Dans la Nuit - T3 : Profondeurs - par Callède et Denys - Delcourt

2 juin 2005 0 commentaire
  • Le duo Callède/Denys continue à surfer sur la vague BD de terreur et de suspense, façon Stephen King. Mais attention, le mélange des genres demande une maîtrise parfaite, surtout pour un one-shot...

Un ponte de la mafia a tué toute sa famille avant de retourner l’arme contre lui. Désemparée, Sarah, la maîtresse du défunt, trouve refuge dans les bras de Straz, l’inspecteur chargé de l’enquête. Pour ce flic à demi dépressif, l’irruption de cette belle jeune fille est inespérée. Mais derrière le visage angélique de Sarah, une vérité plus sombre, plus cruelle, pourrait bien se dissimuler...

Chaque tome présente une histoire complète, le fil rouge de la série étant incarné par un animateur de radio qui recueille les confessions nocturnes de ses auditeurs. Plutôt original.
Les cinq premières planches, rondement menées, nous entraînent inexorablement vers le cœur de l’album. L’effet recherché fonctionne bien. Le scénariste Joël Callède mélange réalité, folie et fantastique. Pour bâtir son histoire, il s’appuie cette fois-ci un peu plus sur la psychologie et un peu moins sur la terreur. Les couleurs de Hubert renforcent parfaitement le climat glauque du récit. Il choisit une palette assez terne qui sert très bien le dessin de Denys. Le dessinateur a visiblement pris de l’assurance. Ses cadrages et son découpage se sont nettement améliorés. Le ton est vif et aucun temps mort ne vient perturber la continuité du récit.
Et puis patatras... La fin est un peu décevante. Parti pour être un bon polar psychologique, la touche fantastique apportée au scénario fonctionne moyennement et laisse le lecteur un peu sur sa faim.
Dommage, ce troisième album de la série Dans la nuit méritait mieux.

(par Laurent Boileau)

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