Newsletter ActuaBD

Bételgeuse - T5 : L’Autre - Par Leo - Dargaud

  • {L'Autre} marque la fin du cycle de {Bételgeuse}, mais aussi le dixième album des {Mondes d'Aldébaran}. Douze ans après la création de cet univers, {{Leo}} a réussi à tisser au fil des albums une intrigue de science-fiction intelligente et passionnante, non dénuée de sentiments, dans un monde personnel bâti à la force de son imagination.

Kim et ses compagnons d’infortune survivent dans un abri précaire au cœur d’un canyon de Bételgeuse. Des tensions commencent à naître dans le groupe au bout de ces quelques semaines. Hector est amoureux de Kim, mais celle-ci a plutôt besoin d’une période calme pour oublier sa précédente relation. Maï Lan, quant à elle, est jalouse des sentiments que porte Hector à Kim. L’adolescente le fait savoir à ses deux compagnons...

Une nuit, Kim ressent un appel de la Mantrisse, elle doit descendre à la rivière pour la rencontrer. La Mantrisse se montre agressive à son égard, et elle ne doit sa survie qu’à l’arrivée providentielle d’un inconnu. Celui-ci en sait long sur la vie de Kim, mais aussi sur la Mantrisse. Qui est-il ?

Les explications que distille l’auteur brésilien dans cet album répondent aux interrogations du lecteur au sujet de la Mantrisse. Leo lève le voile sur le mystère du comportement agressif de cette entité à l’égard de certaines personnes, ainsi que sur celui des fameuses gélules que la Mantrisse a données à certains humains, prolongeant ainsi leur vie. L’explication est limpide et logique. Certains lecteurs trouveront sans doute cette partie ennuyante car Leo la traite sous forme de dialogues entre les personnages durant de longues planches, n’y insérant aucune scène d’action pour rendre le tout plus dynamique.

Le cadrage de Leo est efficace. La faune et la flore, sorties de son imaginaire, sont un régal pour les yeux. L’auteur cherche, album après album, à améliorer son style et à gommer ses imperfections. Les expressions des personnages, dans ses précédents albums, étaient parfois figées. Ici, ce n’est plus le cas.

On ne peut qu’attendre, avec une certaine impatience Antarès, le troisième cycle annoncé des Mondes d’Aldébaran.

(par Nicolas Anspach)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
Newsletter ActuaBD