Narvalo - T1 : Mercenaires princiers - par Yann & Juszezak - Dargaud

9 septembre 2005 0
  • Cette nouvelle série de {{Yann}} est dans la lignée de "{Wayne Shelton}" ou "{Insiders}". Le scénariste à l'imagination fertile sert un album qui laisse un peu le lecteur sur sa faim. La recette peut encore s'améliorer...

Narvalo et son groupe de mercenaires sont embauchés pour protéger un paradis fiscal (la Principauté de Zeeland) juché sur une plate-forme en mer du nord, en dehors des eaux territoriales des Pays-bas. Le prince Akim Cey est à la tête de ce premier territoire du cyberespace totalement indépendant. Les secrets bancaires attisent bien des convoitises : dès la première nuit, Narvalo et son équipe doivent repousser l’assaut d’un commando armé. C’est alors que la Hollande décide de repousser tout simplement la limite de ses eaux territoriales, englobant de la sorte la principauté sous sa juridiction. La plate-forme est évacuée en toute hâte. Destination : une autre cité lacustre indépendante, Orlando, uniquement peuplée de femmes...

La recette de Narvalo :

Narvalo - T1 : Mercenaires princiers - par Yann & Juszezak - Dargaud Prenez au départ un scénariste au talent reconnu : Yann (Les innommables, Pin-up, Tigresse blanche...) ;
- Demandez-lui de créer, après 10 ans d’abstention, un héros masculin dans la lignée (revendiquée) d’un Bernard Prince ;
- Trouvez un nom qui sonne bien : Narvalo (à ne pas confondre avec Navarro) ;
- Ajoutez le réalisme et la précision graphique d’Erik Juszezak ;
- Bien mélanger ;
- Rythmez votre récit, entrecoupez-le de flash-back éclairant la face cachée de votre héros ;
- Opposez une forte tête (mais belle nana) à Narvalo, mais donnez-lui des coéquipiers charismatiques ;
- Surprenez votre lecteur en éliminant dès la 7ème planche (paix à son âme) une des "coéquipières" du héros ;
- Saupoudrez votre histoire de joutes verbales qui parfois valent leur pesant de cacahouètes ;
- Ajoutez de l’action, des combats, des rebondissements dans votre histoire ;
- Exigez un dessin sans aucune fausse note ;
- Garnissez le tout du talent d’un coloriste (Jean-Jacques Chagnaud).

Pour ne pas rendre l’ensemble indigeste, attention :
- à la qualité d’impression, elle pourrait dénaturer les couleurs ;
- à ne pas trop en faire, cela pourrait décrédibiliser le récit ;
- à ne pas donner une psychologie trop caricaturale à vos personnages .

N’hésitez pas à regoûter au deuxième tome pour avoir un avis définitif sur le plat.

(par Laurent Boileau)

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