Happy Project T4 - Par Hirokazu Ochiai - Soleil Manga

25 mars 2015 0 commentaire
  • Quatrième et dernier volume de {Happy Project} : l'occasion d'effectuer un habile dénouement? Pas du tout! Déroutant et assez vain, cette conclusion manque globalement son objet. Une déception.

Alors que l’on avait apprécié les premier et deuxième tomes de Happy Project, le troisième nous avait semblé marquer le pas. On attendait donc avec intérêt le dernier volume pour voir comment Hirokazu Ochiai allait dénouer le fil de ses intrigues amoureuses. On en sera pour nos frais puisque ce dernier volume ne consacre qu’un chapitre au dénouement.

Un seul chapitre, pour une résolution faible et frustrante, sans aucune intensité dramatique ou presque : un comble pour ce type d’histoire. Tous les protagonistes semblent heureux de renoncer à leurs rêves, à leurs aspirations à plus de liberté dans un monde cadenassé par les lois des parents. Respect des codes et règles, même injustes, soumission au choix des adultes : leur horizon consiste à gagner leur majorité tout en demeurant enfant. Le contraire en fin de compte de ce que promettait l’intrigue de base de Happy Project.

Un seul chapitre, donc, pour constater le renoncement. Et le reste du volume alors ? De nouveaux personnages, un nouveau Happy Project, de nouvelles romances...

Mais toutes les règles de vie qui façonnaient la particularité du dispositif sont oubliées au profit d’un dilemme amoureux adoptant une approche économique et sociale. Le héros aborde son happy project non pas pour découvrir l’âme sœur mais pour s’extraire de la misère en trouvant un bon parti, à la manière de l’antagoniste de la première aventure, Kotone.

Seul intérêt de la chose, à nos yeux : ce développement, sous forme de marivaudage amoureux, repose sur un procédé similaire à celui du Jeu de l’amour et du hasard et ouvre ainsi un retournement final sympathique. Mais au-delà de cela, on ne saisit pas pourquoi l’intrigue principale a été ainsi sacrifiée au profit d’une nouvelle au final assez vaine. Quel dommage, surtout au regard des possibilités ouvertes par les deux premiers tomes.

(par Aurélien Pigeat)

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