Narcocratie - I.R.$. n°4 - Vrancken et Desberg - Lombard

14 novembre 2002 0
  • La mondialisation ne concerne pas que l'industrie ou la haute-finance. La pègre aussi essaie d'entrer dans ce mouvement. Parmi ces commerces douteux, celui de la drogue est au premier plan. Mais c'est sans compter sur Larry B. Max, qui va tout faire pour empêcher cela.

Larry B. Max continue de filer Ryan Ricks. L’implacable agent de l’I.R.S. espère ainsi débusquer le mystérieux commanditaire qui a recours aux services de ce spécialiste du blanchiment d’argent...
Bien que recherché, Ryan Ricks a pris le risque de débarquer à Los Angeles. Larry B. Max, l’intraitable agent de l’I.R.S. (Internal Revenue Service) a découvert que cet expert de sociétés écrans, offshore et virtuelles était venu négocier le rachat d’un des plus puissants cartels de la drogue et qu’à travers lui, pour des centaines de millions de dollars, quelqu’un quelque part avait décidé de s’offrir un secteur aussi prospère qu’illégal de l’activité économique... La filature de Ricks conduit Larry au Mexique. De Tijuana à San Miguel de Allende, l’incorruptible du fisc va tenter de démonter l’incroyable montage financier et logistique qui vise à donner à ce gigantesque trafic, un visage industriel presque honnête. Mais, en chemin, la ligne entre la loi ou l’emploi pour des milliers de gens, la moralité ou la prospérité, devient de plus en plus floue. Le concept de criminalité paraît aussi changer de sens sous le soleil mexicain...

Dénoncer les liens qui unissent la haute finance à la grande criminalité, n’est-ce pas ici menacer la survie de toute une population ? Un cas de conscience prenant et un thriller d’une brûlante actualité.

(par JLM)

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Ce n’est pas la première fois que Desberg traite de la criminalité à l’échelon international ou de la collusion du pouvoir, de la haute finance et du grand banditisme. Mais on l’a connu plus inspiré, plus incisif, donc plus percutant avec des séries comme La Vache. Avec I.R.S., Desberg use de ficelles connues. Mais il en fait un récit invraisemblable à la fin prévisible. C’est sans doute la moins bonne série de ce scénariste qui a su pourtant se montrer talentueux à plus d’une reprise. Le dessin de Vrancken, conforme au genre, est efficace et précis mais n’offre aucune réelle surprise. Cependant, nous affirme l’éditeur, il se vend 80.000 exemplaires de chaque tome de cette série. Ne boudons donc pas le plaisir de ceux qui aiment.

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