Angoulême 2010 : L’hommage aux Tuniques bleues

30 janvier 2010 4 commentaires
  • {Les Tuniques bleues}, la série de {{Raoul Cauvin}} et de {{Willy Lambil}}, est mise à l’honneur sur la place de l’hôtel de ville d’Angoulême. Cette exposition didactique est présentée par le Festival de la BD d’Angoulême, en partenariat avec Unicef.

L’exposition Tuniques Bleues a été inaugurée hier matin par deux cents cinquante enfants angoumoisins, représentant les deux cents cinquante mille enfants-soldats, qui prennent part malgré eux à des conflits à travers le monde. Ceux-ci ont lâché des colombes, symbole de la paix dans le monde, dans le ciel angoumoisin. Jack Lang, ancien ministre de la Culture, était venu assister à l’événement.

Angoulême 2010 : L'hommage aux Tuniques bleues
Blutch & Willy Lambil, une étonnante complicité
© Nicolas Anspach

Peu de temps auparavant, Willy Lambil (dessinateur des Tuniques bleues), Blutch (président de cette édition du festival), Olivier Perrard (directeur des éditions Dupuis), Frank Bondoux (directeur délégué du Festival) et le directeur de Unicef France ont tenu une conférence de presse à l’hôtel de ville d’Angoulême pour expliquer l’importance de l’événement.

Le dessinateur des Tuniques bleues s’est dit heureux que ses personnages, Blutch et Chesterfield, soient associés à cette noble cause. Olivier Perrard, quant à lui, a remercié le Festival d’Angoulême d’avoir rendu un si bel hommage aux Tuniques Bleues, une série qui, malgré le temps, continue à se vendre à 300.000 albums par an (fonds et nouveautés). Depuis la création de la série, en 1968, près de 20 millions d’albums ont été vendus.

Le directeur des éditions Dupuis a souligné qu’en dépit du silence observé par une certaine presse par rapport à cette série, Les Tuniques bleues ravissent encore des milliers de lecteurs grâce à des auteurs qui fournissent leurs planches avec une belle régularité.

L’exposition est gratuite et se tient devant l’hôtel de ville d’Angoulême.

Une expo inaugurée par les enfants et l’Unicef
© Nicolas Anspach

Différents panneaux didactiques et explicatifs présentent la série, le contexte de la Guerre de Sécession, la biographie des auteurs ainsi que les valeurs véhiculées par l’œuvre de Raoul Cauvin et Willy Lambil. Des valeurs qui rejoignent celles de l’Unicef.

Willy Lambil et Christian Christian Marmonnier, le commissaire de l’exposition
© Nicolas Anspach



Willy Lambil, Jocelyne Vanderlinden (Attachée de presse Dupuis) et Francis Groux (Fondateur du Festival de la BD d’Angoulême)
© Nicolas Anspach



Willy Lambil, visiblement heureux de l’accueil de Francis Groux et de l’exposition
© Nicolas Anspach

(par Nicolas Anspach)

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4 Messages :
  • Angoulême 2010 : L’hommage aux Tuniques bleues
    30 janvier 2010 11:55, par Gilles Poussin

    Salut Christian, vieux camarade, et bravo commissaire pour le boulot !

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  • Angoulême 2010 : L’hommage aux Tuniques bleues
    30 janvier 2010 12:34, par marcel

    Je trouve extrêmement sympathique (pour ne pas dire fort intelligent) la passerelle que Blutch établit entre Lambil et lui, réconciliant de fait deux galaxies lointaines en un même monde.
    Depuis des années, il faut subir, le discours dénigrant d’une prétendue "nouvelle BD " qui dans sa grande intelligence n’a pas compris une chose simple ;
    le présent se construit grâce au passé.
    Remarquez, on ne peut pas à la fois se regarder le nombril et regarder l’horizon.

    Mais revenons à Blutch,à qui je souhaite dire ici toute mon admiration, depuis "les aventures de tintin" sa première dans fluide, et toutes ces autres merveilles inspirées et pleines de talent, de vrais livres.
    Monsieur Dayet, la nouvelle bd c’est lui bon sang ! lui seul !

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    • Répondu le 31 janvier 2010 à  11:57 :

      Rendons à César....
      Bravo à Lambil qui a fait évoluer "les tuniques bleues".
      N’oublions cependant pas le "papa" des "tuniques", Salverius , un homme qui a dû se battre pour se faire reconnaître et qui est disparu beaucoup trop tôt.
      Signé : une montoise qui a bien connu sa maman.

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    • Répondu par Al Bert le 31 janvier 2010 à  13:39 :

      C’est bizarre de lire si souvent qu’une "nouvelle" bande dessinée dénigrerait une "ancienne" bande dessinée. Alors qu’il suffit de lire quelques commentaires sur ce site ou sur autres forums pour s’apercevoir que ce sont toujours les amateurs de cette "ancienne" bande dessinée qui tirent à boulets rouges sur la "nouvelle"… Ridicule. À une époque (en gros le début de L’Association du Cheval Sans Tête ou de Jade) créer ces petites structures fut le seul moyen pour toute une génération pour exister, il n’était pas question de formule aussi fumeuse que "se regarder le nombril ou regarder l’horizon".

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