En 1979, le Doc Justice affrontait déjà un Coronavirus

29 avril 2020 3 commentaires
  • "Je m'appelle Justice. Docteur Benjamin Justice..." : voilà une "catchline" qui réveillera bien des souvenirs aux lecteurs de Pif Gadget. Figure iconique du magazine, le Doc Justice est un médecin humanitaire karatéka et justicier qui voyage à travers le monde souvent pour le sauver (du moins les gens qui y vivent). Et un peu malgré lui, une de ses aventures de 1979 se retrouve au cœur de notre actu. Alors, prophétique le Doc ?

Un virus venu de l’Est contamine l’Europe et met le monde à l’arrêt. Avant d’être notre réalité, cette crise était le synopsis d’une aventure du Docteur Justice : Doc Justice, un virus s’est échappé. Le personnage créé par le scénariste Jean Ollivier et le dessinateur Raffaele Carlo Marcello y affronte un dérivé de la grippe qui nous semble étrangement familier. À un moment du récit, on le croit même venu de Hong-Kong...

En 1979, le Doc Justice affrontait déjà un Coronavirus
Même la forme du virus nous est bien trop familière...
© Jean Ollivier / Raffaele Carlo Marcello.
Des foyers en Allemagne, en Angleterre... Pif Gadget ou France Info ?
© Jean Ollivier / Raffaele Carlo Marcello.

Pourtant, l’aventure est publiée initialement en 1979 dans un Pif Gadget de janvier.

Dans la lignée des œuvres prophétiques malgré elles (nous vous parlions il y a peu de Jean Van Hamme et de son SOS Bonheur), cette aventure de Doc Justice se démarque par la profusion de détails qui nous rappellent exactement avec notre virus à nous. Symptôme, foyers de contamination, forme même du virus : c’est bien simple, si l’histoire était publiée aujourd’hui on croirait à un récit d’actualité.

Avec tout ça, on en vient à se demander si on ne devrait pas déplacer les aventures du médecin dans une autre section de nos bibliothèques, de "fiction" à "anticipation". Et qui sait, puisque les auteurs avaient prévus le drame, peut-être ont-ils imaginé la solution. Un seul moyen d’en avoir le cœur net : se replonger dans nos vieux Pif...

Le mot de la fin, remplacez juste "la moitié de l’Europe" par "la moitié du monde" et on y est...
© Jean Ollivier / Raffaele Carlo Marcello.

(par Jaime Bonkowski de Passos)

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Merci à Jean-LucMuller et à son correspondant bulgare d’avoir levé le lièvre.

 
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