Charles Picqué : "Bruxelles BD 2009 n’est qu’un premier pas pour un projet collectif de promotion de la bande dessinée !"

24 mai 2009 9 commentaires
  • Le Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale partage avec nous ses goûts pour la lecture et entre autres pour les albums de sa jeunesse. Il veut également renforcer et repenser la position de Bruxelles comme pôle de Bande Dessinée.

Après un chemin assez classique pour les grands politiciens (échevin, bourgmestre, député, puis ministre), Charles Picqué a surtout dirigé la région de Bruxelles-Capitale pendant 15 ans : de 1989 à 99, puis de 2004 à 2009 !

Comme nous vous l’annoncions, c’est notre premier invité dans cette série de quatre interviews.

Vous déclarez concilier au mieux travail et loisirs, et pour cela, vous avouez vous adonner à 1h30 de lecture par jour !

Et en dehors de ce que je lis pour mon travail durant la journée ! Cela reprend beaucoup de périodiques abordant des articles de fond, des livres, etc. Ces moments passent d’ailleurs très vite ! La lecture me permet de prendre de la distance par rapport aux préoccupations du jour ou du lendemain. Si c’est un excellent moyen d’évasion, de délassement, c’est aussi une mine d’informations car contrairement à la télévision qui aborde d’ailleurs rarement le fond des problèmes, vous choisissez ce que vous allez lire, et je place donc ce que je fais dans le quotidien dans un contexte de réflexion plus large. Selon moi, la culture est la capacité d’associer toute une série d’évènements, qui convergent éventuellement vers un ou plusieurs constats sur l’évolution de la société.

Vous êtes un fervent défenseur de la Foire du Livre de Bruxelles !

Charles Picqué : "Bruxelles BD 2009 n'est qu'un premier pas pour un projet collectif de promotion de la bande dessinée !"Oui, car la lecture a entre autres deux avantages majeurs par rapport à la télévision : ce dernier média ne laisse pas de répit, d’arrêt sur image pour permettre d’entamer ou de prolonger la réflexion, ce qui n’est bien entendu pas le cas du livre, avec lequel vous êtes acteur, pouvant vous interrompre, voire reprendre un passage. De plus, selon vos centres d’intérêt, vous allez dans une librairie et choisissez ce qui vous plaît et vous intéresse. Avec la télévision, vous pouvez bien entendu être tenté par un sujet, mais vous êtes dans une position plus attentiste.

Je suppose que la bande dessinée intervient plus dans l’évasion que dans votre réflexion sur les grandes infrastructures urbaines comme Bruxelles. Quel a été votre parcours de lecture BD ?

J’ai eu une période de lecture d’albums assez assidue pendant ma jeunesse jusqu’à la fin de mes études universitaires : Jacobs, Tillieux, Sirius, Macherot, Charlier avec Blueberry, Johan et Pirlouit de Peyo, Greg, Eddy Paape et entre autres Valhardi [1], Tif & Tondu, en particulier Choc, etc. J’aime bien les mauvais en bande dessinée. D’un autre côté, je n’ai jamais été un tintinophile convaincu. Je préférais Franquin avec Spirou et Fantasio, légèrement plus subversif. L’après-blocus [2] était d’ailleurs un moment privilégié pendant lequel j’allais acheter une série d’albums pour me délasser. Puis je suis passé à divers mensuels de la nouvelle BD : Pilote, A suivre, l’Écho des Savanes, Métal Hurlant, etc.

Vous avez alors traversé une période très riche en innovation ?

Mes années soixante ont effectivement coïncidé avec une créativité exceptionnelle en matière de la narration et du graphisme ! Mais j’ai aussi parfois été trop bousculé par certains dessins, comme ceux par exemple de Druillet qui modifiait profondément les arcanes de la BD. Le type de lecture était plus éclaté, et je préférais une narration plus fluide. Pour moi, la BD est un scénario habillé de belles images, dans cet ordre de priorité. J’ai alors été attiré par la lecture des Comics qui débarquaient en force. Comme j’ai toujours été un fan de science-fiction, j’ai plongé dans les Marvel, Strange et autres. J’ai aussi découvert tout ce qui était plus adulte, comme que ce produisait Elvifrance.

Dans la BD, les méchants sont bien plus intéressants !

Puis, tout en suivant certains auteurs comme Sokal et Yslaire, j’ai tout doucement arrêté ma frénésie BD jusqu’à en relire maintenant avec mes enfants, ce qui m’a redonné envie de plonger dans mes premières lectures. Bien sûr, je reste attentif à ce qui sort, on m’a d’ailleurs dernièrement conseillé le Journal d’un Ingénu, le Spirou d’Émile Bravo que j’ai fort apprécié pour son scénario, son aspect historique, et le cadre bruxellois bien entendu. Je suis aussi des auteurs plus adultes et plus virulent comme Vuillemin. Pour vous dire comme la BD marque profondément les esprits, une récente ballade en Bretagne m’a fait penser à Gil Jourdan : La Voiture immergée. Ces ambiances glauques me plaisent particulièrement, car j’aime le fantastique et la science-fiction, en particulier au cinéma. Enfin, je fais donc les bouquinistes pour compléter ma collection.

A mi-parcours de Bruxelles BD 2009, peut-on déjà en tirer un premier bilan ? Allons-nous prolonger ce thème par une réelle implication de Bruxelles dans la bande dessinée ?

Il est trop tôt pour un bilan, mais mes premières impressions sont très bonnes, mais pour faire (re-) coïncider Bruxelles avec l’image de la BD, ce n’est pas avec ce feu d’artifice qu’est Bruxelles BD 2009 que nous pourrons y arriver ! Bien entendu, c’était important qu’une belle exposition ait pris place au musée des Beaux Arts, amusant de de fêter la plus grande planche de BD sur la Grand-Place (bien que j’aurais personnellement préféré une autre représentation), mais à la fin de l’année, il faudra rassembler tous les acteurs autour de la même table, et voir quel évènement récurrent on peut organiser pour pérenniser cette association Bruxelles et bande dessinée. Ce sera donc un effort de longue durée !

Bruxelles est effectivement un peu boudée par les grands circuits internationaux de visite. Bien entendu, la récente ouverture du Musée Magritte va sans doute changer doucement la donne …

Cette année de la BD a effectivement révélé l’insuffisance, l’incompétence et le manque de qualité du Centre Belge de la Bande Dessinée. Étrangement, c’est d’ailleurs une visite que je ne pense pas à conseiller aux visiteurs de Bruxelles. Il faudra donc rassembler les pouvoirs subsidiants et l’ensemble des niveaux de pouvoirs impliqués, pour continuer à mettre la BD en avant. Proposer la visite du CBBD dans un plan global de visite BD de Bruxelles est à limite anti-productif, vu l’image renvoyée !

Est-ce que le florilège de petits festivals de Bruxelles et environs ne dessert-il pas non plus l’image culturelle de la capitale ?

Nous n’arrivons effectivement pas à atteindre une masse critique de notoriété et de qualité pour imaginer une récurrence dans cette stratégie BD. Il vaut mieux avoir sept ou huit fleurons plutôt qu’une vingtaine de brols [3] ! Un des grands constats positifs de Bruxelles BD 2009 est d’avoir pu trouver toutes ces potentialités. Mais il ne faut pas rêver, la BD belge n’est plus ce qu’elle a été. Je pense entre autres aux grandes maisons d’éditions qui ne sont plus belges !

Mais il reste bien entendu de grands auteurs, déjà reconnus ou en passe de le devenir ! À ce titre, comme pour Magritte et pour Jean Roba plus proche de nous, la famille des artistes est souvent obligée de vendre des originaux pour payer des droits de succession importants. Quand on voit les marchands d’arts qui sont en train de se ruer sur la bande dessinée, ne serait-il pas intéressant de mettre sur pied une fondation pour éviter que ce patrimoine ne quitte la Belgique ?

On pourrait imaginer, pour la BD et d’autres formes artistiques, des donations défiscalisées pour maintenir ce patrimoine. Il faut pouvoir reconnaître nos artistes. En me baladant dans les rayons des libraires, je suis également dépassé et impressionné par la production actuelle. Je me dis donc qu’en plus de soutenir les auteurs, et il faut aider les promoteurs de nos auteurs, afin que leur travail ne soit pas perdu dans la masse. On dit souvent que le goût du public fera un jour émerger les futures locomotives, mais je pense qu’on doit pour cela soutenir les organisateurs d’évènements, et les responsables du marketing. C’est dans cette dimension que pourra s’organiser le potentiel futur centre de promotion des éditeurs bruxellois.

Dans cette idée de reconnaissance, la France a élevé la semaine dernière six grands auteurs belges ç la dignité de Chevalier des Arts et des Lettres...

C’est évident, les auteurs de BD sont des artistes, et cette reconnaissance de statut est légitime. Ils sont aussi des promoteurs d’activité économique, ne l’oublions pas ! Nous manquons pourtant d’une stratégie globale à l’heure actuelle, et cette année de la BD a permis, intuitivement et avec une part d’improvisation, de mettre le doigt sur toutes ces choses qu’il faut réorganiser ou promouvoir. À Bruxelles et en Belgique, il y a énormément de promoteurs d’activités. Nous pouvons débloquer des moyens, mais à la condition que toutes ces personnes puissent se mettre autour d’une table pour coopérer, chacun apportant sa spécificité ! Toute aide ultérieure serait donc subordonnée à l’inscription dans le projet collectif. On pourrait donc avoir un effort perpétuel, avec tous les dix ans par exemple un événement exceptionnel ! J’ai ainsi envie que les visiteurs de Bruxelles sachent qu’il y a des volets d’activité à ne pas manquer, comme la gastronomie, l’architecture, et j’espère bientôt la bande dessinée.

Et si le Musée Hergé s’ouvre en dehors de Bruxelles, je pense que Philippe Geluck est toujours en recherche d’un lieu pour l’accueillir…

Nous avons déjeuné dernièrement, et nous sommes en train de poser des jalons intéressants pour ce projet, qui serait entre autres un centre d’initiation, de création, d’accompagnement des jeunes artistes. Nous ne voulons quelque chose de vivant, pas un musée à la gloire du Chat ! Bien entendu, il y a aussi la Fondation Marc Sleen qui devrait prochainement être inaugurée. La bande dessinée est populaire (et doit le rester), tout en intéressant des milieux très pointus artistiquement parlant. C’est cette carte que nous voulons jouer, en créant par exemple ce centre de référence, qui pourrait analyser, accompagner et soutenir les différents projets et auteurs, que cela soit pratiquement parlant, ou en terme de reconnaissance. Cela évitera les aventures sans lendemain, qui décourage les initiatives, comme cela a été le cas pour le Musée Jijé.

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Photos : © CL Detournay.

[1Que les fans de Jijé n’hurlent pas à la Lune, si Charles Picqué apprécie son travail, c’est surtout le Château Maudit qui l’a marqué, comme tous les albums empreints d’une ambiance plus sombre.

[2Le "blocus" est le terme qu’utilisent les étudiants belges pour désigner la période intensive de travail qui précède les examens. NDLR.

[3Terme bruxellois désignant une « chose dérisoire ou de mauvaise qualité ». NDLR.

 
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9 Messages :
  • " l’insuffisance, l’incompétence et le manque de qualité du Centre Belge de la Bande Dessinée. ...Proposer la visite du CBBD dans un plan global de visite BD de Bruxelles est à limite anti-productif, vu l’image renvoyée ..."

    ça va faire plaisir a ceux du centre qui tire la langue pour avoir des subvensions depuis des années , non ?
    un événement important tous les 10 ans ! à notre époque , autant dire tous les 100 ans ! avec le capital ( nostalgique mais pas seulement ) que possede la belgique ( et bruxelles) avec la bd , et pour qq’un ayant ce poste politique , et qui aime la bd , on aurait pu s’attendre a qq chose de plus important ( apres il faut voir les rapport sans doute complexe et compliqué entre bruxelles capitale, bruxelles region et la Belgique ....) bruxelles devrait avoir l’équivalent d’Angouleme , aussi bien en manifestation qu’en musée/centre de bd
    esperont que cette future " table ronde " sera constructives ....

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    • Répondu le 25 mai 2009 à  18:34 :

      Sans défendre Charles Picqué, je voudrais préciser sa pensée sur l’événement tous les 10 ans : il pense donc à réaliser cette table ronde en réunissant tous les acteurs, y compris le CBBD, et mettre à plat les diverses propositions , y compris celle de financer autrement ledit centre. Le but n’est pas de ne plus travailler avec le CBBD, mais il trouve que sa formule proposée n’est pas, selon lui, à la hauteur des attentes.

      Cette proposition d’un événement tous les 10 ans, comme cette année de la BD avec expositions exceptionnelles et autres, ne serait donc que conjointe avec par exemple un grand centre actif dans ce domaine. Elle pourrait également être compatible avec un festival annuel, mais il faudrait de nouveau essayer de profiter au mieux des possibilités bruxelloises. Voilà les concepts qui ressortent de l’échange que nous avons eu la semaine dernière.

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    • Répondu par francois d le 25 mai 2009 à  21:59 :

      ça va faire plaisir a ceux du centre qui tire la langue pour avoir des subvensions depuis des années , non ?

      sauf erreur de ma part, le CBBD s’est vu allouer un subside exceptionnel d’un million d’euros en 2006 par le ministre (MR) Reynders via le budget de la Loterie Nationale. et un autre subside (toujours par le même ministre MR) en 2005 en effaçant la dette cumulée d’un million six cent mille euros de loyers impayés. et un autre subside en donnant gracieusement l’immeuble pour les années à venir.
      source ActuaBD :
      http://www.actuabd.com/Le-ministre-des-finances-paie-le-loyer-du-CBBD
      dans le même article (d’octobre 2005), ActuaBD se posait déjà la question pertinente sur la subsidiation de la BD à Bruxelles :
      Par ailleurs, est-il normal que la Région Bruxelles Capitale finance un Festival de la Bd de la Région Bruxelles-Capitale, à Saint-Gilles, une commune faisant partie de l’agglomération bruxelloise qui jouxte le gare du midi et les Marolles, soutenu par un ministre-président de la région, Charles Picqué (PS), tout en se désintéressant de la plus ancienne et de la plus légitime institution BD bruxelloise ? Nous affirmons que non.
      Il nous semble que le Centre Belge de la Bande Dessinée est devenu une sorte de citadelle assiégée qui paye aujourd’hui une indépendance longtemps voulue envers et contre tout.

      rappelons également que ces subsides alloués par le Ministre des Finances se voulaient ponctuels en attendant que la Région Bruxelloise décide d’une politique cohérente et permanente pour le Neuvième Art dans notre capitale.
      (citat. Didier Reynders a appellé les autorités compétentes (régionales, cette fois) à assumer leurs responsabilités pour l’octroi de subventions plus conséquentes en faveur de cette institution bruxelloise.)

      où en est-on quatre ans plus tard ?
      Le Ministre-Président Charles Picqué constate - je cite - l’insuffisance, l’incompétence et le manque de qualité du CBBD - dont il déconseille même la visite aux touristes ! Ne devrait-il pas y avoir un devoir de réserve de la part de la plus haute autorité politique de la région Bruxelloise ??? A critiquer ainsi l’institution qui célèbre cette année son 20e anniversaire, on pourrait lui demander s’il a jamais fait l’effort de proposer son aide au CBBD pour en améliorer l’image globale qu’il remet en cause dans cette interview ?

      Cette polémique me rappelle furieusement le peu d’intérêt de la ministre de la Culture, Fadila Laanan (également socialiste), pour la BD et plus particulièrement le Musée Jijé qu’elle n’a pas voulu aider au plus profond de sa crise en 2004-2005 et pour lequel elle refuse obstinément une aide - si minime soit-elle - depuis la réouverture en Maison de la Bande Dessinée. Toutes les demandes de subsides pour les expositions sont restées lettre morte, que ce soit d’une manière ponctuelle ou récurrente. Ceci est particulièrement navrant quand on sait combien d’heures et de jours on passe à monter un dossier de demande de subsides agrémenté de centaines de photocopies de documents officiels, de factures, d’extraits de compte bancaire etc. et le tout en cinq exemplaires svp !

      Je me trompe peut être mais j’ai l’impression que chez nos voisins français, les politiques sont beaucoup plus réactifs et efficaces pour soutenir la bd. Lorsqu’on voit les aides reçues par le CNBDI à Angoulême, ainsi que tous les festivals bd fleurissant aux quatre coins de la France, je me dis que les montants globaux sont mille fois supérieurs à ceux engagés en Belgique où sévit le règne de la débrouille.

      fd

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      • Répondu par Charles-Louis Detournay le 26 mai 2009 à  06:23 :

        Bonjour François,

        Merci pour cette remise en contexte. Je me permets d’ajouter quelques réponses obtenues dans cette interview de plus d’une heure. Il est compliqué de retranscrire la totalité des propos, et heureusement, le forum peut combler quelques lacunes.

        Charles Picqué admet parfaitement que le festival de St Gilles, dit de Bruxelles-Capitale, ne remplit que partiellement ses objectifs : il est assez clairvoyant sur ce point. Nous n’avons pas évoqué une fois de plus l’affaire du Musée Jijé, car je pense que tout a été dit (dans nos pages entre autres), mais c’est, pour Charles Picqué, l’exemple de dossier tristement mal conçu, car porté par une personne au fort potentiel, mais dans lequel on a mis la charrue avant les bœufs.

        Il faut effectivement admettre que pour avoir des fonds en Belgique, mieux vaut être patient : le Musée Magritte a mis dix ans pour ouvrir ces portes, dont plus des deux tiers pour que les officiels s’arrangent entre eux.

        Concernant l’aide reçue pour le CBBD, Didier Reynders a déjà répondu à nos questions à ce propos. Vous devriez lire sa réaction dans les prochaines heures …

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  • Que les fans de Jijé n’hurlent pas à la Lune, si Charles Picqué apprécie son travail, c’est surtout le Manoir maudit qui l’a marqué, comme tous les albums empreints d’une ambiance plus sombre.

    Rendons au couple Charlier-Paape le "bon" titre de l’histoire ci-dessus mentionnée, à savoir Le Château Maudit (éd. Dupuis 1953) et prépublié dans Spirou en 1951 sous le titre "Valhardi contre le Monstre".

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  • merci de vos precisions respectives , exactement ce que je souhaitais ( je n’avais pas eu le courage de relire les precedents articles sur actuabd , sorry !)

    je ne sais pas trop ce que represente proportionnelement a la taille de bruxelles et de la belgique les aides allouées au cbbd, cela me parait important en tout cas .Reste que c’est arrivé bien tardivement , non ? apres reste aussi la volonté d’indépendance qui ne s’implifie peut etre pas les choses

    reste que les propos de Mr picqué me semblent qd meme bien maladroit ( venant d’un politique ) et " méchant" ( je n’y suis jamais allé mais je n’ai pas encore lu de commentaires disant que le cbbd etait une grosse m....) , et pas assez clair concernant ses " 10 ans " pour faire un grand evenement

    ce qu’il manque effectivement c’est un festival annuel de grande ampleur : plus qu’un probleme financier , c’est un choix politique : il suffirait qu’une personnalité bien placée aime la bd , et bq de choses se débloqueraient .Angouleme est maintenant bien subventionné , cela n’a pas du arrivé du jour au lendemain et si l’etat français qui a mis la main a la pâte pour le musée etc est plus riche que l’etat belge , bruxelles ne doit pas être pauvre non plus , vu son statut( et elle pourrait aussi jouer sa carte europeenne pour se differencier d’angouleme , en creant carrement un musée europeen de la bd , ou un centre europeen : la PAC va etre reduite , qu’ils fassent un transfert de subvention pour la BD :))

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  • un grand festival à bruxelles, alors qu’ils ont déjà des gens très éclairés et comptétents qui organisent le festival de saint-gilles, qu’est-ce qu’ils attendent pour aider franchement ce festival, et faire autre chose que ce brol de BD 2009 où quelques-uns ,amis de Chose et de Truc, s’en mettent plein les poches !! du n’importe quoi.
    il a un manque évident d’appui politique et un manque de discernement dans le choix des bonnes personnes pour faire un projet.
    combien de festivals belges pleurent pour une aide et font des miracles avec des bouts de ficelles !
    et puis on va en france et on voit un réel respect pour le 9 ème art ! je suis belge , mais pas fier.

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  • Bien que je trouve "un peu fort de café" que Picqué déconseille la visite du CBBD il n’en reste pas moins que celui-ci est très en dessous de ce qu’il pourrait être ! Les collections sont figées à peu près depuis la création il y a plus de 20 ans, concentration sur la "BD de papa", à peu près aucune interactivité... Pourtant ce ne sont pas les espaces qui manquent pour faire nettement mieux que ça ! Les habitués savent que les espaces perdus (comme la bibliothèque toujours déserte, la salle de réception à l’arrière, le café qui n’a rien à faire dans ces lieux...) sont légion, avec un meilleur agencement il y a de quoi doubler les collections exposées et même de créer une salle multimédia. A quoi cela sert de multiplier les "musées" individuels (désolé à mon ami François) alors que tout peut être centralisé dans un nouveau CBBD ? Je sais que ce n’est pas évident et qu’il y a d’énormes contraintes liées au fait que l’immeuble est classé, mais avec un peu d’ambition et une collaboration entre auteurs, éditeurs, et autorités politiques on doit pouvoir faire bouger les choses. C’est donc une bonne chose que Picqué jette un pavé dans la marre, j’espère que son successeur après les élections du 7 juin (lui-même, peut-être...) favorisera le passage du discours aux actes.

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