Marie Antoinette - La Reine fantôme - Par Rodolphe & Goetzinger - Dargaud

25 septembre 2011 1 commentaire
  • {{Rodolphe}} et {{Annie Goetzinger}} évoquent ensemble Marie-Antoinette ; ou plutôt son fantôme qui fait son apparition dans les années 1930 pour hanter avec douceur la vie d’une peintre, Maud de Brunhoe. Un récit romanesque où se mélange le fantastique et la grande Histoire sur fond de conflit pour un héritage familial, délicatement mis en images par Annie Goetzinger.

Maud de Brunhoe, peintre et veuve d’un notable, est invitée chez un couple d’amis en Normandie. Le temps y est exécrable, et les loisirs sont plutôt réduits.

Pour combler l’ennui, Maud est initiée au spiritisme. Elle est plutôt récalcitrante à faire tourner les tables, à invoquer les esprits. Son éducation fait qu’elle ne peut refuser, qu’elle accepte de se plier à cette séance particulière.

Alors qu’elle entre en transes, Maud reçoit une visite inattendue : une femme se manifeste, et pas n’importe laquelle : rien moins que… Marie-Antoinette ! Le fantôme de la dernière reine de France ne la quitte plus et se fait de plus en plus présent au fil des semaines. L’âme de la reine a besoin de l’aide de Maud pour retrouver son corps. Après avoir été guillotiné, sa dépouille avait été jetée dans une fosse commune. Les ossements qui reposent dans la Basilique de Saint-Denis ne sont donc pas les siens. Marie-Antoinette ne retrouvera le repos éternel que lorsque sa dépouille reposera dans un endroit qui lui est cher.

Marie Antoinette - La Reine fantôme - Par Rodolphe & Goetzinger - Dargaud
(c) Rodolphe, Goetzinger & Dargaud.

Rodolphe s’est emparé de la thèse d’une hypothétique supercherie qui entoure la découverte du corps de Marie-Antoinette dans la fosse commune de la Madeleine et de son transfert à la Basilique de Saint-Denis. Une rumeur prétendit que les restes découverts n’étaient pas ceux de la Reine.

Rodolphe se sert de cette zone d’ombre pour nous raconter une délicieuse histoire de fantôme. Avec Annie Goetzinger, il nous plonge dans la France bourgeoise du milieu des années 1930 pour ce récit d’atmosphère.

Le trait délicat et sensible de la dessinatrice s’anime de couleurs légères, lumineuses et douçâtres, correspondant bien aux ambiances de ce récit.

(par Nicolas Anspach)

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Lire une interview de Rodolphe : "J’écris pour essayer de comprendre ce qu’est la vie !" (mai 2011).

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