Le Chevalier mécanique, T1 : La Table d’émeraude - Par Mor & Mainil - Sandawe

10 mars 2012 7 commentaires
  • Le quatrième album soutenu par les édinautes chez Sandawe nous plonge dans les luttes de pouvoir au sein de la cour de Louis XIV. Un dessin qui va se bonifier, soutenu par un excellent premier scénario.

En 1661, lorsque le jeune Louis XIV accède enfin au trône de France. Il est loin de se douter que dans l’ombre une sanglante conspiration menace déjà son pouvoir.
Ni que son salut viendra peut-être d’un mystérieux chevalier mécanique, inconnu jusqu’alors.

Mi-homme, mi-automate, le chevalier Ulysse d’Astarac est en effet le premier "homme-mécanique" de l’histoire de l’humanité. Ce "super héros" avant l’heure deviendra le bras armé de Louis XIV et tentera de sauver son trône des attentats, meurtres, empoisonnements, messes noires, enlèvements…Que la confrérie intégriste du "Saint Sacrement" projette à son encontre. Mais dans sa force résite aussi sa faiblesse, car il pourrait succomber à ses propres démons intérieurs !

Le Chevalier mécanique, T1 : La Table d'émeraude - Par Mor & Mainil - Sandawe

Après Maître Corbaque, Maudit Mardi ! et Il Pennello, Sandawe publie donc son quatrième album soutenu par ses édinautes. La maison d’édition sur Internet semble d’ailleurs avoir trouvé son rythme car Corpus Christi, Hell West, SarA Lone et Maudit Mardi ! T2 sont déjà entièrement financés et sortiront donc prochainement.

Le Chevalier mécanique entre dans la droite des récits de cape et d’épée : on apprécie se faufiler au sein du Louvre ou dans le palais royal ; les ruelles sombres de Paris dégagent leur odeur fétide de guet-apens ; et les duels au fleuret rythme la symphonie écrite par le jeune scénariste Cédric Mainil. Un dossier de 8 pages permet d’ailleurs de saisir pleinement l’aventure dans laquelle s’était lancé le jeune auteur pour réaliser ce premier récit. Agrémenté d’esquisses et de dessins de Mor, ce dossier donne un cachet supplémentaire à l’album.

En plus de la mise en place de l’intrigue et de ses personnages principaux, le premier tome revient sur l’incroyable genèse de ce héros particulier. Ses faiblesses semblent dorénavant aussi intéressantes que ses atouts !

Si le dessin de Mor permet de rentrer pleinement dans ce récit aux multiples rebondissement, Il faut avouer que celui-ci pourrait encore s’améliorer. Certains gros plans mériteraient un trait parfois plus fin, mais heureusement, ces quelques approximations sont rapidement oubliées lorsqu’on profite d’une large vue de la cour de Louis XIV, ou lorsque les transpositions des monuments historiques laissent exploser son potentiel.

Au coeur de l’action, on retrouve les faciès d’une série d’édinautes, lauréats d’un concours de Sandawe.

Le Chevalier mécanique est un récit très bien emmené, avec son héros particulier, fort mais tourmenté ; sa machination ourdie par de sombres comploteur qui mélange adroitement l’Histoire et le romanesque ; ainsi qu’une dimension légèrement fantastique, mais non dénué de sens dans une époque qui aimait mêler science progressiste et alchimie sortie des âges.

Un excellent divertissement !

(par Charles-Louis Detournay)

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7 Messages :
  • vous êtes bien généreux, parce que le dessin est très très très amateur, trop pour un album. Dommage qu’à notre époque les débutants ne puissent plus faire leurs premières armes dans les magazines, ça leur permettrait de se mettre au point avant d’entamer un album qui, lui, restera.

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    • Répondu le 12 mars 2012 à  08:24 :

      "très très très amateur" ?
      Pourriez-vous développer svp ? A partir des images ci-dessus par exemple... Je ne suis pas féru de BD historiques mais le dessinateur semble avoir passé du temps sur ses planches. On balance toujours des phrases assassines sur le net sans la moindre argumentation.
      Sinon, pour la deuxième phrase, je suis d’accord avec vous.

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      • Répondu le 12 mars 2012 à  17:00 :

        le dessinateur semble avoir passé du temps sur ses planches

        Le temps passé n’a rien à voir là dedans, le dessinateur a une base, mais encore beaucoup de travail à faire pour être professionnel, il suffit de regarder les pages, c’est très approximatif.

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        • Répondu par titouan l’amazou le 12 mars 2012 à  20:32 :

          la 1ere case ou les chevaliers arrivent, le mouvement de course n’est pas naturel. La deuxième où on les voit en gros plan idem, ça fait pas naturel. Trop figé alors qu’ils viennent de courir. Par contre pour les autres cases,rien à dire. avis personnel ;)

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          • Répondu le 12 mars 2012 à  22:37 :

            Les têtes des mousquetaires ont un effet "figé" car il s’agit des visages de trois des édinautes qui avaient gagné des enchères lors d’un concours pendant le financement de l’album.
            Le dessinateur était donc assez limité dans sa marge de manoeuvre afin de rendre leurs traits les plus ressemblants possibles !

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            • Répondu le 13 mars 2012 à  00:52 :

              Les têtes des mousquetaires ont un effet "figé" car il s’agit des visages de trois des édinautes qui avaient gagné des enchères lors d’un concours pendant le financement de l’album.

              Aie aie aie, mais c’est la pire raison qui soit ça !

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              • Répondu le 17 octobre 2012 à  21:52 :

                cependant Mor n’est pas un amateur, il a plus de 20 ans de dessins derrière lui et de nombreux albums avec des dessins historiques.
                Comme le dit le proverbe ; La critique est facile...

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