"La Bombe" et "Les Damnés de la Commune" lauréats du premier prix de la bande dessinée « Les Galons de la BD »

8 avril 2021 10
  • Deux lauréats de ce nouveau prix créé par le ministère des armées ont été désignés le mardi 6 avril dernier. Deux titres biens connus de nos lecteurs récompensés pour leurs qualités graphiques et d’écriture sur le fait militaire.

Le grand prix a donc été décerné à Alcante, LF Bollée et Denis Rodier pour La Bombe. Paru en 2020 chez Glénat, c’était l’un des grand coups de cœur de l’année 2020 sur ActuaBD, le jury indique considérer cet ouvrage comme « Indispensable pour cerner la genèse et les enjeux de l’arme atomique. Il salue notamment son accessibilité : les auteurs ont réussi à faire d’un sujet complexe un récit passionnant. » Pour rappel, le livre racontait les débuts de la recherche atomique et les premières expérimentations létales liées à cette énergie. Ce prix s’accompagne d’une dotation d’un montant de 6000€.

Les jurés ont également désigné Les Damnés de la commune de Raphaël Meyssan (Delcourt) pour le prix Histoire, une série qui raconte l’insurrection de Paris en 1871. Servi par un dessin inspiré par les gravures de l’époque, c’est un documentaire soigneusement détaillé sur le sujet. Bien qu’historiquement contestable, cette série a fait l’objet d’un film d’animation produit par la chaîne Arte qui a eu une bonne réception.

"La Bombe" et "Les Damnés de la Commune" lauréats du premier prix de la bande dessinée « Les Galons de la BD »

En plus de ces deux distinctions, le jury accorde une mention spéciale à « Napoléon doit mourir » de Jean-Baptiste Bourgois (Sarbacane) pour « son ton décalé et son invitation poétique à la rêverie autant qu’à la réflexion sur l’art du commandement ».

Cette première édition des « Galons de la BD » était riche d’une diversité impressionnante. Un angle original et peu courant pour un genre très présent pourtant dans les catalogues de bande dessinée.

Une cérémonie de remise des prix prix aura lieu dès que la situation sanitaire le permettra en présence de madame Florence Parly, ministre des armées et de madame Geneviève Darrieussecq ministre déléguée.

(par François RISSEL)

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À lire sur Actuabd.com :
- La chronique de "La Bombe"

 
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10 Messages :
  • Quand on connait le rôle de l’armée française dans les massacres contre la Commune de Paris, ce prix est d’un cynisme immonde, abject, totalement dégueulasse.

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    • Répondu par tiens ! voilà du boudin, din, din, din le 9 avril à  10:12 :

      Tout à fait d’accord avec vous, de plus quand on sait que la france vend des armes en veux, en voilà à des pays pas spécialement recommandables, on rit jaune

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      • Répondu par hugfr le 10 avril à  14:10 :

        Si encore la France ne faisait que vendre des armes... Mais elle apprend aussi aux belligérants, enfin à ceux qui ont les moyens de payer et pas que leur peau à mettre en gage, à les utiliser. Le dernier article de la revue dessinée sur la formation, y compris sur le territoire français, des soldats saoudiens impliqués dans la guerre au Yémen est éloquent... Particulièrement quand on le met en relief de dernier rapport dénonçant le rôle de la France au Rwanda !

        ... Aucun doute que ce prix décerné par des miloufs a pour objectif de prendre un recul aussi critique que salutaire sur toutes ces forfaitures et pas du tout pour redorer le blason de l’armée avec une jolie petite militaire aux yeux remplis d’amour. C’est bien connu l’armée ça prend un e parce que c’est avant tout une histoire de femmes qui jettent des pétales de rose sur leur chemin pour ramener la paix, défendre la culture et la compréhension entre les peuples.

        Ça me fout la gerbe ! Pauvres auteurs de BD qui n’ont rien demandé...
        Comment il disait Einstein ? "La pire des institutions grégaires se prénomme l’armée. Je la hais. Si un homme peut éprouver quelque plaisir à défiler en rang et aux sons d’une musique, je méprise cet homme... Il ne mérite pas un cerveau humain puisqu’une moelle épinière le satisfait."

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    • Répondu par le 10 avril à  22:43 :

      Je vous invite à lire la réaction de l’auteur de ce magnifique livre à l’annonce de son prix.
      https://www.meyssan.com/a145?fbclid=IwAR00XD7zIUNrG5atK6amt-pp8Z3cir4-0zgqQ51XGcmQY1k_Jz0zSedefK8

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      • Répondu par hugfr le 11 avril à  07:56 :

        « il montre le fort attachement au sein même de l’armée aux principes défendus dans ce livre »
        Je ne fais pas un copier/coller de l’ensemble du texte, uniquement de sa conclusion qui me semble synthétiser le propos de l’auteur, que je ne partage pas. Je trouve ça assez hypocrite de parler des valeurs humanistes de la grande muette avec les même personnes qui organisent le commerce des armes et l’affectation des formateurs directement issus de ses rangs ! On peut gloser autant qu’on veut entre gens de bonne compagnie pendant que les massacres continuent. Mais tant qu’on tient pas la machette, on est innocent, c’est ça l’idée ?

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  • Ce prix est une formidable initiative, tant les BD sur l’univers militaire sont devenues omniprésentes dans le paysage de l’édition depuis plus de dix ans. Sans parler des deux guerres mondiales largement mise en avant, l’épopée Napoléonienne, bon nombre de séries ont apportées un éclairages nouveau sur des conflits moins connus du grand public, comme par exemple l’excellent "Sauvage" de Meynet, ou encore les somptueux "La honte et l’oubli" et "Lao Wai". Des séries où l’on se régale dans la reconstitution historique. J’aurais également une pensée pour Koeniguer, dont l’incroyable travail de documentation fait de son œuvre un incontournable de la BD Militaire.

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  • Il y a une erreur dans votre article ; le dessin des "Damnés de la Commune" n’est pas "inspiré" par les faits de l’époque, mais ce sont des gravures de l’époque qui ont été utilisés pour constituer les planches.

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    • Répondu par Phildar le 9 avril à  10:28 :

      C’est quelqu’un qui met un S à mille (pourtant invariable) qui vous signale une erreur... LOL !

      Et puis il n’y a pas d’erreur, puisque le dessin des "Damnés de la Commune" et donc les gravures de l’époque sont bien inspirées par les faits historiques.

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      • Répondu par Milles Sabords le 9 avril à  12:22 :

        Et "Phildar", c’est parce-que vous tricotez vous-même vos pulls ? Lol !
        Relisez l’article : "Servi par un dessin inspiré par les gravures de l’époque"... Cette phrase donne l’impression que les planches ont été dessiné à la manière des gravures de l’époque, alors que l’auteur a réussi un superbe tour de force en recyclant toutes ces gravures sous forme de collage/montage. Il n’a pas dessiné les planches. De plus, ce prix vient honorer le travail didactique d’auteurs qui rendent plus accessible au public certains sujets et non pas glorifier les boucheries guerrières ou la politique militaire de la France sur la scène internationale.

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  • Servi par un dessin inspiré par les gravures de l’époque

    Le dessin n’est pas inspiré par les gravures de l’époque, le livre est entièrement composé d’authentiques gravures de l’époque, Raphaël Meyssan n’a rien dessiné lui-même, c’est un travail de montage.

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