Richard Guérineau : « Tricher dans les "interstices" de l’Histoire »

31 mars 2020 2 commentaires
  • Album après album, Richard Guérineau s'impose l'air de rien comme l'une des valeurs sûres de la bande dessinée historique. Ce talentueux touche-à-tout passe d'un registre narratif et d'un style graphique à l'autre, ne cessant de s'affirmer comme l'un des auteurs majeurs de la bande dessinée contemporaine. Nous l'avons rencontré pour mieux comprendre sa vision de la bande dessinée historique, sillon qu'il laboure et renouvelle avec force.

Votre dernier album vient de sortir : il se passe en 1518 à Strasbourg et présente la « peste dansante ». Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit et ce qui vous a intéressé dans ce phénomène étrange ?

Il s’agit d’un évènement historique avéré par de nombreuses sources de l’époque. À l’été 1518, dans un contexte économique catastrophique, la ville de Strasbourg a été le théâtre d’une étrange épidémie : une partie de la population, prise d’on ne sait quelle folie, s’est mise à danser des jours durant, jusqu’à tomber d’épuisement.

Quand Teulé m’a proposé d’adapter son roman (qui n’était pas encore sorti à l’époque), j’y ai vu une sorte de parallèle inversé à Charly 9 : celui-ci racontait la folie d’un roi qui allait mettre en péril la nation entière. Pour Entrez dans la danse, c’est le contraire : c’est une folie collective qui va pousser les autorités à trouver une solution à la misère ambiante.

Je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir également un parallèle avec le Mouvement des gilets jaunes qui s’est déclaré alors que j’avais juste commencé l’adaptation. Étrange hasard...

Richard Guérineau : « Tricher dans les "interstices" de l'Histoire »
Croquis - Catherine de Médicis

Comme pour Charly 9, cet album est adapté d’un roman de Jean Teulé. Quelles sont vos relations avec lui ? Lui qui est un des rares romanciers à avoir une connaissance réelle de la pratique de la bande dessinée ? A-t-il un droit de regard sur votre travail à un moment ou à un autre ?

Mon adaptation de Charly lui ayant beaucoup plu, je crois qu’il avait envie que je récidive. Il me voyait bien représenter cette foule délirante en mouvement et, pour ma part, j’ai été immédiatement attiré par l’idée de mettre en image la danse en lui apportant un aspect moderne et anachronique, inspiré des spectacles de Pina Bausch ou de la danse Butoh (qui signifie « danse des ténèbres », parfaitement appropriée à notre sujet).

Teulé n’est pas du tout interventionniste sur les adaptations de ses romans. Son credo est : « j’ai fait mon boulot, à toi de faire le tien, en toute liberté ! ». Cela dit, il lit attentivement les planches et prodigue quelques conseils sur certains dialogues ou des passages du roman que j’aurais occultés et qui lui paraissaient importants. Mais là encore, il n’y a aucune obligation de ma part. Il m’arrive également d’ajouter des scènes qui donnent une plus-value au récit en bande dessinée.

Recherches sur Alençon et les favoris

Entre Charly 9 et Entrez dans la danse, tous deux tirés de Teulé, vous avez publié Henriquet, l’homme-reine, qui ne l’était pas. Quelles sont les différences entre ces projets ? Pourquoi alterner adaptation de romans historiques et création directe de récits historiques en bande dessinée ?

Avec Henriquet, mon projet était de prolonger l’expérience vécue sur Charly 9. En travaillant sur le roman, je me suis pris de passion pour l’époque des guerres de religion et pour la dynastie des derniers Valois. Je voulais retrouver ces personnages fascinants que sont Catherine de Médicis, la reine Margot et consorts, j’avais l’impression de ne les avoir qu’effleurés.

Henri III est un personnage au fond beaucoup plus fascinant que Charles IX. Autant ce dernier est monolithique dans sa folie furieuse, autant son frère Henri est ambigu et plus difficile à cerner. Entre l’image que ses contemporains nous ont transmise, celle, déplorable, que les historiens ont longtemps véhiculée et sa réhabilitation plus récente, je souhaitais rendre le personnage dans toute sa complexité.

Qu’il s’agisse d’une adaptation de roman ou d’une création, ma démarche est la même. C’est avant tout le sujet qui m’attire et le sens que je vais pouvoir donner au récit. La différence, c’est que sur un roman, il existe une matière première sur laquelle je peux broder, le travail scénaristique en est simplifié. Sur une création, il y a le risque de se noyer dans la documentation, dans une masse d’informations plus dense.

Recherches pour Charly 9

Ces dernières années, vous avez enchaîné des albums ayant une dimension historique importante, alors que vous aviez jusque-là produit des séries de fiction pure, voire de fantastique, comme avec les Stryges. Cela constitue-t-il un tournant dans votre carrière ? Vous définissez-vous désormais comme un auteur de bande dessinée historique ?

S’il y a un tournant dans ma carrière, ce n’est pas tant d’avoir délaissé la fiction pure que d’avoir enfin assumé de pouvoir travailler seul. Je me suis toujours beaucoup impliqué dans mes collaborations. J’ai co-scénarisé mais j’ai mis du temps à sauter le pas d’un projet en solo. Travailler seul m’a longtemps angoissé, le travail en binôme me rassurait.

En revanche, je n’ai pas abandonné la fiction pure, j’y reviendrai certainement d’une manière ou d’une autre. Il se trouve qu’en ce moment, c’est l’historique qui accapare mon attention mais je le vois comme une manière d’explorer un nouveau genre.

Cela dit, je ne me considère pas comme un auteur de BD historique. J’aborde l’histoire comme n’importe quel autre registre, en me demandant quel décalage je peux apporter dans ma vision des évènements, quel point de vue adopter et je pense que ce point de vue n’est pas vraiment le même que celui d’un historien. Je ne cherche pas l’objectivité des faits : j’interprète, j’invente des évènements, j’assume un regard subjectif sur l’histoire.

En revanche, si je travaille en collaboration, comme c’est le cas actuellement avec un scénariste qui a une formation d’historien, je me force à respecter la vision de mon co-auteur. Je me concentre davantage sur l’aspect visuel et la mise en scène. Car il ne faut pas oublier que, souvent, l’envie de réaliser tel projet tient simplement à la fascination qu’on peut avoir pour une époque, ses costumes et ses décors.

La question de l’homosexualité de Henri III ne nous est pas livrée par des sources contemporaines de son règne, qui sont au contraire plutôt positives, mais par des sources postérieures. Dans Henriquet, l’homme-reine, cette question n’est pas centrale dans votre propos, mais elle l’est en revanche dans votre titre : pourquoi ce choix ?

Je n’ai à aucun moment considéré cette question en termes positif/négatif.
Dans le titre et sur l’illustration de couverture, le fait d’aborder frontalement la question de l’homosexualité et du travestissement (une sorte de drag queen avant l’heure) renvoyait pour moi à l’image longtemps véhiculée sur Henri III : le roi inconsistant et ridicule, grande folle ne s’intéressant qu’à ses petits chiens. Si cette question aujourd’hui est finalement sans fondement, il faut considérer qu’à l’époque, on s’est servi de l’argument de l’homosexualité pour le discréditer, ses contemporains ont largement eu recours à la diffamation scabreuse, sodomite et fot-en-cul, pour lui signifier leur détestation. Ce qui m’intéressait dans cette posture, c’est qu’il s’agissait d’une forme de « bashing » politique avant l’heure.
Mais j’ai pu constater que le sujet reste toujours très sensible aujourd’hui. La question du travestissement, de l’homosexualité, des transgenres suscite encore beaucoup de rejet.

Avec le recul, je me dis qu’il y avait dans cette couverture une forme de provocation qui, sur le plan marketing, fut peut-être une erreur. Tant pis, j’assume.

Dessin de couverture d’Entrez dans la danse

Sur les Stryges ou sur d’autres de vos albums, vous êtes avant tout dessinateur. Pour Henriquet, vous avez construit entièrement le récit. Pour Charly 9 et Entrez dans la danse, vous modelez la matière déjà fournie par Teulé. Dans quel registre vous sentez-vous le plus à l’aise ?

Je n’ai pas de préférence, les trois ont leurs avantages et leurs inconvénients. Quand on a un scénario livré clé en mains, le travail est plus simple et plus confortable. Mais je n’aime pas la dichotomie scénariste/dessinateur en BD, elle me donne toujours l’impression que c’est le scénariste qui pense et que le dessinateur n’est qu’une « main » qui exécute. À l’inverse, certains scénaristes vous diront qu’ils ne se sentent pas reconnus à leur juste valeur. C’est tout le problème de la collaboration, il est difficile de concevoir qu’on puisse créer une œuvre à deux. Une collaboration, c’est une interaction permanente, qu’elle se fasse dès l’origine du projet ou de manière ponctuelle, l’essentiel est de se mettre d’accord en amont sur la direction à prendre, le ton à donner au récit. Cela nécessite évidemment des compromis pour que les intentions de chacun soient respectées.

Le travail en solo est, à mon sens, plus compliqué car on est rarement confronté à un autre point de vue, on est plus sujet aux doutes et à l’angoisse de se planter, mais on y gagne au final plus de crédit. En BD, l’auteur « complet » est beaucoup plus respecté.

Le chant des Stryges

Comment procédez-vous pour adapter un roman : faut-il le respecter à la lettre ? Peut-on couper des scènes ? Multiplier les textes off pour faire entendre le style de l’auteur ? Modifier des dialogues ? Concrètement, comment se fait ce travail d’adaptation ?

Adapter un roman, c’est en respecter l’esprit, pas forcément la lettre. Le roman possède une tonalité générale dans laquelle il faut se reconnaître et trouver des résonances personnelles. À partir de là, tout est possible. On change de médium, on en fait de la bande dessinée, pas de la littérature. J’essaye d’utiliser le moins de texte off possible, mais d’avoir recours à des codes spécifiques à la BD. Retravailler, reformuler, voire éliminer, ce qui ne présente pas d’intérêt visuel. C’est une recréation à partir d’un matériau préexistant. Peut-être pourrait-on comparer ça à la traduction de certains romans dits « compliqués », c’est quasiment un travail de réécriture total.

Croquis pour la couverture de Charly 9

Dans Charly 9, vous figuriez les moments durant lesquels le roi devenait fou en adoptant un autre style graphique. Dans cet album, la folie est en réalité beaucoup plus présente : est-ce par le jeu sur les couleurs que vous l’avez représentée ?

En partie, oui. J’ai toujours été fasciné par la représentation de la folie, comment réussir à faire entrer le lecteur dans un esprit dérangé, dans une perception modifiée de la réalité. Quels moyens narratifs utiliser pour être en empathie avec le personnage, pour montrer à la fois la démesure de cette folie et la souffrance qu’elle engendre chez le protagoniste.

Charly 9

Les ruptures graphiques ou chromatique sont des moyens de plonger le lecteur dans une expérience hallucinatoire. Par exemple, la scène de la cathédrale dans « entrez dans la danse », où le sermon de l’évêque se transforme en « rave-party » délirante, la couleur devient tout à coup irréelle, on est plongé dans une sorte d’ambiance de night-club.

J’ai également rajouté un passage qui n’était pas dans le roman : à la moitié du récit, Enneline épuisée est victime d’une hallucination inspirée de la danse Butoh japonaise. Je me suis autorisé quatre pages muettes où elle voit des personnages fantastiques au look vaguement manga esquisser des figures de Butoh, noyés dans leurs propres déjections (d’où les teintes de noir et brun peu ragoûtantes). La scène se clôt sur une image inspirée de Michel-Ange, mélange de sacré et de trivial.

Recherches pour Henriquet

Dans ces trois albums historiques, qu’est-ce qui relève de l’Histoire et qu’est-ce qui relève de la fiction ? Vous autorisez-vous, au niveau des évènements, des digressions importantes par rapport à l’Histoire ?

Oui, c’est la raison pour laquelle je considère que je ne fais pas de la BD historique au sens classique. Je ne produis pas un travail d’historien, mais une œuvre de fiction inspirée d’événements historiques. J’essaye globalement de respecter au maximum le déroulement des faits avérés mais j’assume la subjectivité. Les digressions se font plutôt dans ce que j’appellerais les « interstices » de l’Histoire. Dans ces moments flous où l’on n’est pas certain de ce qui s’est passé, on peut s’autoriser à tricher avec l’Histoire si ça sert le propos ou les personnages.

Charly 9

Pour ces albums, avez-vous consulté de nombreux ouvrages d’histoire ? Comment vous êtes-vous imprégné de ces époques ? Avez-vous rencontré des historiens ?

Je me documente énormément. Je commence par lire de gros pavés écrits par des historiens sérieux, mais je vois également des films, des séries, je lis des romans, fais des recherches sur Internet, je prends tout ce qui peut me permettre de m’immerger dans l’époque que je vais traiter.

En revanche, les discussions avec des historiens ne sont pas toujours très stimulantes. Certains sont un peu réfractaires à la fiction historique, ils ont le sentiment qu’on leur fait une concurrence déloyale, qu’on donne de fausses idées sur l’Histoire que les lecteurs prennent pour argent comptant, ça les gêne parfois dans leur enseignement.

Pour moi, une bonne fiction historique évoque plus l’époque actuelle que le passé, certaines thématiques doivent entrer en résonance avec le présent.

Recherches pour Henriquet

Éviter le didactisme est-il quelque chose d’important pour vous ? On ne trouve par exemple quasiment aucune note de bas de page explicitant tel contexte ou tel mot de vocabulaire. L’Histoire doit-elle ne pas gêner l’histoire ?

Belle formule, à laquelle je souscris complètement ! Cela dit, tout dépend de l’intention de départ. Le projet sur lequel je travaille actuellement est écrit par un historien, et il tient à avoir des tas de notes explicatives, on a donc des astérisques à foison. Je ne suis pas fan du procédé, je ne l’aurais pas utilisé si j’avais travaillé seul, mais je respecte cette volonté de didactisme dans le cadre précis de ce récit.

Henriquet

Vous avez pourtant réalisé un album didactique, consacré aux zombies et à la vie après la mort, dans la Petite Bédéthèque des Savoirs. Comment s’est déroulé ce projet et comment avez-vous travaillé dessus ?

Là encore, c’est la question de l’intention de départ. L’objet de cette collection, la Petite Bédéthèque des savoirs, est de réaliser une sorte de BD de reportage, quelque chose qui se rapproche du documentaire. On est dans un genre particulier, il faut jouer le jeu. Accepter ce projet, c’est accepter une forme de didactisme inhérent.
Au départ, cet ouvrage sur les zombies est un livre écrit par Philippe Charlier, médecin et anthropologue. Pour la BD, il en a tiré un résumé que j’ai adapté en images. Je lui ai proposé quelques réajustements dans l’ordre des séquences, et j’ai ajouté un passage plus conséquent sur le zombie « moderne » dans la pop culture qui n’intéressait pas vraiment Charlier mais qui me paraissait important.

Recherches pour Henriquet

D’un point de vue graphique, là encore, jusqu’où pousser le souci de documentation ? Le moindre costume, la moindre arme ou le moindre bâtiment doit-il être sinon vrai, du moins vraisemblable ?

L’essentiel, c’est que l’ensemble soit crédible. Il faut tout de même éviter de faire de grosses erreurs. Mais la plupart du temps, il n’y a qu’une poignée de spécialistes qui seront capables de pointer les faiblesses documentaires. Faire « vrai » est plus simple sur l’aspect visuel, on trouve aujourd’hui facilement de la documentation, via Internet entre autres. C’est plus compliqué par exemple sur le langage de certaines époques. Impossible par exemple de faire parler les personnages comme au XVIe siècle, le lecteur n’y comprendrait rien. Il faut donc trouver un compromis, un ton inspiré de l’ancien et mâtiné de moderne.

Henriquet

À quel point l’anachronisme (aussi bien dans les images que dans les situations ou la langue utilisée) doit-il être fui ? S’il est utile à l’intrigue, l’anachronisme vous dérange-t-il ?

L’anachronisme est parfois bien utile pour créer un effet comique par exemple. La plupart du temps, il s’agit surtout de clins d’œil ou de citations, graphiquement cela permet de faire une pause dans le récit mais il ne faut pas non plus en abuser, au risque de casser le fil de la narration.

Recherches pour Henriquet

Pour vos albums de fiction, vous avez un dessin réaliste et pour vos albums historiques, un dessin semi-réaliste. Pourquoi ce choix ? Les techniques de travail diffèrent-elles d’un registre à l’autre ?

Les variations de registre graphique correspondent à la tonalité propre à chaque récit. J’essaye d’adapter mon dessin à chaque nouveau projet. Un dessin plus réaliste donnera un ton plus sérieux, les effets comiques se prêtent plus à la caricature. Techniquement, un dessin avec de larges à-plats de noir accentuera l’aspect sombre du récit, des demi-teintes de gris amèneront plus de nuances dans la palette d’émotions. Ce n’est pas le genre qui détermine le graphisme mais encore une fois le ton du projet.

Entrez dans la danse

Quels sont désormais vos projets ? Après Charles IX et Henri III, un album sur Henri IV ?

Je travaille actuellement sur un projet historique plus classique avec Sylvain Gache, dont c’est le premier scénario et qui est épaulé par Kris. Il s’agit d’un récit racontant le Bloody Sunday de novembre 1920 à Dublin, où l’armée anglaise a massacré une foule de spectateurs lors d’un match de football gaélique dans le stade mythique de Croke Park (qui donnera son titre à l’album). Assassinats d’espions anglais par des agent de l’IRA, du Sinn Fein, sur fond de guerre civile irlandaise, tels sont les ingrédients de ce récit, entre Les Celtiques d’Hugo Pratt et la série Peaky Blinders. Une ambiance qui m’a tout de suite attiré. C’est un gros one-shot d’une centaine de pages qui sortira à la rentrée 2020, juste avant le centenaire de l’événement.

Entrez dans la danse

J’ai également un projet avec Alain Ayroles se déroulant au XVIIIe siècle, Mais je n’ai pas encore commencé à travailler dessus.

Parallèlement, j’ai quelques pistes pour un livre en solo à nouveau sur un grand personnage historique mais ce sera un projet au long cours donc je préfère rester discret là-dessus pour le moment !

Charly 9

De nombreux auteurs habitent à Bordeaux, mais peu de regroupements de professionnels, peu d’écoles de BD, peu de festivals, peu d’actions semblent y exister pour fédérer le monde du Neuvième Art ? Pourriez-vous nous dire un mot de la situation actuelle de la bande dessinée à Bordeaux et sur son dynamisme ?

C’est effectivement un phénomène étrange. La BD n’a jamais été vraiment soutenue par la municipalité à Bordeaux, les actions dans ce sens sont plutôt des initiatives privées ou associatives. Pourtant, au fil des ans, de nombreux auteurs sont venus s’y installer, sans doute pour le cadre de vie qui y est plutôt agréable, pas mal de regroupements en ateliers ont vu le jour. Mais le paradoxe, c’est qu’on est tellement nombreux qu’il n’est pas du tout évident de croiser tout le monde, à part lors de quelques événements ponctuels, ou parfois dans les librairies.

Propos recueillis par Tristan Martine.

(par Tristan MARTINE)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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2 Messages :
  • le parfum
    31 mars 10:18, par ghib

    Richard Guérineau est le dessinateur parfait pout une adaptation du roman culte de Patrick Süskind Le Parfum avec son style semi-réaliste, avec ses ruptures de ton, ses anachronismes et son humour référentiel.

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  • Belle interview, bravo ! J’ai adoré Charly 9 et Henriquet. Je les ai relus 2 ou 3 fois. Avant ça, je n’étais pas fan du dessin de Guérineau. J’attendais beaucoup de "Entrez dans la danse", ça m’a un peu déçu par rapport à ses deux albums précédents. Mais on va guetter quand même sa nouveauté en septembre donc...

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