Géraldine Bindi : "Avec Le Cœur des Amazones, je voulais raconter l’histoire de femmes fières et rebelles qui décident d’exclure totalement les hommes"

4 octobre 2018 8 commentaires
  • Accompagné de la jeune scénariste Géraldine Bindi, Christian Rossi est revenu au printemps dernier avec un superbe péplum féministe intitulé "Le Cœur des Amazones", un volumineux one-shot publié chez Casterman.

Après une grande expo à Wavre (Belgique) pour le réseau de librairies BD-World ainsi que sa présence au festival LyonBD en juin dernier, Christian Rossi poursuit les rencontres avec le public cet automne. Ce weekend, il sera l’invité d’honneur du 4ème festival de la BD Trait d’Union de Wattrelos dans le Nord, puis il rejoindra fin novembre sa complice Géraldine Bindi à l’occasion des festivals de la bulle d’Or à Brignais (les 17 et 18 novembre) et BD Boum à Blois (du 23 au 25 novembre). Un programme de fin d’année chargé pour le dessinateur du 9.3, qui nous enchante depuis près de 40 ans !

Géraldine Bindi : "Avec Le Cœur des Amazones, je voulais raconter l'histoire de femmes fières et rebelles qui décident d'exclure totalement les hommes"
Le Cœur des Amazones (tirage limité à 2000 exemplaires, contenant un ex-libris exclusif et un dossier additionnel de 24 pages)
Christian Rossi & Géraldine Bindi © Casterman

Comment est né cet album, Le Cœur des Amazones ?

Géraldine Bindi : L’idée du scénario du Cœur des Amazones m’est venue il y a longtemps. À l’époque, je préparais un mémoire de maîtrise de littérature comparée sur la dramatisation de L’Iliade. Et en lisant tout un tas d’œuvres théâtrales notamment, qui reprenaient les personnages de la Guerre de Troie, je suis tombé sur la pièce de Heinrich von Kleist intitulée Penthésilée. J’ai eu un coup de cœur au point de vouloir l’adapter un jour, mais je ne savais pas encore comment. J’ai laissé cette idée de côté pendant dix ans car j’étais devenue prof de français et de théâtre. Puis, cette idée m’est revenue en tête et c’est comme cela que j’ai décidé d’en faire une bande dessinée.

Ce qui m’intéressait, c’était de raconter l’histoire de femmes fières et rebelles. Suite à un traumatisme, elles ont décidé de se débrouiller sans les hommes, au point de les exclure totalement de leur société.

Comment s’est faite la rencontre avec Christian Rossi ?

Géraldine Bindi : La rencontre s’est faite très simplement. Je vis à Lyon et c’est une ville qui compte beaucoup de dessinateurs de BD. À la base, j’avais commencé le projet avec un autre dessinateur mais qui s’est désisté suite à la masse de travail que demandait cet album. Après cet échec, mon compagnon, qui est aussi dessinateur, m’a parlé de Christian Rossi et que je devrais jeter un œil sur son travail, chose que j’ai faite en me rendant chez mon libraire. Lorsque j’ai vu l’album La Gloire d’Héra, j’ai su que ce serait le bon dessinateur. Je lui ai envoyé un mail, un peu comme on envoie une bouteille à la mer et à ma grande surprise, il m’a appelé le lendemain avec sa grosse voix (rire) !

Christian Rossi : Le thème m’a séduit tout de suite ! Je me suis dit que j’avais les moyens de dessiner correctement l’idée que je me faisais de cette période de l’Histoire, des filles dénudées, de ces ambiances érotiques et guerrières, de ce retour à la Grèce antique, la lumière. Même le thème de la guerre des sexes est un truc qui me parle. Il y a beaucoup de thématiques fortes dans Le Cœur des Amazones : la force de l’amour, l’altérité, dépasser sa propre colère car sinon, on se suicide doucement.

Géraldine Bindi et Christian Rossi, lors de l’expo "Cœur des Amazones" chez BD-World à Wavre (Belgique)
Photo © Agence Apropos/DR

Combien de temps vous a pris Le Cœur des Amazones ?

Christian Rossi : Cet album m’a pris au moins trois ans de travail. Le fait d’avoir un gros volume, qu’il soit d’un seul tenant et non scindé en deux ou trois albums est devenu une proposition presque impossible à mener pour des dessinateurs réalistes. Il faut avoir les moyens de consacrer autant de temps à ce genre de projets. Il faut que les éditeurs suivent pour que le dessinateur puisse mettre en oeuvre ce long temps de réalisation.

Pourquoi est-ce possible du coup ?

Christian Rossi : J’ai l’impression que dans les habitudes de lecture, les gens lisent plus volontiers des graphic novels. C’est comme à l’époque de (À SUIVRE), on nous proposait des histoires BD à lire comme des romans.

Le hasard du calendrier fait que votre album est paru en pleine ébullition du mouvement #MeToo. Quelle est votre vision des relations hommes-femmes dans nos sociétés occidentales en 2018 ?

Géraldine Bindi : Ce qui se passe aujourd’hui montre simplement ce qu’il y avait depuis longtemps, à savoir le harcèlement, les inégalités salariales, etc. Sauf que maintenant, la parole s’est plus libérée, les femmes osent plus témoigner, c’est plus visible. Le fait d’en parler permet de trouver des solutions, encourager les prises de conscience. La société n’est pas plus fracturée qu’avant, c’est juste que la parole des femmes se libèrent beaucoup plus. Pour moi, la solution aux problèmes hommes-femmes est celle qui est proposée dans Le Cœur des Amazones, il faut avant tout faire la paix dans son cœur et ne pas parler ou agir avec un esprit de vengeance. Parfois, on peut avoir l’impression que les femmes veulent faire payer les hommes en prenant leur revanche. C’est un point de vue que l’on pourrait comprendre d’une certaine façon mais ce n’est pas une solution durable car celle-ci ne fera que faire perdurer la guerre des sexes. C’est à chacun de nous de régler sa relation avec le sexe opposé afin de gagner la paix du cœur et de l’esprit.

Christian Rossi : Veux-tu dire que l’on peux ne pas paraître une victime potentielle ? J’ai l’impression que c’est un mauvais message que tu envoies, comme si c’était aux femmes de faire le travail de l’examen de conscience...

Géraldine Bindi : Je veux dire que jusqu’ici, les femmes ont beaucoup encaissé. Du coup, il y a un déballage de tout ça, qui est nécessaire, ce qui pousse les hommes et la société en générale à faire leur examen de conscience. Cela étant, au point de vue individuel, c’est aussi à chacun de nous -femmes comprises- de faire la paix avec le sexe opposé. Malgré ce qui s’est passé et ce qu’il se passe encore, on ne peut pas mettre tous les hommes dans le même sac. On peut ressentir une amertume légitime contre certains hommes mais on risque de la projeter contre tous les hommes si on entretient du ressentiment, ce qui n’est pas la solution non plus car cela nous maintient dans un cercle vicieux.

Le problème ne vient-il pas aussi de l’éducation qui est donné aux garçons ? Celle-ci fige les hommes dans une posture. Ils en sont prisonniers, comme les soldats dans cet album. Est-ce quelque chose dont vous aviez discuté durant l’élaboration du scénario ?

Christian Rossi : Je pense que pendant l’écriture du scénario, on se passait des choses relativement intimes, qui enrichissaient l’histoire, mais qui n’étaient intellectualisées au départ, du moins pas pour moi. Il s’agit de choses intériorisées mais dont on se sert avec émotion pour en faire des ressorts dramatiques ou psycho-logiques. C’est à dire : “action-réaction”.

Parlez-nous des personnages, notamment d’Astérie, l’héroïne de cette histoire ?

Christian Rossi : Géraldine est partie piocher des personnalités dans la pièce de Kleist...

Géraldine Bindi : Après, mes personnages n’ont pas exactement la même personnalité que dans la pièce originale. Ce qui m’intéressait avec le personnage d’Astérie, c’était d’en faire un personnage de guerrière plus violente que les autres, plus engagée dans la cause des femmes. Elle a un peu plus la haine des hommes que les autres femmes de son clan, ce qui fait d’elle une cheffe d’armée redoutable. C’est elle le général des armées mais en même temps, c’est une femme plantureuse magnifique. Nous trouvions ce contraste intéressant : une superbe femme qui se bat férocement, comme un homme. Elle est sans pitié mais elle a aussi un côté attachant, que nous montrons dans sa relation avec Isia, la petite fille qu’elle a prise sous son aile car elle ne souhaite pas mettre au monde un enfant, afin de rester indépendante.

Astérie en pleine action
Christian Rossi & Géraldine Bindi © Casterman

On entend parfois dire que le monde serait beaucoup plus en paix s’il était uniquement gouverné par des femmes... Quel est votre point de vue ?

Géraldine Bindi : Je pense que les femmes sont aussi violentes que les hommes mais pas de la même manière. Selon moi, la violence des hommes s’exprime beaucoup plus physiquement que chez les femmes...

Pourtant dans votre album, la séquence où des femmes égorgent des hommes est assez “physique” (euphémisme).

Géraldine Bindi : Oui mais là nous sommes dans une fiction dans laquelle les femmes haïssent tellement les hommes que leurs actes peuvent aller jusque là. Des femmes pourraient le faire, effectivement. Mais je pense que les femmes sont plus dans la violence verbale et dans le mépris. Il y a des études qui montrent qu’aux États-Unis, les tueries de masse sont majoritairement le fait des hommes. Les femmes, elles, privilégient plus l’empoisonnement lorsqu’elles veulent tuer quelqu’un. On voit donc qu’il y a aussi une différence de nature entre les hommes et les femmes dans la violence et le meurtre.

Christian Rossi : Géraldine, c’est une histoire de culture.

Géraldine Bindi : Non, de nature aussi.

Christian Rossi : C’est une histoire de culture. Je me suis beaucoup intéressé sur les mœurs des Amérindiens des plaines. Dans ces populations, il est intéressant d’observer la répartition des actes de cruautés lors des combats. Généralement ce sont les hommes qui partent à la guerre mais ceux-ci acceptent dans leurs rangs les femmes qui veulent aussi y aller. Par contre lorsqu’ils ramènent des prisonniers, ce sont exclusivement les femmes qui se chargent de leur sort et elles s’en occupent aux p’tits oignons... Les prisonniers regrettent vraiment de ne pas être morts lors des combats ! Elles torturent les mecs aux cours de rituels de captation de la puissance. Il s’agit d’une sorte de spiritualité gore qui sert à annihiler complètement l’ennemi. Si cet ennemi est un Blanc, généralement il hurle car il ne comprend pas ce qui lui arrive, il est complètement effrayé par cet horrible rituel. Mais lorsque cet ennemi est un indien d’un autre peuple, celui-ci reste stoïque face aux tortures car il connait ces rituels. Il sait qu’il mourra dans d’atroces souffrances mais il adopte une attitude de détachement complet afin de montrer qu’il collabore au “jeu”. Il y a une sorte d’unité qui se créé, c’est dans l’ordre. Ce sont des scènes que l’on ne peut pas trop représenter mais il existe de nombreux témoignages précis sur ce sujet. Notamment dès le début de la colonisation où des moines rapportent ce genre de témoignages. C’est pour cela que je parle de culture.

Vous avez sans doute raison. François Boucq montre une séquence de ce genre dans le dernier diptyque de sa série Bouncer.

Géraldine Bindi : Après, mon objectif dans cette BD n’était de montrer qui des hommes ou des femmes étaient les plus violents. La femme peut être aussi violente que l’homme, effectivement. Mais je voulais simplement expliquer que la violence des Amazones était la conséquence d’une haine profonde résultant d’une blessure. Lorsque la blessure est ancienne, le seul moyen de guérir c’est d’essayé de tourner la page au lieu d’entretenir cette haine qui couve. Et c’est ce que l’on voit dans Le Cœur des Amazones. Ces femmes ont tout une série de rituels qui entretiennent cette blessure.

Christian Rossi : Oui mais tourner la page, pardonner, cela pourrait être vu comme une trahison du transgénérationnel. Cela pourrait être perçu comme une incompréhension des raisons d’une vendetta. Et on voit ce que cela donne lorsqu’une vendetta se transmet de génération en génération, on ne sait plus pourquoi on se bat mais on y va quand-même pour en découdre. Mais à un moment, il y a une personne qui dit “non”. C’est comme si elle tentait d’effacer tout ce qui a été fait avant. Est-ce que l’on peut effacer le passé aussi facilement ? Je ne sais pas. On observe d’ailleurs que dans les familles, c’est très difficile de renoncer aux anciennes rivalités ou rancœurs pour des raisons de loyauté ou d’affection par exemple.

Concernant la représentation de la sexualité, il y a une ou deux séquences assez explicites dans l’album. Bien entendu, votre BD s’adresse à un public ados/adultes mais vous êtes vous posé la question de la limite ? Où met-on le curseur dans la représentation de la sexualité afin de ne pas tomber dans le “classé X”, par exemple ?

Géraldine Bindi : Nous ne nous sommes pas posé trop de questions. J’avais écrit toutes ces scènes de sexe et nous en avons ensuite discuté avec l’éditeur afin de savoir si on serait censuré car Christian avait eu la blague au début de sa carrière. Mis à part ça, notre seul préoccupation était de ne pas tomber dans la vulgarité, ce que Christian a réussi à faire.

Christian Rossi : Nous étions dans le film, nous étions complètement plongé dans notre histoire. On ne s’est pas posé plus de question que ça. C’est comme si on s’était payé un super metteur en scène ou un super directeur photo, le style était posé très vite et il n’y avait plus qu’à suivre le mouvement. À travers ce style, nous estimions que nous pouvions tout montrer.

Quels sont vos prochains projets ?

Géraldine Bindi : Le Cœur des Amazones m’a donné envie d’écrire d’autres scénarios de BD. J’ai actuellement deux projets en cours que je mène avec deux autres dessinateurs. Le premier projet s’intitule Shéhérazade, dans lequel j’imagine la vie peu connue de ce personnage. Il sera question de sa vie au palais, de sa découverte du harem et de sa relation avec les hommes. C’est un projet que je mène avec Yannick Corboz, le dessinateur de L’assassin qu’elle mérite, une série écrite par Wilfrid Lupano. Mais plus près de nous, j’ai terminé un western qui est dessiné par Antoine Giner-Belmonte, le dessinateur de Les maîtres de White Plain chez Bamboo.

Christian Rossi : Quant à moi, je travaille sur un truc sur la Guerre 14-18, encore une histoire de mecs qui se foutent sur la gueule (rires) ! Cet album raconte l’histoire d’un détachement de l’armée canadienne qui a répondu favorablement à l’appel des “Gaulois”. Cette armée canadienne a la particularité d’avoir des snipers amérindiens... C’est un projet écrit par un jeune scénariste -j’aime bien former les p’tits jeunes- et ça paraîtra probablement chez Casterman car ils ont l’air intéressé (rires).

Propos recueillis par Christian Missia Dio

Voir en ligne : Découvrez "Le Cœur des Amazones" sur le site des éditions Casterman

(par Christian MISSIA DIO)

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Photo : Christian Rossi et Géraldine Bindi
Crédit : Agence Apropos

Agenda :

Christian Rossi sera l’invité d’honneur du 4ème festival de la BD Trait d’Union à Wattrelos, pour lequel il a réalisé l’affiche. Il y dédicacera Le cœur des Amazones les samedi 6 et dimanche 7 octobre.

Corentin Rouge, Alain Dodier (uniquement le samedi), Eric Hérenguel, Frédéric Coicault, Jérôme Derache, Jean-Marc Krings, Loïc Verdier, Laurent Houssin, Fabien Rypert et Djrk complètent la liste des auteurs attendus lors de ces festivités.

Festival de la BD Trait d’Union de Wattrelos
Du 6 et 7 octobre de 10h à 18h
CSE de Wattrelos (10 rue Gustave Delory) et Bibliothèque centrale de Wattrelos (2 rue Emile Basly) - 59150 Wattrelos.

À lire sur ActuaBD.com :

Le Cœur des Amazones par Christian Rossi et Géraldine Bindi, édition Casterman. Album paru le 14 mars 2018. 160 pages, 25.00 € pour l’album classique. 188 pages, 49.00 euros pour l’édition Tirage limité.

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8 Messages :
  • Itv très intéressante qui nous montre les différences de points de vue, de sensibilité, entre deux créateurs qui ont malgré tout réussi à produire un livre remarquable.
    Le pitch de l’album sur lequel travaille Christian Rossi est le même que celui du roman "Le chemin des âmes" de Joseph Boyden. Serait-ce une adaptation du roman ?

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    • Répondu par Christian MISSIA DIO le 5 octobre à  19:31 :

      Bonjour Serge,

      Je ne pourrais pas vous répondre. Nous poserons la question directement à Christian Rossi, la prochaine fois que nous le rencontrerons.

      Bien cordialement,

      CMD

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  • "Femmes fières et rebelles qui décident d’exclure totalement les hommes"...ce genre de démagogie extrémiste me laisse peu d’espoir quant au genre humain. C’est un peu comme si je racontais l’histoire d’un homme ayant été torturé par sa mère ou sa belle-mère (les maltraitances d’enfants corrspondent souvent à ce cas de figure) et que j’écrivais "homme fier et rebelle qui décide d’exclure totalement les femmes". Ce ne serait pas plus stupide.

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    • Répondu par kyle william le 15 octobre à  15:56 :

      "C’est un peu comme si je racontais l’histoire d’un homme ayant été torturé par sa mère ou sa belle-mère (les maltraitances d’enfants corrspondent souvent à ce cas de figure) et que j’écrivais "homme fier et rebelle qui décide d’exclure totalement les femmes"."

      Pas très précis ce "corrspondent souvent".
      Il serait préférable d’étayer un petit peu vos propos avant de lancer une énième polémique viriliste… et lire aussi l’interview en entier. Les mots employés par la scénariste et le dessinateur semblent très éloignés de ce que vous appelez de la "démagogie extrémiste".

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      • Répondu par sylv le 16 octobre à  09:17 :

        Quelle polémique viriliste ? Le fait que de nombreux cas de maltraitance infantile soient le fait de la mère ou de la belle-mère est une réalité statistique. Il y a toujours un côté malsain à jouer sur la victimisation collective, même si effectivement le contenu de l’interview vient ensuite corriger le côté démago et tape-à-l’oeil du titre. Mais ce qui frappe en premier le regard, c’est bien le titre et son effet un peu racoleur. En outre, me taxer de "viriliste" , ce que je ne suis absolument pas et ce que mes propos ne reflètent absolument pas, est un peu déplacé. Il faut arrêter de coller des étiquettes aux gens qui font des remarques non dénuées de logique. D’ailleurs les étiquettes sont souvent le choix du moindre effort intellectuel. Bien à vous.

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        • Répondu par kyle william le 16 octobre à  15:01 :

          Je parlais de polémique viriliste. Celle bien connue qui consiste à nuancer l’effarant bilan des violences subies par les femmes en évoquant de prétendues statistiques concernant les hommes battus ou les belle-mères tortionnaires… Si vous n’avez lu que le titre de l’article, en effet, je comprends mieux votre réaction. Il s’agit ici apparemment d’une BD sur les Amazones, une tribu mythologique féminine et guerrière qui dans la légende tuaient ou asservissaient leurs enfants mâles.

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          • Répondu par sylv le 16 octobre à  17:48 :

            Je faisais plus expressément allusion aux enfants battus ou torturés par leur mère. Ou aux infanticides. La cruauté et le sadisme ne sont pas l’apanage d’un sexe, et je suis contre la guerre des sexes. Bonne soirée.

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            • Répondu par kyle william le 17 octobre à  10:36 :

              Sur ce dernier point, nous serons d’accord. Bonne journée également.

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