Une Enquête du Commissaire Crémèr – T1 : Crémèr et le maillon faible de Sumatra – Par Vandermeulen & Casanave – Dargaud.

9 mars 2008 3
  • {{David Vandermeulen}} s’est octroyé une pause dans sa biographie dessinée de [Fritz Haber->2963] pour réaliser une charmante aventure policière ironique, parodique et décalée mettant en scène un commissaire inspiré par celui qui a prêté ses traits au commissaire Maigret pendant plus de cinquante épisodes à la télévision.

Le Commissaire Crémèr est en vacances ! Il profite avec oisiveté d’une croisière maritime. Le policier comble son temps libre d’une part en discutant avec des notables de la théorie de l’évolution et, d’autre part, en empêchant sa chienne Jessica d’avoir des relations « contre-nature » avec un magnifique Danois. Alors que le navire longe les côtes de Sumatra, une avarie vient interrompre la quiétude des passagers. Certains d’entre eux décident de se dégourdir les jambes sur l’île.

Le docteur Erasmus Schrewbury trouve la mort suite à la chute d’un arbre. L’assistant du commissaire s’aperçoit que ce décès est loin d’être accidentel. L’arbre a été abattu à coups de hache. Il n’en faut pas moins pour que le commissaire décide de mener l’enquête. Il trouve dans un buisson un singe portant une hache. C’est probablement le petit hominidé qu’avait découvert Erasmus Schrewbury cinquante ans auparavant. Crémèr est heureux, il tient son coupable…

Les auteurs s’amusent à parodier les codes de la bande dessinée classique dans cette Enquête du Commissaire Crémèr. Le dessin nerveux de Casanave va à l’essentiel, et déconstruit les codes d’un style classique. Les auteurs nous baladent dans leurs rêveries philosophiques tout en usant avec ironie d’un matériau hautement affectif. Jouissif ;

(par Nicolas Anspach)

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3 Messages :
  • De toutes les BD lues récemment, probablement celle qui m’a laissé le plus pantois. Les auteurs semblent dénoncer l’esprit capitaliste et colonnialiste. Avec un ton aussi désinvolte et une action aussi poussive, ils ne font que pisser dans un violon tandis que le lecteur s’ennuie ferme. A ranger dans la catégorie dommage.

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    • Répondu par jfmal le 13 mars 2008 à  21:13 :

      Nous n’avons pas du lire le même album !
      J’ai trouvé pour ma part que cette enquête du commissaire Crémer est un petit bijou... Selon moi le meilleur album de la collection poisson pilote depuis La sirène des pompiers.

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    • Répondu le 17 mars 2008 à  09:05 :

      En effet, cet album est une grosse déception. Je ne crois pas que Bruno Cremer apprécierait de savoir qu’il prête ses traits et son nom à un personnage aussi ambigü.
      La référence (ou le renvoi) final à Vercors est... inattendu mais ne m’a pas donné envie d’aller chercher plus loin. Au contraire, cet album me laisse un goût amer, j’en sors avec un certain malaise. Je suis même allé le ramener en librairie. Est-ce l’effet voulu par les auteurs ? Que le lecteur se sente mal à l’aise face à cette problématique et au curieux comportements de leurs personnages ?
      J’attendais beaucoup de cette nouvelle "série" mais je ne me précipiterai pas sur le tome 2, s’il existe un jour.
      "De Gaulle à la plage" se veut beaucoup plus simple, mais va beaucoup plus loin. A force de vouloir bluffer le lecteur à l’épate (ici intellectuelle), on finit par le perdre.

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