Les blagues de Toto - T3 : Sous les cahiers, la plage - par Coppée - Delcourt

21 juin 2005 0 commentaire
  • Taxé, un peu vite, d'album commercial, les blagues de Toto en BD se confirment être une vraie bonne idée. Toto vient ainsi marcher sur les plates-bandes de {Cédric} et de {Boule et Bill}.

Mettre en images les fameuses blagues de Toto ; avouons qu’au départ le concept n’est pas très original. Nous pouvions même craindre le pire. Surtout qu’il existe toutes sortes de blagues autour de ce personnage mythique. Des bonnes et des mauvaises...

Thierry Coppée puise évidemment dans le répertoire (inépuisable ?) des histoires de Toto, mais il le fait intelligemment. En effet, il fait alterner les classiques (Pas fait, pas pris !) avec les originales (Divin progrès) et n’hésite pas parfois à s’aventurer vers la réflexion et le deuxième degré (Et pourtant c’est si vrai !).
L’intérêt d’une blague est souvent concentré dans la chute. Le découpage et le dessin de Thierry Coppée donnent de l’attrait à l’ensemble de la planche et pas seulement à la dernière case. Il a su créer un univers très simple mais cohérent qui rend l’album très lisible.
Son personnage de Toto, gamin à la fois espiègle et candide, est attachant et les adultes récurrents (les parents, l’instit, etc.) aident à rendre crédible ce monde de l’enfance.

Très loin de Titeuf ou de Kid Paddle, Toto n’est pas pour autant déconnecté de la réalité. Le deuxième métier (instituteur) de Thierry Coppée y est sans doute pour quelque chose.
Quelques gags ont du mal à trouver leur rythme en une planche.
Tomber dans le travers des cases géantes (Pantalonnade par exemple) pour remplir la page est le meilleur moyen de se faire taxer de démarche commerciale. Pourquoi pas des blagues en demi-planches de temps en temps ?

Avec cette série, Thierry Coppée réussit à jouer sur le registre de la malice, de l’humour et de la tendresse. Les enfants, mais aussi les parents, ne s’y sont pas trompés et ont offert aux deux premiers tomes des Blagues de Toto un accueil très, très favorable.
La meilleure blague de Toto, pour nous lecteurs, c’est qu’il réussisse à convaincre son éditeur d’augmenter la pagination de sa collection jeunesse, sans changer le prix. Décidément 32 pages, c’est vraiment trop court.

(par Laurent Boileau)

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