Les Olives Noires T3 - Tu ne mangeras pas le chevreau dans le lait de sa mère - Sfar et Guibert - Dupuis

18 février 2003 0 commentaire
  • Le troisième épisode des Olives Noires nous plonge dans le Jérusalem de l'époque des Romains. Mais si les personnages parlent finalement comme on le ferait de nos jours, c'est parce que ce qui y est décrit est toujours d'actualité deux mille ans plus tard : sexe, révolte, esclavage, jeux du cirque, bagarre, racisme, religion, tout est passé en revue avec brio.

Le destin d’un petit garçon juif, il y a 2000 ans...
"- Où veux-tu vivre ?
Les Olives Noires T3 - Tu ne mangeras pas le chevreau dans le lait de sa mère - Sfar et Guibert - Dupuis Dans la terre d’Israël.
- Peux-tu l’habiter tout entière à toi tout seul ?
- Mon peuple le peut.
- Non. Tu dois te demander concrètement où tu veux vivre. Ça veut dire sur quelle pierre, dans quelle vallée. Et là, il y a de la place pour les Romains et toi."
Alors que Gamaliel, toujours accompagné de Josué, arrive aux portes de Jérusalem à la recherche de son père, la révolte gronde dans la ville, secouée par une vague d’attentats contre les Romains. Dans ce climat de tension extrême où tout peut exploser d’un moment à l’autre, Gamaliel, insouciant, se rend aux jeux du cirque...

Avec ce troisième volume de la série "Les Olives noires", Joann Sfar et Emmanuel Guibert nous font revivre l’histoire de la terre d’Israël d’il y a 2000 ans et donnent à leur bouleversante saga une dimension supplémentaire. La galerie des personnages s’enrichit de figures toutes plus marquantes les unes que les autres. Joann Sfar et Emmanuel Guibert évoquent à travers eux des problèmes terriblement actuels.

(par JLM)

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C’est un peu difficile de parler de cet album d’auteurs souvent cités comme faisant partie de "la nouvelle bande dessinée". En effet, certains passages font penser à du Lauzier, qui faisait aussi partie de la nouvelle bande dessinée, mais dans les années septante. D’autres passages me font penser à … Benjamin Rabier, qui créait déjà dans les années trente de la bande dessinée qui ressemblait plus à des fables philosophiques ou à des pamphlets bien sentis qu’à des bandes dessinées pour la jeunesse. Ce qui n’enlève rien à la qualité de cet album, bien entendu, même si certains passages me semblent un peu trop faciles, un peu trop convenus. Evidemment, à force d’être cité partout en exemple, ce qui était innovant devient classique par la force des choses. Ne boudons donc pas notre plaisir.

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