plus bel hommage à lui faire, parce que tout Mouminoux est inclus dans ce moineau turbulent et philosophe.. vers lequel je reviens très régulièrement, un peu dans les mêmes moments de doute où je m’en retourne vers Chlorophylle et Sibylline.

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    • Répondu le 17 janvier à  08:59 :

      C’est normal que la politique ou la philosophie ou n’importe quoi s’invitent dans une conversation sur la BD, quel que soit l’auteur dont il est question. La BD n’est pas un sanctuaire à l’écart du monde. Les auteurs sont des personnes avec un passé, une histoire, un contexte. On voit notamment tout le XXe siècle passer quand on se penche sur l’histoire de la BD.

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      • Répondu par fred le 17 janvier à  10:25 :

        C’est normal en effet qu’elles s’invitent. Mais en l’occurrence ce n’est pas le cas : elles forcent la porte, focalisent le débat et occultent le sujet de départ. Pour quel résultat ? A part une énième disputaille où "coco" et "facho" servent à la fois de socle de base, d’argument suprême et de fin de non-recevoir ?
        Mouminoux est mort, et cela me navre.

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        • Répondu le 17 janvier à  10:52 :

          Attendez, cet auteur très intéressant a publié un livre où il explique son parcours et raconte notamment qu’il a combattu avec les SS sur le front de l’Est et vous voudriez qu’après son décès on occulte cette information sous prétexte qu’il ne faudrait pas mélanger politique et BD ? Un peu de sérieux quand même.

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    • Répondu par Xav le 17 janvier à  10:14 :

      ., un peu dans les mêmes moments de doute où je m’en retourne vers Chlorophylle et Sibylline

      À la grande différence que Macherot était un humaniste et un grand artiste.

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      • Répondu par fred le 17 janvier à  14:10 :

        Je suis à pied baisé devant Macherot et son oeuvre (depuis une cinquantaine d’années). Ce qui ne m’empêche pas de considérer Mouminoux comme un très grand artiste, avec un art de la mise en place d’une incroyable efficacité, et si un auteur de BD s’est un jour confronté aux affres de la condition humaine, c’est bien lui.

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        • Répondu par Phildar le 17 janvier à  15:11 :

          si un auteur de BD s’est un jour confronté aux affres de la condition humaine, c’est bien lui.

          Ce serait bien de ne pas écrire n’importe quoi. Ce monsieur écrit dans son livre que "durant ses perms du front de l’Est, il rejoignit des sections SS pour éliminer les juifs retranchés dans les forêts polonaises." Faut pas nous le faire passer pour une victime de je ne sais quoi, ce sont ses victimes qui ont souffert de son action, pas l’inverse.

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          • Répondu par fred le 17 janvier à  18:24 :

            Ce serait bien de connaître le sens des mots : ce que Mouminoux a fait et vécu pendant la guerre représente ce qu’on peut imaginer de pire en termes d’affres humaines (je pense que c’est à peu près ce que vous dites aussi, du moins je l’espère). Et cela a nourri sa vision du monde pour les années qui ont suivi, et son imaginaire d’auteur.
            Mais je sens que vous êtes grand amateur du dernier mot - je vous le laisse bien volontiers.

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  • Mort de Guy Mouminoux alias Dimitri
    17 janvier 14:05, par Echo

    J’ai lu il y a bien longtemps "Le soldat oublié".
    Je ne me souviens pas des circonstances exactes racontées par G. Sajer. Mais il me semble que quelques faits sont indubitables : après 1940, l’Alsace et la Moselle sont annexées au Reich allemand (comme en 1871 mais sans traité - c’est donc une annexion de fait) ; les jeunes Alsaciens et Mosellans sont incorporés dans les organismes allemands de jeunesse obligatoires (y compris les filles) et ensuite dans la Wermacht. Certains s’engagent volontairement. C’est sans doute le cas de Sajer (quelles que soient ses raisons) et qui le met à part des autres "malgré nous".
    Après la guerre, l’Etat français reconnait assez vite aux incorporés de force les mêmes droits qu’aux autres combattants de l’armée française (carte et retraite du combattant, droit à pension d’invalidité et même, sauf erreur, mention Mort pour la France en cas de décès sous l’uniforme allemand !) - ces droits ne sont pas reconnus aux incorporés ayant fait acte de volontariat sauf à prouver que le volontariat apparent s’est effectué sous la menace. Le cas de G. Sajer est donc proche de la situation des "malgré nous "mais en diffère quand même. Les incorporés alsaciens et mosellans qui furent capturés par l’armée russe ont subi une détention très dures Loin d’être considérés comme des traitres ou des "fachos", les "malgré-nous" sont honorés en Alsace Lorraine - c’était la quasi totalité des jeunes gens à l’époque et non quelques isolés - et toute confusion avec les nazis est très mal perçue de la population.
    Il est probable qu’ils ne partageaient pas dans leur immense majorité les idées des allemands (pourquoi l’auraient-ils fait !) mais sur le front, l’ennemi, c’étaient ceux d’en face et leurs camarades, c’étaient ceux de la Wermacht. Je crois que c’est ce qu’a exprimé Sajer.

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    • Répondu par Phildar le 17 janvier à  15:14 :

      Il est probable qu’ils ne partageaient pas dans leur immense majorité les idées des allemands

      Dimitri lui les partageait, il le dit dans une interview en 2012 avec une question sur Hitler :

      -"Aviez-vous une affection particulière pour lui ?"
      Dimitri :"A nos yeux, il était le bienfaiteur de l’Allemagne. Il a totalement remonté le pays. moi, j’étais rassuré par son régime. Je venais d’une France qui vivait dans un bordel invraisemblable. L’Allemagne était carrée’, tout était précis, on savait ce qu’on avait à faire. Je n’étais pas maltraité. Il me semble qu’avec l’Allemagne j’avais retrouvé des parents qui géraient. On a chargé Hitler de tous les maux ! Absurde. C’était un sentimental. Arno Brecker, le sculpteur intime d’Hitler m’a raconté après guerre qu’il était un rêveur, un poète, un type extraordinaire. Je le crois toujours."

      Il était resté très fidèle à ses idées de jeunesse.

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      • Répondu le 17 janvier à  21:40 :

        Ouch ! C’est le moins qu’on puisse dire. Tenir ces propos sur Hitler en 2012 confine au négationnisme le plus pur. C’est paru dans quoi, cette interview ?

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      • Répondu par lorentzo.B le 18 janvier à  15:02 :

        Je rebondis sur la question qui suit : où peut-on trouver cette interview de G. Mouminoux et son avis sur Hitler ? C’est quand même d’une violence indicible de tels propos ; j’ai un album des Charlots dessiné par Dimitri (et dédicacé par Jean Sarrus), c’est un grand écart qui me perturbe du coup..

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      • Répondu par lorentzo.B le 18 janvier à  16:08 :

        Je viens de retrouver l’interview : guerreshistoire.science-et-vie.com ("nous avions retrouvé, Guy Sajer, le soldat oublié.."). Bon, désolé pour ceux qui me disent qu’il faut séparer l’homme et l’oeuvre (Céline, tout ça), j’peux pas.. Et comment a-t-il pu travailler à Pilote et chez Cavanna ensuite ?? Je veux bien qu’on me dise qu’il faille remettre dans le contexte de l’époque - la guerre - mais Hitler en 2012.. Et Serge de Beketch - dont je découvre à l’instant le passé sulfureux - dans le même journal Pilote ??? C’est "chez" Goscinny, quoi ! Comprends pas.. S’il y a des exégètes sur ce forum, j’suis preneur.

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        • Répondu le 18 janvier à  20:34 :

          Serge de Beketch, c’était plus connu. Les propos hallucinant de Dimitri sur Hitler en 2012 m’avaient échappé.

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      • Répondu par marceau le 18 janvier à  22:15 :

        Ne vous en déplaise, oui la nature humaine est complexe et l’on peut être un artiste ou un rêveur et être responsable de millions de morts.

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        • Répondu le 19 janvier à  08:35 :

          Non, tuer des millions de gens ce n’est pas être un rêveur. On bascule dans l’obscénité la plus totale ici.

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    • Répondu le 17 janvier à  15:58 :

      La confusion entre soldats de la Wehrmacht et nazis est encore très répandue chez les gens qui schématisent ou parlent un peu vite de la Seconde Guerre Mondiale. Les historiens sérieux ont démontré depuis longtemps que tous les allemands n’étaient pas nazis, loin de là, mais que voulez-vous, la propension à faire des amalgames reste tenace. Pour figurer son grand méchant dans Star Wars, George Lucas a équipé Dark Vador, sorte de nazi intergalactique, d’un casque de la Wehrmacht !

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      • Répondu par Tssss le 17 janvier à  17:17 :

        . George Lucas a équipé Dark Vador, sorte de nazi intergalactique, d’un casque de la Wehrmacht

        . C’est un casque de samouraï, vous êtes vraiment prêt à écrire n’importe quoi...

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        • Répondu le 17 janvier à  18:31 :

          Ben non c’est un casque allemand rallongé sur les côtés. c’est délibéré et incontestable. C’est même une très bonne idée vu l’impact du personnage sur la pop culture.

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          • Répondu le 17 janvier à  22:17 :

            Vous avez tous les deux raison. Le casque de Vador est bien un mélange du casque de l’infanterie allemande, déjà utilisé à la fin de la première guerre mondiale (donc pas « nazi » même si les nazis l’ont conservé), et d’un casque de shogun japonais. Ce n’est bien entendu pas Georges Lucas qui a dessiné le casque mais son designer Ralph McQuarrie.

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          • Répondu le 17 janvier à  22:26 :

            Rallongé sur les côtés parce c’est un casque de samouraï... mais vous semblez avoir des lubies.

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  • Mort de Guy Mouminoux alias Dimitri
    30 janvier 11:59, par BOOGAERTS DIDIER

    Un drôle de bonhomme que j’ai croisé bien souvent, avec son adorable épouse, car ils habitaient vers chez moi dans le 77, généreux, entier, parfois colérique mais le cœur sur la main, c’était un grand ami de Jijé et de Cavanna, une de ses planches originale trône au dessus de mon ordi, gracieux cadeau, ben oui, il était comme ça, généreux et fidèle en amitié, triste de son dernier départ

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    • Répondu par Patrick B le 30 janvier à  12:45 :

      Je suppose qu’il n’abordait pas avec vous certains sujets, car en effet il fût "parfois colérique".
      Fidèle en amitié, oui, mais parfois déçu par ses anciens camarades :
      "Dieter  ! Il est devenu citoyen américain après guerre. Nous sommes allés le voir avec mon épouse il y a une dizaine d’années à New York. Ça ne s’est pas très bien passé d’ailleurs. Il m’a un peu choqué  : il avait tout renié. Nous étions devenus à ses yeux une bande de forbans qui avait massacré l’Europe. N’importe quoi  ! La guerre, on nous l’a imposée. Il était devenu un autre type pour moi. Un Américain. Alors je n’ai pas cherché à le revoir. Moi, je ne crache pas sur les Allemands."

      (source : https://guerreshistoire.science-et-vie.com/article/nous-avions-retrouve-guy-sajer-le-soldat-oublie-2453)

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      • Répondu par PATYDOC le 3 février à  08:42 :

        J’écrivais plus haut que son pronazisme ne transparait pas dans son oeuvre BD ; je corrige un peu après RELECTURE de l’oeuvre 1/ Apologie des valeurs guerrières de l’Allemagne : "Raspoutitsa" ; "Kaleunt" ; "Hindenburg" ; "Haute Mer"... 2/ Antisémitisme (dissimulé) : "Les Consommateurs" (le "méchant" est une caricature de juif capitaliste batave, et sa fille une caricature de créature dominatrice, libidineuse, adorant l’argent et portant ... des boucles d’oreilles en forme d’étoile de David (mais avec le triangle descendant - jaune, d’ailleurs - à l’intérieur du triangle ascendant).

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  • Mort de Guy Mouminoux alias Dimitri
    4 février 21:36, par Phil

    Paix à ton âme Dimitri, Eugène Krampon, Loubianka, Evgheni, KKK et moi-même sommes orphelins.
    Et tant pis pour les donneurs de leçon qui confondent "Malgré moi" et "Collabo" (dont ils sont les descendants, et qu’ils auraient été s’ils avaient vécu à cette époque).

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    • Répondu par Phildar le 5 février à  12:04 :

      Vous semblez faire la confusion entre des "malgré moi" et Dimitri qui s’est engagé volontairement dans la la Wermacht, et ne l’a jamais regretté. Je vous renvoie à cet article pour vous éclairer.

      https://guerreshistoire.science-et-vie.com/article/nous-avions-retrouve-guy-sajer-le-soldat-oublie-2453

      (et personnellement je ne crois pas qu’on puisse considérer la famille de mon père presque entièrement disparue dans les camps comme des collabos)

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      • Répondu par Jean Irrubea le 11 février à  01:14 :

        Tombé sur ce site par hasard et peu "culturé" BD, je ne connaissais pas Guy Mouminoux . Je découvre un homme qui a pris part, très jeune, aux évènements si complexes de la 2eme guerre mondiale . J’avoue avoir un faible pour ces personnes qui ne renient pas leur passé, sans pour autant s’en glorifier, tout en mesurant les possibles erreurs de leur jeunesse .
        Il me semble que certains le jugent par le travers du prisme déformant de l’actuelle pensée correcte, pour ne pas dire unique . Remettre les faits dans leur contexte est, à mon avis, la première démarche à réaliser pour comprendre avant de juger .
        Bien modestement j’invite ceux qui se posent en arbitres des bienséances et de l’action juste, voire d’indiquer le bon côté où il convient de se ranger . J’invite donc à se poser la question : si j’avais vécu cette époque, sans le recul qu’on en a aujourd’hui, de quel côté aurais-je basculé ?
        La question complémentaire, et finalement essentielle , une fois ce choix fait qu’elle aurait été mon attitude ?
        Heureux êtes-vous si vous pouvez répondre honnête .

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  • Il est faux de prétendre que Guy Mouminoux est passé par la SS : il a été enrôlé dans le régiment du train puis est entré dans la division d’élite de la WEHRMARCHT "GROSS DEUTSCHLAND". Pas du tout politisé, fils d’un père français et d’une mère allemande, ce n’était qu’un gamin (de 16 ans) pris dans la tourmente et dont le seul tort est de n’avoir jamais renié ses camarades de combat (quasiment tous morts au combat)

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    • Répondu par Varlin le 21 août à  01:47 :

      Vous, vous avez posté sans lire les 62 messages précédents...

      "Pas du tout politisé"... Qu’est-ce qu’il vous faut, lol !

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    • Répondu par Sauf que... le 21 août à  10:29 :

      Il n’avait plus 16 ans en 2012 quand il déclarait dans une interview à propos d’Hitler :
      -"Aviez-vous une affection particulière pour lui ?"
      Dimitri :"A nos yeux, il était le bienfaiteur de l’Allemagne. Il a totalement remonté le pays. moi, j’étais rassuré par son régime. Je venais d’une France qui vivait dans un bordel invraisemblable. L’Allemagne était carrée’, tout était précis, on savait ce qu’on avait à faire. Je n’étais pas maltraité. Il me semble qu’avec l’Allemagne j’avais retrouvé des parents qui géraient. On a chargé Hitler de tous les maux ! Absurde. C’était un sentimental. Arno Brecker, le sculpteur intime d’Hitler m’a raconté après guerre qu’il était un rêveur, un poète, un type extraordinaire. Je le crois toujours."

      source :
      https://guerreshistoire.science-et-vie.com/article/nous-avions-retrouve-guy-sajer-le-soldat-oublie-2453

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PAR Didier Pasamonik (L’Agence BD)  
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