Will -T4 : C’est vous qui voyez...- par Bianco & Giumento - Soleil

27 mai 2006 0 commentaire
  • Guillaume Bianco nous dépeint par une série de gags les tumultes de la vie d'un éternel ado qui repousse toujours plus loin son entrée dans une vie "d'adulte". Mais pour Will ce quatrième tome est celui des bouleversements.

Autour de Will, ça bouge : Maëva, l’ancienne voisine et nymphomane, est désormais "rangé" avec Seb, son meilleur copain ; Klébert, son obsédé sexuel de chien disparaît ; Francesca le colle de plus en plus près ; heureusement, il reste Lana, sa meilleure amie... qui va l’aider à grandir...

Petite série libertine et délirante, Will devient plus intimiste avec C’est vous qui voyez... Guillaume Bianco a décidé de faire évoluer son sympathique "adu-lescent" et de le confronter à de nouveaux sentiments. Ses hormones répondent (enfin ?) à l’appel de la gente féminine. Rendez-vous compte : Will délaissant sa playstation pour une fille ! L’apprenti jedi, comme il se dénomme lui-même, essaie, tant bien que mal, de comprendre un monde décidément beaucoup trop sérieux et adulte pour lui.
En dehors du "héros", l’autre personnage attachant est sans conteste la grand-mère de Will, véritable Dark Vador de la série. Hors normes, anarchiste, elle représente le côté obscur pour son petit-fils, le harcelant en permanence pour tout et pour rien et affichant sans vergogne son credo : Alcool, Rock’n roll, Drogue et moto (pas de sexe pour Mémé...)

La structure de l’album est basée sur des gags en une page plus ou moins à suivre. Clin d’œil à Gotlib sans doute, une petite bébette clôture les bas de planche et synthétise à sa façon le gag. Les cases, parfois sans contours, sont résolument épurées. Malgré la simplicité du trait, l’auteur s’amuse avec de petits détails en arrière plan...
Les dernières pages augurent encore d’une évolution à venir. Plutôt que de tourner en rond ou d’user en permanence des mêmes ficelles, Bianco fait évoluer sa série. Assurément Will est à découvrir, mais bon, c’est vous qui voyez...

(par Laurent Boileau)

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