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Lewis Trondheim nommé directeur artistique du Festival d’Angoulême !

  • Très impliqué ces dernières années dans le célèbre festival charentais, Lewis Trondheim avait récemment tempêté contre le palmarès du Festival et exigé un certain nombre de réformes. Le Ministre de culture Frédéric Mitterrand a entendu le message et vient de frapper un grand coup en l'imposant comme directeur artistique délégué du Festival.

Le marigot angoumoisin -entre la mairie, la Cité de la bande dessinée et la direction du Festival- ressemble davantage à une rivière palombienne remplie de piranhas qu’à un paisible plan d’eau sans histoire. ActuaBD.com vous en fait régulièrement la chronique.

Récemment, Lewis Trondheim, le Grand Prix de la Ville d’Angoulême 2006, tempêtait contre cette situation inextricable, invitant chacun à se mettre autour de la table et suggérant des réformes.

Le ministre de la culture Frédéric Mitterrand, sans doute à la pêche aux voix pour les prochaines présidentielles , a décidé de nommer Lewis Trondheim à la direction artistique du Festival, au grand dam de Benoît Mouchart qui vient d’être nommé par le ministre conseiller pour la bande dessinée auprès du Conseil économique et social.

Lewis Trondheim nommé directeur artistique du Festival d'Angoulême !
Le nouveau directeur artistique du festival d’Angoulême

Fort de cette investiture, Trondheim a d’ores et déjà déclaré un certain nombre de mesures qui devraient faire des vagues :

- L’Académie des Grands Prix est supprimée et remplacée par un collège d’auteurs composé pour un tiers de scénaristes, un tiers de dessinateurs et un tiers de dessinateurs-scénaristes désignés par vote par la profession. Chaque membre du jury est tenu de passer une fois par an un examen dont les questions porteront sur une liste de lectures fournie par un jury où figureront les spécialistes Thierry Groensteen, Gilles Ciment de la Cité et les éditeurs Olivier Sulpice (Bamboo) et Jean-Christophe Menu (L’Apocalyse).

- Le jury de présélection ne sera plus composé que d’auteurs et de libraires cooptés par le collège. De même, le festival fonctionnera désormais non plus avec des sponsors mais avec des mécènes qui ne pourront pas interférer sur son palmarès.

- 30% des recettes à provenir des tickets vendus par le Festival seront prélevés pour rémunérer les auteurs venus faire des dédicaces avec un minimum mais aussi un maximum de 350 euros par jour, pour chacun d’eux, les frais étant assurés par les éditeurs ; le surplus constituera une caisse d’entraide pour auteurs nécessiteux ayant fait une longue carrière mais ne vendant plus d’album aujourd’hui en raison de la surproduction.

- Les requins de la dédicace seront impitoyablement chassés et leur identité sera consignée sur un fichier conçu sur même modèle que celui des hooligans du football.

Comment la profession va-t-elle réagir face à ces mesures ? nous devrions le savoir dès lundi...

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Photos : D. pasamonik (L’Agence BD)

QUOI ? IL N’EST PAS FRAIS MON POISSON ?
Et oui, beaucoup d’entre vous ont observé que nous étions le 1er avril, le jour des farces et chaque année, nos lecteurs le savent, nous produisons quelques poissons. C’est donc une BLAGUE. Nous demandons aux victimes de cette plaisanterie de bien vouloir nous excuser. Idem pour les agences de presse et les chers collègues qui reprennent nos dépêches (à la ligne).
La rédaction d’ACTUABD.com

 
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