Les libraires indépendants de France s’unissent contre Amazon

27 novembre 2019 21 commentaires
  • Face au géant du commerce électronique en ligne Amazon, 2 500 libraires indépendants de France se sont unis sous la bannière de Lalibrairie.com.

Amazon, c’est merveilleux. Une grande quantité de produits (presque) toujours disponibles à des prix discountés (limités à 5% grâce à la Loi Lang) et une rapidité de livraison comme on en voit peu. On comprend alors sans difficulté le succès rencontré par l’entreprise de Jeff Bezos. Mais si l’on s’intéresse aux conséquences de la politique industrielle de la multinationale, on peut y trouver à redire.

Car le prix à payer pour que vous puissiez recevoir rapidement et à moindre coût votre commande se fait au détriment de nombreux emplois, si l’on en croit L’Obs, de l’environnement, des salariés d’Amazon et même de l’éthique. Sans oublier qu’Amazon est aujourd’hui un champion de "l’optimisation fiscale". La présence d’Amazon au salon Livre-Paris faisait d’ailleurs grincer quelques dents, d’autant que certains ouvrages promus sur celui-ci représentent « une certaine littérature » pas toujours fréquentable.

Les libraires indépendants de France s'unissent contre Amazon
Marsault au top des ventes sur le stand Amazon.
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Philippe Geluck suppliait d’ailleurs récemment ses lecteurs d’acheter ses albums en librairie.. Il faut dire que la librairie américaine en ligne progresse chaque année, atteignant selon les secteurs jusqu’à 15% du marché du livre en France, au détriment de nombreux libraires indépendants.

La réplique des libraires de France

Créée en 2009, Lalibrairie.com. apparaît comme une alternative séduisante à la méga-corporation américaine. Cette plateforme de vente en ligne regroupe aujourd’hui 2 500 libraires indépendants à travers toute la France.

Ce site internet propose aux acheteurs de commander un album en ligne et de le récupérer en librairie, dans un commerce de proximité ou directement chez soi. Le client doit cependant participer aux frais de port qui peuvent aller de 50 centimes à 4,00 €. La commande est traitée à 100% par la librairie en ligne qui affiche aujourd’hui près de 300 000 références disponibles en 24h00.

Dans une interview donnée à L’Info Durable, Georges-Marc Habib, président de la Générale Librest, société propriétaire de lalibrairie.com, rzconte son projet : « Nous sommes une petite entreprise : la Générale Librest est une petite PMA avec moins de vingt salariés. Nous sommes installés sur le territoire français, nous payons nos salariés qui sont tous en CDI à temps complet et nous leur versons des primes en fonction de nos résultats. Nous sommes inscrits dans une vision sociale de ce que doit être une entreprise, responsable vis-à-vis des gens avec qui elle travaille." Il dit vouloir "recréer du lien social, plutôt que de l’évasion fiscale… »

Bien évidemment, Lalibrairie.com ne peut décemment pas offrir un service équivalant à celui d’Amazon, mais à quoi bon ? En a-t-on vraiment besoin et peut-on vraiment proposer de tels services en respectant les normes sociales et écologiques ? Certainement pas.

Il faut reconsidérer notre manière de consommer et de produire, car même s’il est attrayant de payer à moindre frais son produit et de le recevoir rapidement, il faut comprendre que cela représente un coût sociétal trop important pour être ignoré, même si cela peut permettre de recevoir son colis le mardi plutôt que le jeudi...

Et Amazon sur ActuaBD nous direz-vous ? C’est actuellement l’une de nos trois options d’affiliation. La première étant BDFugue. Notre option n’est pas de boycotter qui que ce soit, jamais. Nous gardons Amazon parce que nous avons près de 100 000 lecteurs uniques par mois et que nos lecteurs habitant Austin (au Texas) ou Buenos Aires n’ont pas accès aux sites français. Cela ne nous empêche pas de donner notre opinion.

Voir en ligne : Lalibrairie.com

(par Vincent SAVI)

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
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21 Messages :
  • "Et Amazon sur ActuaBD nous direz-vous ? C’est actuellement l’une de nos trois options d’affiliation. La première étant BDFugue. Notre option n’est pas de boycotter qui que ce soit, jamais. Nous gardons Amazon parce que nous avons près de 100 000 lecteurs uniques par mois et que nos lecteurs habitant Austin (au Texas) ou Buenos Aires n’ont pas accès aux sites français. Cela ne nous empêche pas de donner notre opinion."

    Hypocrites !
    Rien à foutre des conséquences du moment que ça rapporte. C’est la devise de l’ultra-libéralisme.

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 27 novembre à  09:41 :

      Cela ne vous dérange apparemment pas de surfer gratuitement en venant chercher sur ce site les informations qui vous intéressent. L’hypocrisie d’ailleurs se niche souvent dans les posts de contributeurs anonymes.

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      • Répondu le 27 novembre à  12:01 :

        J’assume mon hypocrisie parce qu’elle est volontaire. Mais vous, vous cherchez à justifier la vôtre avec un dernier paragraphe assez médiocre. Dites plutôt que l’ultra-libéralisme de Jeff Bezos, avec sa création destructrice schumpterienne, ne fera revenir personne en arrière et qu’il faut inventer autre chose. La force des libraires, ce ne sont pas les algorithmes mais l’humain. Ce que fait Amazon, Uber, Netflix… le font aussi. Et ce qu’ils font à échelle internationale et cybernétique, les neo-libéraux le faisaient à plus petite échelle , en n’utilisant que le monde physique. Comment enrayer l’ultra-libéralisme ? Je n’en sais rien sauf que nous en profitons tous hypocritement en prétendant le contraire.

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        • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 27 novembre à  13:10 :

          Assumez votre hypocrisie, et votre vacuité aussi. Tout ce que vous dites est du rabâchage convenu et formaté qui tourne en boucle. C’est juste de la mauvaise humeur consumériste à courte vue. Ce n’est apparemment pas sur vous que l’on doit compter pour construire le monde de demain.

          Nous soutenons l’action des libraires indépendants, dont acte par cet article.

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          • Répondu le 27 novembre à  13:39 :

            Vous soutenez tout et son contraire. D’un côté vous faites de la pub pour les libraires indépendants et de l’autre, un lien vers Amazon et un autre vers FNAC.

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      • Répondu par Hug le 29 novembre à  12:55 :

        "Cela ne vous dérange apparemment pas de surfer gratuitement"

        Ce genre de réponse ne fait qu’à affirmer votre propension à vous foutre de la gueule de vos lecteurs. Il y a un adage simple : si c’est gratuit, c’est que la marchandise c’est toi !

        Alors ne nous faites pas croire que vous vivez d’amour et d’eau fraiche et que le trafic sur un site comme actuabd n’est pas monétisé d’une manière ou d’une autre que ce soit très directement par la vente de placards publicitaires ou plus indirectement comme argument d’autorité / légitimité de la part des responsables éditoriaux et chroniqueurs d’actuabd dans le monde de la BD.

        Et pour en revenir au fond du sujet, mettre en avant Amazon sur votre site est honteux et une injure envers le média que vous défendez par ailleurs. Vos arguments pour justifier l’injustifiable ne sont qu’un aménagement intellectuel qui ne vous fait pas honneur, mais rien ne vous empêche de corriger le tir ! Tout le monde à le droit de faire des erreurs. En revanche, s’entêter malgré les incohérences confine à la bêtise.

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        • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 29 novembre à  13:29 :

          Ce genre de réponse ne fait qu’à affirmer votre propension à vous foutre de la gueule de vos lecteurs. Il y a un adage simple : si c’est gratuit, c’est que la marchandise c’est toi !

          D’abord, nous nous foutons jamais de la gueule de nos lecteurs. En revanche, les gougnafiers de votre espèce, on s’en passerait bien. Vous n’avez aucune idée de la façon dont nous travaillons. D’ailleurs, vous n’avez pas d’idée. Juste des adages à la con, gratuits à n’en pas douter.

          Alors ne nous faites pas croire que vous vivez d’amour et d’eau fraiche et que le trafic sur un site comme actuabd n’est pas monétisé d’une manière ou d’une autre que ce soit très directement par la vente de placards publicitaires ou plus indirectement comme argument d’autorité / légitimité de la part des responsables éditoriaux et chroniqueurs d’actuabd dans le monde de la BD.

          Vous n’en savez rien. Depuis sa création, ActuaBD arrive à équilibrer ses comptes et ne gagne pas d’argent. Tous nos contributeurs sont bénévoles. Là sont les faits, bien loin de vos fantasmes.

          Et pour en revenir au fond du sujet, mettre en avant Amazon sur votre site est honteux et une injure envers le média que vous défendez par ailleurs.

          Encore un argument d’autorité, un de vos adages abrutis. Oui, nous essayons de monétiser notre audience, oui nous rendons service à nos lecteurs, surtout ceux éloignés des centres urbains, en faisant en sorte qu’ils puissent se procurer les livres. Oui, nous offrons plusieurs options dont celle d’Amazon. Vos bêlements idéologiques n’y changeront rien. Si Amazon était si néfaste, contrevenait à la loi, on l’interdirait. C’est peut-être nécessaire, c’est peut-être votre combat, mais ce n’est pas le nôtre.

          Vos arguments pour justifier l’injustifiable ne sont qu’un aménagement intellectuel qui ne vous fait pas honneur, mais rien ne vous empêche de corriger le tir ! Tout le monde à le droit de faire des erreurs. En revanche, s’entêter malgré les incohérences confine à la bêtise.

          Nous allons user du même registre sémantique que vous : allez vous faire foutre, nous ne boycotterons personne.

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  • Par curiosite, je viens d’aller sur le site de LaLibrairie pour chercher un livre que je pense m’offrir pour Noel, le DOOM PATROL SILVER AGE OMNIBUS de DC (en anglais). Le resultat est tres curieux.
    Prix LaLibrairie : 160 Euros
    Par comparaison,
    prix Amazon.fr : 75 Euros
    prix fnac.com : 64 euros
    prix bookdepository.com : 64 euros
    Quelqu’un peut m’expliquer ?

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    • Répondu par Vincent SAVI le 27 novembre à  10:13 :

      Je viens de recherche cet album sur Lalibrairie.com, et il ne le proposent pas à la vente, comment avez-vous trouvé ce résultat ?

      Ils proposent par contre bien les récents volumes publiés chez Urban Comics (et au bon tarif).

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      • Répondu par JC Lebourdais le 27 novembre à  11:28 :

        recherche : livres en langues etrangeres
        selection langue anglais
        zone de recherche DOOM PATROL OMNIBUS
        le Silver Age a 134 euros, le Bronze age a 164

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        • Répondu par JC Lebourdais le 27 novembre à  11:34 :

          Lien (enlevez les blancs)
          http s ://www.lalibrairie. com /livres/livres-en-langues-etrangeres/doom-patrol—the-bronze-age-omnibus_A36917262_9781401298838.html ?ctx=a4a316b51e63bd9c24eba4b10090f004

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          • Répondu par Vincent SAVI le 27 novembre à  11:38 :

            Cela doit très certainement être une question de frais de port. S’ils n’ont pas de stock en France, ni de vendeur partenaire, faire venir un bouquin de 3 kilos des États-Unis peut vite devenir très cher. En particulier si, comme ils le disent en interview, ils privilégient des partenaires éco-responsables et éthiques, ce qui peut bien souvent faire grimper les coups.

            Je vais me renseigner sur ce sujet.

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            • Répondu par JC Lebourdais le 27 novembre à  11:47 :

              Sans doute.
              Je serai curieux de savoir d’ou vient une si grande disparite.

              Sachant qu’au final, faute de le trouver sur le bon coin, je l’acheterai probablement ici :
              https://www.ebay .fr/itm/ Drake-Arnold-Haney-Bob-Pr-Doom-Patrol-The-Silver-Age-1-BOOK-NEUF/173822880916 ?hash=item2878a6ac94:g:PEQAAOSwGdtcfngl
              Donc le capitalisme imperialiste est victorieux une fois de plus :(
              C’est triste.

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    • Répondu par Henri Khanan le 27 novembre à  11:51 :

      Je ne vois pas ce que l’on peut vous expliquer, Monsieur Lebourdais, vous devriez savoir que la loi Lang ne concerne que les ouvrages édités en français. La libre concurrence s’applique sur tous les livres étrangers, d’où les écarts de prix constatés. On va voir maintenant qui préfère le bas prix chez un ogre ultralibéral ou le prix élevé (mais avec une livraison très lente !) pour soutenir le sympathique libraire indé... qui ceci dit dit utilise la même fiche descriptive qu’amazon (matériel gracieusement fourni par l’éditeur).
      Ceci dit, vous auriez moins de disparités si vous cherchiez un livre récent (moins de deux ans) en français.

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  • Rebelote,
    Dans ma jeunesse, il y avait dans la ville proche des libraires, spécialistes ou non puis est arrivé la FNAC, approche agressive, volume, choix... en une décennie quasiment toutes les librairie, disquaires etc.. ont fermées et notre choix se limitaient alors à la FNAC et un résistant grâce à ses activités annexes (papeteries...). On a alors critiqué la FNAC comme on critique Amazon.

    Aujourd’hui Amazon. Alors oui ils sont d’outre atlantique, des pratiques plus que douteuse, optimisation fiscale, ultra pollution avec la livraison de colis en un jours....
    Moi locavore avant que le terme n’existe, client de ce mastodonte oui mais pourquoi. Tout simplement parce qu’il n’y a pas d’autre choix potable autour de moi. Que dire de la FNAC (ville de 70000 têtes) ou le choix en BD est plus maigre que ma propre bibliothèque, que passer une commande en magasin me donne la migraine...
    Alors oui, stop à Amazon, mais pour cela arrêter de se plaindre et agir. Sachant que la France à plutôt tendance à se plaindre et quand on se rend compte que ça n’intéresse personne on commence a agir...trop tard.
    Très belle initiative, mais peut être déjà un peu tard.
    En tout cas je soutiendrais en espérant que ce ne soit pas un pétard mouillé.

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  • Bonjour,

    Dans les tentatives françaises de lutter face au géant Amazon, vous passez aussi complètement à côté de www.culture.leclerc, le site des Espaces Culturels, qui pour le coup sont eux aussi des libraires indépendants, unis au sein du mouvement Leclerc. Et là pas de tour de passe-passe fiscal, tous les emplois et les magasins sont bien en France.

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    • Répondu par Henri Khanan le 27 novembre à  20:05 :

      D’accord, mais les Espaces culturels Leclerc ont bénéficié (comme Auchan et Carrefour) du CICE.Une émission récente d’Elise Lucet sur ce sujet !

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  • Ah, enfin...

    La petite librairie locale, c’est charmant mais quand on y entre c’est souvent pour y trouver une chose précise et bien souvent, on ne la trouve pas, mais comment leur en vouloir quand il y a des millions de références ? Même une FNAC parisienne ne peut pas tout avoir en stock.

    La ou le problème se posait est que bien souvent quand on demandait la possibilité de commander c’était le plus souvent "on ne fait pas ça chez nous" ou "vous vous croyez à la ville ?"

    Entre parenthèse, ce genre de remarque je l’ai eu aussi dans des boutiques de vêtements, d’accessoires ou de meubles.

    Alors forcément en rentrant, on allait sur Amazon ou la FNAC et tant pis pour le libraire de village éclairé à la bougie.

    Comme quoi si les grosses enseignes ont une part de responsabilité dnas la disparition des points de vente, le petit commerce en a aussi.

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    • Répondu le 29 novembre à  09:26 :

      Vous n’avez aucune idée de la marge que sont obligé de prendre les petits libraires et celle que prend FNAC ou Amazon. La remise que font les éditeurs, vous ne sabvez pas ce que c’est. Le prix qu’il y a sur un livre, vous ne savez pas à quoi il correspond réellement suivant qui vous le vend.
      D’autre part, vous n’avez aucune idée de la distribution. Les petits libraires ne font pas de colis de dimanche et en cette période de préparations de cadeaux de Noël, Amazon monopolise les livreurs.
      Alors oui, comme à l’époque où Leclerc braillait "et la vie moins chère", c’était certes moins cher pour le consommateur mais pas payé à sa juste valeur pour le producteur. Amazon n’a fait que pousser la machine plus loin. Tellement pas cher que celui qui bosse pour vous livre à l’heure est un esclave qui ne tient pas trois mois. En achetant chez Amazon, vous permettez à un ogre ultra-libéral d’exploiter la misère humaine. Il flingue et le métier de libraire et ses employés et tout l’équilibre économique entre producteur-distributeur-vendeur-acheteur. En achetant sur Amazon, vous dites oui à l’ultra-libéralisme. C’est-à-dire à chacun pour sa gueule et après moi le déluge.

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      • Répondu par paul k le 5 décembre à  15:40 :

        n’oubliez pas que le libraire est un manutentionnaire aigri qui sous prétexte qu’il a une connaissance édulcorée des critiques de Télérama ou du Masque et la Plume donne des leçons aux éditeurs sur leur catalogue et choisit comme un vulgaire boutiquier, les diffuseurs qui lui offrent la meilleure remise.
        Les petits éditeurs ne remercieront jamais assez Amazon des les avoir sauvé d’un désastre économique orchestré par une engeance protégée par le loi Lang. Le libraire ne prend aucun RISQUE. C’est tout pépère, tout tout mou, alors il accueille plus le client en l’insultant, non il va lui conseiller un bon petit livre où pépère aura la meilleure remise de son diffuseur/ distributeur. Honnêtement, le client final, il en a rien a péter, il lui a vendu le dernier livre de Madame Trierweiler en se bouchant le nez et rarement il fera l’effort de faire découvrir un livre différent
        Dailleurs comment un libraire peut-il faire faillite ?
        A tout moment, il peut renvoyer les livres et se faire rembourser ? Son seul problème à gérer... comme n’importe quelle boite...la trésorerie.
        Ensuite, quant il a fait faillite, parce que pépère connait pas bien les chiffres et Amazon le grand méchant l’a tué et ben il se retrouve..représentant chez un diffuseur/ distributeur.
        Elle est pas belle la vie !

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