Street Poker – Par Pierre Poirier et Patrick Henaff – Glénat Québec

4 février 2011 0 commentaire
  • Pierre Poirier est une figure très active du paysage culturel québécois. Technicien de santé animale de profession, il s’est d’abord fait connaître à la télé de Radio-Canada, où il animait l’émission {Bêtes pas Bêtes plus} en compagnie de Sylvie Lussier. Poirier et Lussier ont par la suite scénarisé les téléromans à succès{ 4 et demi} et {L’Auberge du chien noir}. Du côté de Télé-Québec, le tandem Poirier-Lussier a également animé le magazine littéraire {M’as-tu lu?}.

Au cinéma, Lussier et Poirier ont scénarisé L’Odyssée d’Alice Tremblay (réalisation de Denise Filitraut). En musique, Pierre Poirier est le mécène du groupe Mes Aïeux (le chanteur du groupe, Stéphane Archambault, était d’ailleurs comédien dans 4 et demi). Avec Street Poker, l’auteur signe son premier ouvrage de bande dessinée, en collaboration avec le dessinateur Patrick Henaff (Le Testament du Capitaine Crown, Soleil).

Après avoir remporté un tournoi international de poker au Casino de Montréal, Steve Valois est sollicité par Erica Landry, une joueuse compulsive qui a misé et perdu son propre fils au jeu. Ce dernier, un prodigieux joueur de dix ans, est sous la garde d’un baron du crime qui fait fortune grâce à lui. Pour aider Erica à récupérer son fils Antoine, Steve devra délaisser les tables luxueuses du casino pour celle des pires tripots de la ville. Ce jeu dangereux lui permettra-t-il de s’infiltrer chez le parrain de Montréal ? Antoine et Steve s’en sortiront-ils vivants ? C’est là le thriller que nous proposent Poirier et Henaff.

Street Poker – Par Pierre Poirier et Patrick Henaff – Glénat Québec
©Henaff, Poirier et Glénat Québec

Si, avec Street Poker, les auteurs nous plongent dans un univers fascinant, il est dommage que ceux-ci n’aient pas été en mesure d’en exploiter tout le potentiel : les nombreux clichés témoignent d’un scénario prévisible et quelque peu maladroit. L’intérêt de cet album vient plutôt vient de son côté anecdotique puisque sa sortie nord-américaine coïncide avec la victoire du Québécois Jonathan Duhamel au dernier Championnat du monde de poker, à Las Vegas. De même, les lecteurs les plus attentifs remarqueront qu’Alec Manchesky, le fils du patron de la mafia russe, ressemble étrangement à Alex Kovalev, hockeyeur russe et ancienne étoile du Canadien de Montréal.

Bref, Street Poker reste un ouvrage léger et relativement divertissant, mais sans plus.

(par Marianne St-Jacques)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

  Un commentaire ?