L’Intelligence Artificielle peut produire des bandes dessinées.

1er avril 2019 9 commentaires
  • C’est une des surprises de la visite officielle du président chinois Xi Jinping en Europe et en France, révélée par le ministre de la culture Franck Riester : les Chinois ont mis au point un logiciel pour générer des bandes dessinées avec l’Intelligence Artificielle.

Alors que l’Europe, avec le rapport Voss, parachève une directive aux fins d’introduire un dispositif pour favoriser une rémunération plus juste et équitable des auteurs et des ayants droits, dont les œuvres sont massivement exploitées sur les grandes plateformes en ligne, l’ancien rapporteur des projets de loi Hadopi 1 et 2 sous Sarkozy, artisan de la mise en place de l’autorité antipiratage, l’a appris incidemment lors du dîner d’État avec l’homme fort de la Chine : l’Empire du Milieu serait en train de mettre au point une production complètement robotisée de bandes dessinées.

« Ils ont mis dans un logiciel les scénarios de plus de 10 000 mangas japonais : situations, storytellings, dialogues… et, avec un système de mots-clés, il peut générer de façon aléatoire des récits parfaitement étonnants en termes de caractérisation et de péripéties, nous dit un des conseillers du ministre. Pour l’aspect graphique, ils ont enregistré des millions de dessins générés sur des tablettes qui peuvent donner les bases d’un découpage très abouti du récit qui demande, jusqu’à présent, juste quelques retouches de la part des graphistes. L’avantage objectif de cette production, c’est qu’elle ne risque pas d’enfreindre les règles de bienséance imposées par le parti... » Le logiciel est déjà en application pour la production de modes d’emploi à usage militaire et est en cours d’expérimentation dans l’éducation nationale.

L'Intelligence Artificielle peut produire des bandes dessinées.
L’Intelligence Articielle en BD, ça existe, mais jusqu’à présent, c’était seulement un sujet...
"La petite Bédéthèque des Savoirs - Fantasmes et réalités Tome 1 : L’Intelligence artificielle" par Marion Montaigne et Jean-Noël Lafargue © Le Lombard

Autre avantage insigne de cette production : les histoires ainsi produites appartiennent au gouvernement avec tous les droits qui en découlent : adaptations cinématographiques, merchandising… Les Chinois qui ont compris les avantages du « Soft Power » ne sont pas opposés à céder leur savoir-faire aux Occidentaux : Amazon, YouTube, Marvel/Disney, DC Comics/Warner, le Danois Egmont ou encore Média-Participations ont d’ores et déjà montré leur intérêt pour cette technologie qui se passerait des auteurs.

« Encore une invention des requins de la finance  » clame-t-on du côté de L’Association des Auteurs de Bande Dessinée qui a aussitôt interpellé le ministre pour que ce logiciel soit interdit au niveau européen. Le slogan «  Pas d’auteur, pas de livre ! » est-il en train d’être dépassé par la technologie ? De là à ce que la critique elle-même soit générée par des robots, et la boucle sera bouclée. « C’est de l’inintelligence artificielle !  » a rageusement commenté, Laurent Turpin porte-parole de L’Association des Journalistes et des Critiques de Bande Dessinée qui s’est également montrée très préoccupée par le sujet.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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IL N’EST PAS FRAIS MON POISSON ?

Évidemment, certains d’entre vous ont senti l’odeur de la marée en lisant la date du jour : rien de tout cela n’est vrai. Que les malheureuses victimes de notre plaisanterie nous pardonnent, ce n’était qu’un poisson d’avril...

 
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