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Les Fils de La Louve - T1 : La Louve de Mars - Par Weber & Pasarin - Le Lombard

  • Véritable polygraphe, le journaliste {{Patrick Weber}} fut rédacteur-en-chef de différentes revues belges dont le célèbre Télé-Moustique. Il est également romancier et biographe. Après avoir publié le premier tome de {[Novikov->2276]} (aux Humanoïdes Associés), il signe aujourd'hui le scénario {Des Fils de la Louve}, une nouvelle série qui nous conte la vie d'un de nos contemporains, brusquement plongé dans la Rome Antique.

Luca Marini étudie l’archéologie. Dans le cadre de sa formation, il visite les réserves d’un musée romain. Il remarque un sigle (une gueule de louve serrant un glaive entre les crocs) sur une statue antique et s’interroge sur sa signification. Quelques heures plus tard, il croise dans une rue une jeune femme portant le même signe en pendentif. Cette coïncidence pour le moins étrange l’incite à s’en approcher. Une premier contact qui finira par une belle nuit d’amour ! Mais la nuit achevée, le jeune homme se réveille en l’an 44 avant Jésus-Christ.

Fort heureusement, grâce à sa formation, Luca est familier des us et coutumes de l’époque et s’adapte facilement à ce mode de vie. Bien que nostalgique de sa vie vécue dans la Rome civilisée du vingt-et-unième siècle, il a envie de profiter du mieux qu’il peut de cette expérience... Mais voilà qu’il découvre que son protecteur et employeur, un sénateur, est mêlé à une étrange société secrète. Celle-ci honore la Louve, mère nourricière de Rome, en lui sacrifiant des nouveaux-nés. Le groupe aspire à un changement politique qui passerait par le meurtre de César ! Luca surprend l’une des réunions secrètes des comploteurs et ses ennuis ne font que commencer.

Patrick Weber signe un scénario entretenant le suspense jusqu’à la dernière séquence, étonnante, de l’album. Luca, le personnage principal, est profondément attachant. Il semble dans un premier temps subir les événements, avant de tenter de vouloir changer le cours de l’histoire. Il veut rien de moins que sauver César du poignard de Brutus et de ses acolytes !

Le style graphique de Pasarin, parfois peu expressif, illustre à propos cette histoire. Le dessinateur se révèle être, comme Jacques Martin, évident modèle de cette série, un excellent créateur de décors. Difficile pour le néophyte de savoir si ses représentations de la Rome antique sont d’une fidélité à toute épreuve, mais on s’y croirait ! Le brio du scénario de Weber fait le reste, et on est plutôt captivé par cette nouvelle variation sur le thème du paradoxe spatio-temporel.

(par Nicolas Anspach)

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