Les Corsaires d’Alcibiade - T1 : Élites Secrètes - Par Liberge et Filippi - Dupuis

15 novembre 2004 0 commentaire
  • Ça ressemble à un comic français. On y retrouve un peu l'ambiance de {La Ligue des Gentlemen Extraordinaires}. Ou d'un {Jules Verne}. Mécaniques futuristes, jolies filles, action et suspens, tous les ingrédients d'un succès sont là. La mayonnaise a-t-elle pris ?

Nous sommes en 1825. Peter est cambrioleur à Londres. Alors qu’il finit d’ouvrir le coffre d’une demeure endormie, il se retrouve face à des hommes masqués qui, eux aussi, fouillent la maison et l’entraînent avec eux.
Mike, étudiant, est également cette nuit-là en pleine progression nocturne... pour rejoindre la fenêtre de Mademoiselle Ewitt, lorsqu’un groupe d’hommes masqués l’immobilise, grâce à d’étranges aiguilles. Il s’endort aussitôt. Lydia, bras droit d’un patron de la pègre, s’aperçoit que leur refuge est cerné par les forces de l’ordre.

La bataille fait rage, et Lydia ne doit son salut qu’à l’intervention inopinée de mystérieux hommes masqués. Curtis est étudiant et Maryline est la fille du gardien de l’école. Ils viennent de découvrir la solution de l’énigme affichée au tableau de l’école qui les a menés à un passage secret. Ils s’engouffrent alors dans le sombre tunnel.

Le lendemain, tous les cinq se retrouvent dans un lieu inconnu, conviés à participer au stage de sélection d’une école pas comme les autres ! Pourquoi ont-ils été choisis ? Dans quel but ? Aucun d’entre eux ne se doute qu’ils quittent pour longtemps leurs vies plutôt tranquilles, au regard des aventures qui les attendent.

Nous parlions des ingrédients du succès. Mais il ne suffit pas toujours de les avoir pour assurer une réussite totale. Le dessin de cette nouvelle série, assuré par un Eric Liberge que l’on a connu plus sombre dans ses Monsieur Mardi-Gras Descendres, est vraiment superbe. À vrai dire, très différent de ce que l’on connaissait de lui, mais ce n’est pas pour nous déplaire.
Mis en valeur par de très belles couleurs, le graphisme est vraiment très attirant et devrait séduire de nombreux lecteurs.

Le scénario part d’une excellente idée. Mais ce premier tome reste un peu confus : difficile de s’y retrouver au début avec ces cinq personnages que l’on rencontre trop vite dans des scènes courtes qui interagissent. À l’inverse, on ne voit pas toujours très bien où l’auteur veut en venir dans certaines longues, très longues séquences de poursuites. Cependant, il faut attendre le tome 2 pour voir comment tout cela va évoluer. Filippi est un excellent scénariste, et son récent Ethan Ringler (dont nous reparlerons) est là pour le prouver. On ne peut donc que souhaiter bonne chance à cette nouvelle série de la collection Empreintes.

(par JLM)

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