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Magic T. 1 : La Fillette aux cheveux violets - Par Lylian et A. Molinatti - Dargaud

  • Sympathique nouvelle série pleine de magie (au sens propre et figuré). Pour les jeunes lecteurs et surtout les lectrices, à partir de 8 ans.

De jolis cheveux violets, une belle énergie, Evelÿne est une fillette turbulente et pleine de malice. Abandonnée à la naissance, elle a été élevée par les sœurs d’un couvent. Et du haut de ses sept ans, on peut dire qu’elle leur mène la vie dure ! Chaque jour, Evelÿne fait les quatre cent coups aux côtés du chat adopté en même temps qu’elle.

Evelÿne est pourtant tout sauf une gamine normale : ses farces aux bonnes sœurs consistent à faire parler les statues et apparaître des vampires. Et quand elle ne parle pas à son chat qui lui répond, elle voit des fantômes avec qui elle converse tout autant ! Car Evelÿne est une sorcière... en herbe ! En effet, elle ne maîtrise pas encore ses pouvoirs, ce qui rend son éducation plutôt compliquée.

Dépassée par les petites et grandes bêtises de la fillette, les sœurs décident alors de la confier, avec son chat, au mystérieux Neil Farfadet, un chapelier londonien qui l’aidera à découvrir qui elle est vraiment. Car Neil lui aussi cache ses pouvoirs, au sein de cette époque victorienne où la magie est mal considérée...

Magic T. 1 : La Fillette aux cheveux violets - Par Lylian et A. Molinatti - Dargaud
Même bébé, la couleur des cheveux d’Evelÿne trahit la magie, une pratique réprouvée dans le royaume...

Le scénariste Lylian (La Quête d’Ewilan, La Famille fantastique, Titouan, etc.) et Andrey Molinatti débutent cette nouvelle série jeunesse sous les meilleurs augures. Le dessin kawaï de cette dernière convient merveilleusement bien pour dépeindre l’univers coloré et magique imaginé par le scénariste, en particulier les petites tours et les apprentissages de leur mignonne petite sorcière.

Il faut pourtant passer le barrage de la première séquence, au sein de laquelle interviennent une demi-douzaine de personnages qui disparaissent tout aussi vite et n’interviendront plus dans la suite de ce premier tome. Ils seront certainement utiles dans la suite de la série, afin de donner plus de corps à l’ensemble, mais il faut bien avouer que cette entame n’est pas des plus simples pour le jeune public.

Heureusement, la suite tient toutes ses promesses, et l’on s’amuse beaucoup auprès d’Evelÿne, surtout lorsqu’on découvre en même temps qu’elle les pouvoirs qu’elle recèle, et cette époque victorienne pleine de magie refoulée.

En cadeau, ce premier tome contient une planche d’autocollants idéale pour décorer ses cahiers pour une rentrée pleine de farces et de magie.

Les codes mangas dépeignent directement les sentiments des personnages

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Magic T. 1 : La Fillette aux cheveux violets. Par Lylian K. (scénario) et Audrey Molinatti (dessin). Dargaud. Sortie le 20 août 2021. 22 x 30 cm. 49 pages couleur. 9,99 €.

Du même scénariste, lire quelques-uns de nos articles :
- Méto, T. 3 : Le Monde - Par Lylian et Nesmo - Glénat
- Avec "Titouan", la vie est belle....
- La Famille fantastique T. 2 - Par Lylian et Drouin - Glénat
- Le Révérend T. 1 - Par LyLian et Lebon - Editions Proust

 
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2 Messages :
  • "Pour les jeunes lecteurs et surtout les lectrices" ??
    Cette accroche me semble un peu anachronique... Les filles seraient-elles donc génétiquement programmées à apprécier le dessin kawa et les choses "mignonnes" ?

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    • Répondu le 30 août à  06:28 :

      Probablement pas génétiquement mais socialement. Les petites filles restent majoritairement éduquées en dehors des théories et principes féministes. Qua ça vous plaise ou non, c’est comme ça. Je ne dis pas que c’est bien mais malheureusement, on ne change pas les mentalités et les traditions en un claquement de doigt, en faisant des manifestations dans les rues ou en décrétant un article de loi. Il faut du temps pour réformer une société, parfois des siècles. Il y a des avancées, des reculs, des stagnations mais au bout du compte, les idées modernes et universelles finissent toujours par s’imposer. C’est long d’imposer des évidences parce que les préjugés et les opinions ont la vie dure.
      Personnellement, je ne suis pas pour la répétition des stéréotypes et je trouve dommage que des livres pour enfants soient sexués. Mais je suis forcé de constater que ce qu’écrit l’auteur de cet article est exact : "Pour les jeunes lecteurs et surtout les lectrices".

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