Deadpool Max : Un Penchant pour la violence – Par David Lapham & Kyle Baker – Panini Comics

18 avril 2012 2 commentaires
  • Deadpool, toujours au top dans le cœur des lecteurs, revient dans une nouvelle série, Deadpool max. Épaulé par l'agent Bob, transfuge de l'Hydra, notre héros exécute les basses œuvres du gouvernement américain.

Deadpool est engagé pour couper les dernières têtes pensante de l’Hydra. Épaulé par Bob, personnage récurrent depuis la période Dark Reign, ils multiplient les missions impossibles qui les amènent dans des situations improbables dans la plus pure tradition de la geste marvelienne.

Disons-le d’entrée, la construction scénaristique de cette série semble être la résultante d’une improbable loterie d’idées incongrues.

David Lapham, qui a pourtant travaillé sur la série Punisher Max, atteint ici le fond. Nous vous faisions part il y a quelques temps que ces gags de Deadpool sur les pancakes ou sur la nourriture mexicaine, méta-commentaires d’un boulot visiblement alimentaire. Ici, c’est un humour noir navrant qui affecte une histoire que le saupoudrage de scènes olé olé pour ados attardés ne sauve guère.

Nos espoirs sont définitivement balayés lorsque l’ont découvre le travail graphique de Kyle Baker, pourtant bon d’habitude. Approximations, colorisation au raz des pâquerettes, encrage bâclé, sur-utilisation des tampons photoshop... C’est décevant.

Cette série ravira les fans "so smart" de Wade Wilson, mais les autres passeront clairement leur chemin.

Deadpool Max : Un Penchant pour la violence – Par David Lapham & Kyle Baker – Panini Comics
(C) Marvel/Kyle Baker

(par Antoine Boudet)

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2 Messages :
  • Bonjour.
    Je ne peux me prononcer sur l’histoire dans sa globalité car je n’ai pas encore trouvé l’énergie pour la lire.
    Je me demande encore si certaines scènes me ferons rire nerveusement ou tout simplement pleurer.
    Pour autant, puisque j’ai vu beaucoup de pages sur le net, je ne suis pas d’ accord avec ce que vous dites sur le travail de Kyle Baker.
    Kyle Baker est un artiste toujours en mouvement, toujours en recherche. Il peut échouer plus souvent qu’à son tour mais, justement, parce qu’il ne se contente pas de répéter.
    Le fait d’être en constante recherche n’en fait pas pour autant l’artiste le plus innovant qui soit. Je le trouve dans cette histoire un peu trop sous l’influence de Miller et c’est peut- être là que le bas blesse.
    Mais vraiment, il faut arrêter avec ces arguments sur le caractère bâclé d’un travail.
    Ce n’est pas important. La bande dessinée (le comics encore plus) est un art populaire, il n’a aucune raison de s’appesantir sur quoi que ce soit. Si rien ne l’en empêche, rien ne l’y oblige....
    Je pense en plus que dans ce cas précis vous confondez « bâclé » et « grande vitesse d’exécution ». Pour ma part, je trouve ce travail extrêmement réfléchi même si il est évident que la vitesse d’exécution est assez grande.

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    • Répondu par Frank Biancarelli. le 19 avril 2012 à  12:02 :

      ...je trouve ce travail extrêmement réfléchi même si il est évident que la vitesse d’exécution est assez grande.

      Je voulais dire par là que le temps de gestation me semble avoir été très importatnt et que dans votre critique vous semblez passer ce dernier par pertes et profis.

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