Le Pavillon des hommes, T3 - Par Fumi Yoshinaga - Kana

16 avril 2010 1 commentaire
  • Si les hommes venaient à disparaitre à cause d'une mystérieuse maladie, comment s'organiserait le pays ? C'est la question que pose Fumi Yoshinaga dans cette uchronie où les femmes ont pris le pouvoir. L'auteur nous montre ici que intrigue politique et véritable amour se marient à merveille, sur fond de bouleversement historique.

Iemitsu et Arikoto vivent pleinement leur amour, mais depuis un an, la jeune femme n’a toujours pas eu d’héritiers. Kasuga no Tsubone demande alors au favori du shogun de la convaincre de prendre un autre homme dans son lit. Pour faciliter la transition, elle a d’ailleurs recruté un nouveau membre pour le pavillon, le jeune Sutezô, qui ressemble trait pour trait à Arikoto. Ce dernier accepte la demande de la nourrice, afin de sauver le pays et la lignée des Tokugawa.
Parallèlement, l’épidémie de variole continue de menacer le Japon. Les hommes sont de plus en plus rares, tandis que les femmes ont repris les commerces en ville et commencent à les remplacer aux champs. Même les nobles ne savent plus comment protéger leur héritage et certains vont même jusqu’à déguiser leur fille en garçon.

Le pavillon des hommes prend un tournant plus politique. La jeune Iemitsu est devenue une femme confiante et intelligente qui s’intéresse à l’avenir de son pays. Elle se montre plus fin stratège que ce à quoi ses conseillers s’attendaient et s’attire leur respect. Avec l’épidémie de variole qui se poursuit, elle doit prendre de grandes décisions et le Japon va connaître sa plus grande mutation.

Pour autant, l’histoire d’amour n’est pas oubliée, mais, au contraire, approfondie. Iemitsu a mûri et la douloureuse épreuve que lui a imposée Kasuga no Tsubone n’a fait que renforcer ses sentiments. Comme si on voyait Iemitsu à travers les yeux de Arikoto, la jeune femme nous apparait belle et forte.

Le trait fin et sans chichi de Fumi Yoshinaga sert à merveille ce manga mêlant histoire, amour, intrigue politique et drame.

(par Stéphanie Francqueville)

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