Un Long Hiver - Par Patrick Mallet - Casterman

25 juin 2012 0
  • La Grande Guerre vue du côté des elfes, des lutins, des fées et de ce qu'un certain scientisme soutenu par l'Eglise a appelé des "superstitions", tel est le programme de cette nouvelle série prometteuse, Le Long Hiver.

La Guerre de 14 est un univers déjà bien arpenté par les auteurs de bande dessinée. Tardi parmi les premiers a transcrit cette immonde boucherie, avec un réalisme saisissant et un implacable talent.

D’autres ont suivi mais il n’y a guère que Pratt qui l’ait abordée de façon fantastique soulignant, dans Songe d’un matin d’hiver [1], le combat séculaire entre le monde légendaire de Merlin et d’Obéron et les êtres chimériques du monde saxon.

On sent bien l’influence de l’elficologue Pierre Dubois derrière ce récit qui raconte l’affrontement entre les troupes françaises et allemandes dans les forêts d’Ardenne où, dit-on, résident précisément ces petits êtres merveilleux bousculés par la sauvagerie des hommes.

Patrick Mallet, que l’on avait vu sur Achab (Glénat) est un bon raconteur d’histoires. Son introduction déjà, où l’on nous détaille l’assassinat à Sarajevo de l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’empire austro-hongrois, et de son épouse la duchesse de Hohenberg, attentat prélude à la Première Guerre mondiale, est extrêmement bien menée et historiquement bien appuyée.

Le dessin de Mallet n’est pas vraiment virtuose, mais la naïveté de son trait est sincère comme un conte de nos campagnes.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Commander cet album chez Amazon ou à la FNAC

[11972, repris en album dans Les Celtiques.

  Un commentaire ?