Nouvelles penchées - Par Jean-Marc Pontier - Editions Les Enfants Rouges

5 mars 2011 4 commentaires
  • Nouvelles penchées est un recueil de nouvelles graphiques scénarisé et illustré par Jean-Marc Pontier. Publié aux éditions Les Enfants Rouges, cet album en noir et blanc croque quelques moments de vie de personnages à la fois ordinaires et étonnants.

Puisque rien ne nous arrive comme prévu, puisque le monde est cruel et que nous avons tous nos attentes et nos rêves, pourquoi ne pas en faire une aventure ?

Nouvelles penchées est un album qui regroupe dix-neuf récits graphiques, dix-neuf histoires profondément humaines, fantasques et poétiques qui concrétisent ce postulat. Comme sur un fil, ces fables racontent des moments en suspens où se mêlent espoir, tendresse, amour, violence, surnaturel, sexualité et jeux de mots.

Jean-Marc Pontier nous raconte par exemple l’étrange histoire d’un petit garçon coiffé d’un renard, celle d’une femme aux longs bras qui réalise pour vous trois souhaits, de deux cyclistes près à tous les sacrifices pour remporter la course, de la destinée sensuelle d’un livre ou encore du dernier combat d’un toréador….

Tout est en noir, en blanc et en gris dans un style expressionniste. Des corps tordus, tremblants d’humanité, des faciès animés et des décors denses et sombres se retrouvent à chaque fois. Parfois, le lecteur peut découvrir au détour d’une case des photographies ou des dessins beaucoup plus réalistes. Un graphisme intense qui sait mettre en valeur un discours plein d’humanité.

Ce livre qui n’est pas en soi une BD traditionnelle tant au niveau de la narration que du graphisme mais un composite de différentes formes narratives. Il interpelle le lecteur sur différents sujets qui le concernent : la vie, la mort, l’amour, les relations aux autres ou encore le temps qui passe.

Des histoires profondes et sincères, où la vie nous surprend plus souvent qu’à son tour.

(par Morgane Aubert)

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4 Messages :
  • Ma chère Morgane,on ne dit pas toréador mais torero.Les toréadors sont dans les opérettes.Mais peut être est-ce le cas dans ce livre que je n’ai pas lu.

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    • Répondu par Phildar le 7 mars 2011 à  23:35 :

      Plus précisemment on dit "tortionnaire de taureaux", c’est plus clair, car malgré les costumes ridicules à paillettes ça n’a rien d’une opérette comme boucherie.

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      • Répondu par la plume occulte le 8 mars 2011 à  10:49 :

        Je n’aime pas du tout la corrida .Mais voir comparer l’aficion(la passion de la corrida)qui est un domaine de caste certain, avec son lot de personne graves et habitées toujours entre eux ;ses discours artificiels,lyriques , creux,et, ses protocoles qui justifient tout:oui voir le sacro- saint aficion comparé à l’opérette spectacle ultra populaire et à hurler de rire.

        On aurait déjà vu ça ailleurs ?Attention on ne va pas vous le pardonner.

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        • Répondu le 8 mars 2011 à  23:23 :

          avec son lot de personne graves

          Ah ça pour être graves, ils sont graves !

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