Tomi Ungerer : « Je dis toujours que je suis un existentialiste. »

23 septembre 2009 29 commentaires
  • Auteur jeunesse et graphiste de rayonnement mondial, l’Alsacien de naissance et Irlandais d’adoption Tomi Ungerer fait actuellement l’objet d’une incontournable exposition à la galerie Martel (Paris)… Ce grand artiste lit-il des BD?

Tomi Ungerer a produit environ 150 ouvrages, plus de 500 affiches et des milliers de dessins satiriques ou érotiques, exposés pour certains à la galerie Martel (Paris). Pacifiste et humaniste tendance existentialiste, volontiers grinçant et surtout très fier du particularisme hérité de son Alsace natale, il conserve en toutes circonstances sa liberté de ton, y compris quand il s’exprime à propos de la bande dessinée.

Quels sont vos goûts en matière de bande dessinée et est-ce que celle-ci a pu influencer votre travail et votre œuvre de graphiste ?

Eh bien, écoutez, comme tout petit enfant alsacien, j’ai très tôt été exposé à Wilhelm Busch, évidemment ! C’est sans doute l’une de mes plus grandes influences. Quand j’étais petit, nous n’avions pas d’argent. Mais nous avions un gentil jeune voisin qui, chaque dimanche, venait me déposer Cœurs Vaillants et Le Journal de Mickey. Donc, j’étais influencé par les bandes dessinées de Walt Disney. Et, n’oubliez pas que, grâce à ce premier journal qui publiait « Tintin et Milou », avant l’arrivée des Allemands, j’étais déjà exposé à Hergé. Je me rappelle que, je crois, à l’époque, c’était Le Sceptre d’Ottokar qui sortait. Puis, les Allemands sont donc venus. Et j’ai dû attendre que la guerre se termine pour connaître la fin de la bande dessinée. Voilà ! Il m’a fallu quatre ans pour finir un livre : c’est la plus longue lecture de ma vie !

Tomi Ungerer : « Je dis toujours que je suis un existentialiste. »

Je crois que vous lisiez aussi L’Espiègle Lili et Les Pieds Nickelés ?

Oh, la, la ! Merci de me le rappeler ! Il ne faut pas oublier non plus que, né en 1931, j’étais bien plus jeune que mon frère et mes sœurs : j’ai donc hérité de leurs volumes, reliés à l’époque. Nous avions un volume des Pieds Nickelés. Alors là, c’est une expérience littéraire, n’est-ce pas ? Ce que j’aime beaucoup avec Les Pieds Nickelés c’est que le texte était situé en bas, sous l’image. Moi, personnellement, ce qui me dérange dans la bande dessinée, c’est d’avoir de tels talents de dessinateurs et que l’image soit « bousillée » par le ballon, avec le texte dedans. Quand je vois ces grands artistes, supérieurs à tout ce que je fais, dans la bande dessinée française, je voudrais que chaque dessin soit en pleine page, et sans ce sacré ballon qui vienne se promener pour me gâcher tout le truc au niveau graphique ! Alors Les Pieds Nickelés, c’était bien parce que le texte était en bas. On lisait en dessous, et il y avait l’image au-dessus.

La bande dessinée américaine n’aurait-elle pas pu vous influencer également ? Notamment à partir de 1956 et votre installation à New York, avec soixante dollars en poche et une cantine remplie de dessins, selon la légende…

Je n’ai jamais été influencé en quoi que ce soit par les bandes dessinées américaines !… C’est vide… C’est… Au contraire, j’ai toujours fait une grande différence entre les bandes dessinées et les Supermen et les Batmen, et tous ces trucs là… Ça me fait même dégueuler ! Ah oui, carrément !… À l’époque, non, pas du tout… J’étais même anti-bande dessinée justement. Je pense que, quand même, avec la bande dessinée, tout est presque décidé. C’est à dire qu’elle ne laisse plus rien à l’imagination : tout est déjà présenté, le texte ou le truc, par les successions… Vous comprenez, moi j’ai été élevé avec des ouvrages qui étaient illustrés. Entre deux illustrations, il y a quatre pages où l’on raconte des histoires. Alors, il y a toute l’imagination qui travaille. Or, dans la bande dessinée, il n’y a plus de place pour l’imagination.

Livre d'autoportraits

Ces fameux ouvrages illustrés, s’agissait-il de Gustave Doré ou de Samivel ?

Oui. Ainsi que de Benjamin Rabier. Alors là, on parle de la petite enfance.

L’imagier Hansi, de votre Alsace natale, a-t-il compté aussi ?

Alors, ça, non alors ! Le fascisme… Comme illustrateur, c’est très bien. Mais, à part ça, c’est de la pédophilie folklorique !

Vous qui pratiquez le mariage du texte et de l’image dans vos livres d’auteur jeunesse, existe-t-il, à votre avis, un mode de narration qui serait propre à la bande dessinée ?

Mais, alors là, j’en reviens aux Pieds Nickelés. Je pense que… Moi, je trouve dommage… Parce qu’il y a une grande différence entre la bande dessinée américaine et la bande dessinée en France. C’est que la plus grande partie des dessinateurs de bandes dessinées en France sont de vrais artistes ! Qui vous plongent dans une atmosphère. Ce sont des mecs que j’admire ! Souvent autant par l’histoire que… Bon, évidemment, il y en a que je préfère… Et il y en a aussi que je n’aime pas du tout ! Mais, quand même, il y a une grande différence intellectuelle. C’est un procédé intellectuel. C’est une culture…

Parmi les grands thèmes que vous traitez, ce qui frappe, c’est votre goût pour la nature, enrichi d’une passion pour la botanique ; votre respect pour tout ce qui est vivant ; voire, à la lecture de vos autobiographies, votre pacifisme. Ce dernier étant forcément induit par votre expérience de la Deuxième Guerre mondiale ?

Oui. Vous savez, j’ai vu la guerre comme enfant ! La poche de Colmar… J’ai vu la guerre comme un soldat ! Alors, évidemment, petit, je me suis tout de suite rendu compte des mensonges d’un Hansi. De cet affreux… vous savez… chauvinisme. J’ai été élevé dans un chauvinisme français. Ma mère était chauvine… Alors, tout ça, pour me rendre compte, tout petit, qu’il y avait des gens de bien partout ! Et que dans chacun, finalement, entre le bien et le mal, il y a quelque chose qui est bien plus intéressant : c’est le no man’s land entre le bien et le mal ! Où le bien apprend à rigoler avec le mal et où le mal apprend un petit peu à s’améliorer…

Les expériences accumulées lors de votre jeunesse, relativement difficile, ont aussi, semble-t-il, conditionné vos engagements ultérieurs ?

Absolument ! Complètement ! C’est à dire que, je peux dire que, à l’âge de douze ans, treize ans, j’étais déjà ce que je suis maintenant. J’ai gardé les mêmes aversions, les mêmes colères, les mêmes dégoûts… Même au niveau religieux. J’ai été élevé de façon très puritaine. Mais je n’ai jamais eu la grâce : le jour de ma confirmation, je suis sorti de l’église, je n’ai jamais pris l’hostie et le vin ! Vous voyez ce que je veux dire… Donc, j’ai toujours gardé… Mais, à la clef de tout cela, ce qui m’ouvre toutes les portes, c’est quand même le respect ! C’est à dire que j’ai le respect de toutes les religions ; tant qu’il n’y a pas de fanatisme, d’extrémisme.

Ces mêmes expériences de jeunesse ont déterminé chez vous un certain existentialisme et, plus que cela, une vision anarchisante, satirique et grinçante, dotée d’un recul sur le monde, une distance salutaire entretenue envers lui ?

Je n’ai rien à ajouter à ce que vous dites ! Je dis toujours que je suis un existentialiste. Et je m’identifie à certains personnages en particulier dans la littérature : deux héros auxquels je m’identifie. Il s’agit du soldat Chvéïk de Jarolslav Hašek. Et puis, c’est l’Étranger de Camus… Pas l’Étranger de Camus… Oui, peut-être, si. Mais surtout le docteur Rieux de La Peste, n’est-ce pas ?… Même quand on ne peut rien changer, on peut toujours faire quelque chose ! Et ça, il faut le faire ! Il y a une chose à laquelle je me refuse, c’est l’espoir. Il n’y a rien de pire que les illusions. L’espoir, c’est peut-être nécessaire pour des gens. Mais, alors, c’est toujours une invitation à la désillusion. Alors, pourquoi ne pas prendre la réalité en face pour ce qu’elle est ? Et, peut-être un petit peu la malmener, peut-être la modeler, peut-être lui donner une nouvelle forme. En fin de compte, je pense qu’il faut, quand même, garder ses pieds sur les épaules…

Toujours sur le registre de l’engagement, je suis admiratif de votre travail, notamment, comme affichiste, en particulier aux États-Unis. Les choses que vous avez faites contre la ségrégation raciale ou la Guerre du Viêt-Nam, par exemple…

Ah oui ! Tout ça… Je continue avec l’affiche. Mais il y en a moins de nos jours… Cela m’avait attiré de gros ennuis. J’ai finalement été kidnappé par le FBI !… Ça, c’est dans mon prochain bouquin !… Dans un prochain volume : vous savez, j’ai inventé un petit peu cette formule des autobiographies illustrées, avec des documents, des dessins, toutes ces choses… Bon, voilà !…

Citoyen du monde et polyglotte, vous avez résidé à New York, en Nouvelle-Écosse (Canada) ou, actuellement, en Irlande (Eire). Je suppose que vous devez donc prendre plaisir à être publié en de nombreuses langues dont, bien sûr, l’allemand et le français ?

J’habite l’Irlande depuis trente-quatre ans. C’est mon pays d’adoption !… Et, écoutez, j’ai été publié en vingt-huit langues. Car, il y a de petites langues, vous savez ! Pas simplement de grandes langues comme les nôtres. Il y a de petits pays aussi. Ainsi, je ne peux pas dire que je sois traduit en espagnol. Mais je suis traduit en catalan ! En France, je suis traduit en breton. Vous voyez ce que je veux dire !... Alors, si vous ajoutez toutes les identités, ça en fait pas mal, quand même !

Vous êtes également un fervent partisan de la construction européenne ?

Ah oui ! Ça, je me suis battu pour le franco-allemand !… Vous savez, quand je suis arrivé en Irlande, voilà trente-trois ou trente-quatre ans, à l’époque je recevais encore des lettres anonymes du style : « Sale Boche, si tu reviens en France, on va te descendre ! »… Maintenant, les idées pour lesquelles je me suis battu sont acceptées. Comme je l’ai déjà dit dans d’autres interviews : « Je préfère une barricade à un embouteillage ». Il faut toujours que je puisse… Même pour l’Alsace : le dialecte alsacien n’est toujours pas reconnu par la France et je relance une campagne cet automne, qui va s’appeler : « Alsace Agonie ». Et le dessin pour ça, c’est une Alsacienne qui soulève sa jupe et qui montre ses fesses, avec une cocarde dessus ! Donc, ça recommence toujours. Comme ça, je me suis dit que, si une Alsacienne a une cocarde sur le cul, on ne va pas lui donner des coups de pied… Le Français ne va pas donner de coups de pied à sa cocarde !

Oeuvre érotique

En définitive, votre Heimat, votre petit pays natal, a toujours été l’Alsace…

Absolument ! Oui, oui ! Je continue à me battre pour ma petite province et pour l’Europe. Il y a toujours de quoi faire !

Quelles sont, selon vous, les spécificités de la Weltanschauung [conception, perception du monde] qui se révèlerait propre aux Alsaciens, vos compatriotes ?

Weltanschauung, c’est un mot irremplaçable ! C’est comme… Vous savez, il y a des mots comme : la condition humaine. C’est à dire que des mots comme la condition humaine, on ne peut pas les traduire dans une autre langue. C’est strictement français ! Il faut dire la condition humaine tout comme on dit Weltanschauung, ou bien Weltschmerz [la douleur du monde]. C’est le mal du monde. Et ça, je le porte comme Christ porte sa croix ! La Weltanschauung, c’est une forme d’humanisme en fin de compte. La mise en vue du monde, littéralement… Finalement, la meilleure façon de le traduire en français c’est, comme vous le suggérez, la conception, perception du monde.

Pour ce qui concerne la Weltanschauung qui serait propre aux Alsaciens, je dirais d’abord que nous avons horreur de la violence. Et, plus encore, nous avons horreur de l’arrogance. Vous pouvez venir de France, d’Allemagne ou de n’importe où. Si vous n’êtes pas arrogant : vous êtes adapté et adopté ! Adapté et adopté. Nous avons les Alsaciens de couche et les Alsaciens de souche, n’est-ce pas ? Nous avons ceux qui viennent chez nous. S’ils essayent de nous comprendre, évidemment qu’ils sont accueillis ! Mais je crois que c’est le problème de toutes les minorités. Toutes les minorités ont cette allergie. Cette allergie à l’encontre de l’arrogance ! J’ai raconté déjà que, pour les Anglais qui sont arrogants, là, il me suffit de trois mots pour le déceler. Pour faire sauter de sa selle un Anglais, je lui demande : Are you Irish ?. Est-ce que vous êtes Irlandais ?… Ça, il s’agit d’un de ces trucs standards avec moi ! Ça fait partie de mes « recettes »… Are you Irish ?… Un Irlandais ne pourrait pas le faire. Parce que lui, il le saurait. Tu vois ce que je veux dire !… Moi, je parle le français avec un accent allemand, l’allemand avec un accent français. Puis, en anglais, ça change, hein ! Si je suis avec des amis juifs new-yorkais, je retrouve l’accent juif new-yorkais, etc. l’Alsacien est essentiellement « caméléoniste » : il s’adapte facilement à tous les autres milieux. C’est historique ! On a dû s’adapter aux Français, s’adapter aux Allemands…

Englishman...

Les Anglais ont d’ailleurs cette si désobligeante expression pour marquer leur mépris de l’Irlandais : The usual Paddy in the smog

Ah oui, absolument ! Oui ! [Rires.] Décidément, vous êtes sympathique !…

Depuis 1975, vous avez fait d’importants dons, notamment de dessins et de votre fameuse collection de jouets anciens, aux institutions muséales alsaciennes et à ce qui est devenu, en 2007, le Musée Tomi Ungerer, Centre international de l’Illustration, de Strasbourg ?

Oui, j’ai mon musée à moi. Mais, pour les jouets, il en faudra un deuxième : ce sera un centre pédagogique où les enfants viendront fréquenter des ateliers et où ils pourront s’inspirer des jouets. J’espère que je vais encore voir cela de mon vivant !

En tant qu’auteur jeunesse, vous avez été durablement très motivé par, je cite : « La volonté de choquer, faire sauter les clivages et les tabous, mettre les normes à l’envers ». Persistez-vous ?

Absolument ! D’ailleurs, les enfants adorent ça ! On ne les laisse pas faire et on ne les laisse pas dire. Même si les enfants ont un potentiel de la vérité. Il faut toujours dire la vérité aux enfants !… Je dis que les enfants savent d’où viennent les bébés. Mais ils ne savent pas d’où viennent les adultes. C’est ce que je dis toujours !

Grenouilles polissonnes

Vous êtes même allé plus loin dans le contournement ou la négation de certains clivages, comme le fait que vous soyez un auteur jeunesse célèbre et, en même temps, à l’origine d’une œuvre érotique importante…

Ah oui, oui, complètement ! Pour moi, je ne pouvais pas faire tout le temps la même chose. Je suis trop ludique pour cela. Et ça m’ennuierait. Il faut que je passe d’une chose à l’autre. Tout ce qui me passe par la tête. Et puis, un point c’est tout !

Propos recueillis par Florian Rubis.

(par Florian Rubis)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Exposition Tomi Ungerer
Galerie Martel
17, rue Martel 75010 Paris

Du 18 septembre au 31 octobre 2009, du mardi au samedi, de 14 h 30 à 19 h

Œuvres en vente : de 1 500 à 22 OOO euros

www.galeriemartel.com

Les Trois Brigands – par Tomi Ungerer – L’École des loisirs – 40 pages, 13 euros

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En médaillon : autoportrait en Saint-Sébastien de Tomi Ungerer. Photo : © 2009 Florian Rubis. Pour toutes les illustrations : © Tomi Ungerer

 
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29 Messages :
  • Merci pour cette trèèèèès interessante interview ...

    J’ai rarement (jamais ? ) lu sur ActuaBd un entretien aussi long, pertinent , cultivé-sans-être-pédant ,où la lecture des questions comme des réponses est un véritable plaisir

    Mr Florian Rubis , merci ,pour ce compte-rendu de votre rencontre avec Ungerer !

    ... les prochains "interviouweurs" vont devoir s’accrocher ,parce que la comparaison avec leurs traditionnels questions/réponses promo-téléphonés fait vraiment mal...

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  • Ce vieux pornocrate est un effroyable réactionnaire, et quelle condescendance alors qu’il est inculte en matière de bande dessinée. Voilà 60 ans qu’il fait des dessins démodés de 50 ans, alors ça plait aux snobs et décideurs des ministères, mais quelle oeuvre médiocre !

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    • Répondu par Lil’ le 23 septembre 2009 à  20:24 :

      Quelle "oeuvre médiocre" ?

      ... tant de nuance dans le jugement , c’est admirable,vraiment ,espèce d’Âne(onyme)

      Entre Ungerer qui serait "réac" (quel mot bien commode pour désigner ceux qui ne bêlent pas dans le sens du courant ), et un bonhomme qui vient cracher son venin sur des forums bd ,sans signer, ( mais qui doit être ’achement moderne-avant-gardiste-précurseur-de-son-temps ,c’est sûr...) , le plus méprisable est sans conteste...

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      • Répondu par Oncle Francois : souvenons-nous ENSEMBLE ! le 24 septembre 2009 à  13:42 :

        Vous avez bien raison, ce forum est truffé d’anes onimes, incultes et pour qui l’echange standard du cerveau constituerait une phase importante d’évolution. On trouve d’excellentes cervelles de veau chez le boucher, ce n’est pas très cher et constitue un bon investissement !!

        Pour revenir à Tomi Ungerer, il s’agit d’un graphiste exceptionnel. Je dois dire que j’apprécie surtout ses dessins érotiques (notamment son étonnant Fornicon, paru chez Pauvert ou Losfeld, si je ne m’abuse ??). Je suppose que c’est ce que lui reprochent ses détracteurs à l’esprit bien coincé dans le politiquement et culturellement correct d’aujourd’hui. Il a dessiné des femmes nues, donc c’est un vilain phallocrate (commentaire habituel des féministes aigries qui ne voient pas plus loin que le bout de leur vilain nez). Ne pas oublier qu’il y avait déjà des dessins de femmes sur les murs des grottes de Lascaux !!

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    • Répondu par Alex le 23 septembre 2009 à  22:08 :

      Je vous en prie, développez... Votre point de vue est intéressant car il est certain que les dessins de Mr Ungerer déclenchent les réactions les plus violentes. Donc...

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      • Répondu par askellig le 24 septembre 2009 à  07:14 :

        Pour ma part ils declechent surtout, humour, sourire, joie et tendresse.

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        • Répondu par Alex le 24 septembre 2009 à  23:18 :

          Ben oui, en principe. Mais lisez donc les interventions des participants "éclairés" sur ce forum. Éclairés... oui, de vrais lumières ! Excusez mon cynisme mais je n’en attendais pas moins.

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          • Répondu par Geoffroy l’escaladeur de montagne du net (pas du tout anonyme (...) le 25 septembre 2009 à  03:31 :

            Ah ? Parce qu’il suffit d’inscrire un pseudo stupide (genre Alex, Lil’, oncle François ou askellig)dans la case "Votre nom (ou pseudonyme)" pour ne pas être anonyme ? Je vois que les snobs affectionnant le vieux Tomi sont de sortie.

            Geoffroy l’escaladeur de montagne du net (pas du tout anonyme donc)

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    • Répondu par ANNIMAGE le 8 décembre 2011 à  19:26 :

      Si vous aviez la curiosité (c’est l’intelligence du coeur) d’aller voir de plus près l’oeuvre de Tomi Ungerer vous changeriez d’avis. Pour ma part, en regardant les choses de loin, je n’aimais pas trop les dessins de Tomi Ungerer, et puis je suis allée voir de plus près et j’ai compris : c’est un homme libre, un vrai ! qui clame ses idées haut et fort sans hypocrisie et avec une efficacité incroyable ! C’est le "poil à gratter" qui oblige les gens à se gratter là où ça dérange ! C’est un sâle gosse de génie ! Il est "fresch" (insolent en Alsacien) et bien loin du politiquement correct et c’est très bien !
      Alors vous qui avez la critique si facile enlevez la peau de saucisson que vous avez devant les yeux : Dans le midi de la France on a un mots pour les rabat-joie coincés qui regardent le monde avec condescendance et qui n’ont pas une once d’ouverture d’esprit. On appelle ça avec une formule très fleurie : des "culs cousus" (cul c’est pas un gros mot, même les bouteilles en ont un !). Eh oui notre monde en compte tout plein... et c’est ça qui empêche de voir loin, ils nous cachent l’horizon... tournez vous m’ssieurs dame, pour avancer c’est dans l’autre sens !

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  • les Supermen et les Batmen, et tous ces trucs là… Ça me fait même dégueuler ! Ah oui, carrément !…

    Mais quel vieux con !!! Les Kirby, Romita Jr peuvent lui en remontrer graphiquement, ils sont carrément la catégorie au dessus, et Stan Lee est mille fois au dessus de son pauvre talent de raconteur d’historiettes minables.
    Si ça le fait "dégueuler" c’est sûrement parce que ça le met face à sa pauvreté de création face à ses génies. Qu’il retourne faire mumuse avec ses tutures, et qu’il ne parle pas de ce qu’il ne connait pas.

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    • Répondu par Alex le 25 septembre 2009 à  02:22 :

      Cher Hooper,

      Votre message témoigne de votre ignorance. Attendez, ne vous fachez pas ! Je ne cherche pas à vous insulter. Mais votre manque de discernement en la matière dépasse le domaine du "j’aime/j’aime pas" -légitime mais d’un intérêt restrain- et prends des tours foncièrement agressifs et diffamatoire.

      Je soutiens que vous êtes ignorant car vous réagissez impulsivement, ne vous remettez-pas en cause face à l’oeuvre présentée. Cette oeuvre, je l’entends, peut et doit certainement vous choquer. C’est le propre même de ces artistes (il n’y a pas si longtemps les mêmes propos scandalisés fusèrent sur ce forum pour un certain dessin de Willem)

      Willem... Tiens, voici une parenté intéressante. Et vous parlez de Romita et Kirby. S’il vous plait...concentrez-vous. Et s’il faut tout expliquer au pas à pas- oui, j’admire sans conditions ces 2 artistes. Mais le rapport avec Ungerer...?

      Quand au supposé "génie" de Stan Lee...allons c’est bien mal connaître l’histoire de la bd pour faire une assertion aussi osée, croyez-moi : vous pouvez l’apprécier, à juste droit, mais tout amateur de comics qui se respecte vous riera au nez.

      Vos goûts personnels sont respectables, veuillez veiller svp à ce qu’ils ne restent que l’expression de votre sentiment, l’insulte et l’acrimonie sont des exercices périlleux. Vous ne témoignez malheureusement d’aucune référence adéquate pour tenir un tel débat à l’heure actuelle.

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      • Répondu par Oncle Francois : Lecteur aimable de bonnes BD ! le 25 septembre 2009 à  13:29 :

        Bien d’accord avec votre réponse à Hooper, mon cher neveu Alex !°)

        Apparemment, vous avez là affaire à un jeune troll qui semble échappé du forum niaiseux de panzani. Sans doute ce que l’on appelle un Marvel-zombie, pour qui la BD se résume à deux ahuris costauds en costumes moulants, surnoms ridicules et pouvoirs grotesques qui se castagnent à longueur de pages. Au début, le méchant a l’avantage, mais à la grande surprise du jeune lecteur boutonneux (et niaiseux !!), le gentil finit toujours par l’emporter à la dernière page.

        On est bien loin de Tomi Ungerer qui lorsqu’il dessine des contes pour enfants,le fait également très bien. Laissons Hooper grandir un peu, il comprendra plus tard....

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      • Répondu par Hooper le 25 septembre 2009 à  13:47 :

        Monsieur le snobinard adepte de la graphorée, sachez déjà que mon ignorance vous dit m..., et que l’agressif et l’insulte c’est le pseudo artiste Ungerer qui l’emploie en disant "tous ces trucs là… Ça me fait même dégueuler !"

        La soi disant "Oeuvre" d’Ungerer ne me choque pas, elle m’indiffére, ce sont ses propos stupides qui me hérissent.
        Si vous ne voyez pas le "rapport" avec Kirby et Romita, relisez la phrase "les Supermen et les Batmen, et tous ces trucs là… Ça me fait même dégueuler !", si vous ne voyez pas le rapport je ne peux rien faire pour vous.
        En revanche, aucun rapport avec Wilhem, vous êtes à côté de la plaque ?

        Alors vous vous croyez malin à vous étaler avec complaisance à longueur de commentaires avec la bienveillance suspecte d’Actuabd, mais vos circonvolutions n’ont aucun intérêt, vous vous regardez écrire, vous êtes un fat. Et je ne retire rien de ce que j’ai écrit dans mon précédent commentaire.

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        • Répondu par Matthieu V le 25 septembre 2009 à  16:46 :

          Il faut peut-etre remettre ca dans le contexte d’un artiste expatrie en terre irlandaise et qui est donc dans un coin ou la culture anglo-saxone est predominante. En gros, ca veut dire qu’en sortant de chez lui, les seules histoires dessinees qu’il voit en vente sont des comics et (plus recement, des Mangas). Et si on ne fouille pas, ceux qu’on presente et qui se vendent ne sont effectivement pas super-fouilles (8-). Je parle d’experience : ca fait 15 ans que j’habite en Grande-Bretagne...

          Apres ca, c’est une question de gouts et de mauvais gouts... chacun ses histoires favorites.

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          • Répondu par Alex le 25 septembre 2009 à  23:39 :

            Merci pour votre intervention. Je suis moi-même expatrié depuis 16 ans. Je crois deviner dans vos propos le conflit qui nous touche et fait s’exprimer Mr Ungerer sous ces termes. Notre pays d’adoption nous fait remettre en cause tout un système de valeur, l’histoire même n’est pas percue de la même manière, que vous habitiez ici ou là. Pour ma part, je me reconnais dans les propos de Mr Ungerer : non seulement je suis expatrié volontaire, mais je suis intégré dans mon pays d’adoption à une minorité ethnique. C’est le combat constant pour la survie, sous l’oeil jusqu’a ce jour circonspect de la majorité culturelle. Alors oui, on peut s’énerver à titre. Tous ces héros uniformisés, représentant d’une autorité font frémir les minorités... ca me semble pas très difficile à comprendre.

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        • Répondu par Alex le 25 septembre 2009 à  22:48 :

          Monsieur le snobinard adepte de la graphorée, sachez déjà que mon ignorance vous dit m...

          Je n’en attendais pas moins de votre part

          l’agressif et l’insulte c’est le pseudo artiste Ungerer qui l’emploie

          Non, il est dans la provocation. C’est un art difficile. Votre réaction m’enchante plutôt, Ungerer ne tombera pas en manque d’inspiration de sitôt.

          En revanche, aucun rapport avec Wilhem, vous êtes à côté de la plaque ?

          Outre le fait qu’ils se connaissent et s’admirent personnellement. S’il vous plaît, tenez-vous informé...

          La soi disant "Oeuvre" d’Ungerer ne me choque pas, elle m’indiffére

          Elle ne vous indiffère pas autant puisque vous choisissez de réagir sur ce forum. Vous avez certainement une opinion digne d’être présentée. Il est dommage que vous ne puissiez la formuler moins agressivement.

          vous vous croyez malin à vous étaler avec complaisance à longueur de commentaires avec la bienveillance suspecte d’Actuabd

          Ohla, vous êtes vraiment en colère ! Allons, un peu de bon sens...

          Et je ne retire rien de ce que j’ai écrit dans mon précédent commentaire.

          Et personne ne vous demande de le faire.

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  • J’ai connu Tomi Ungerer a la lecture du livre "les trois brigands". J’avais 5 ans et ca m’a tellement marque que je l’ai achete pour mes filles... C’est beau comme dessin, pas demode de 50 ans, pas pris une ride. J’ai envie d’en voir plus...

    Une question : cet article a-t’il ete traduit ou est-ce que Ungerer, a l’instar de beaucoup d’expatries, utilise des expressions anglaises sans s’en rendre compte ?

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  • Ungerer ne considère donc pas Crumb, Spiegelman, Moore, Miller, Corben, Herriman, McCay, Frazetta, Raymond, Steranko, Adams, Ross, Ware, Woodring, ou Tomine comme des artistes... il paraît que leurs oeuvres sont à dégueuler

    c’est un peu dommage quand même de voir des avis à l’emporte pièce comme ça, sans même s’être un peu penché sur ce dont on parle... c’est comme un type qui dirait "ouais moi la BD, tous ces trucs là, les Tintin, les Astérix, ça me fait dégueuler"

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    • Répondu par Alex le 28 septembre 2009 à  00:25 :

      Allons, ce n’est pas très réflèchi ce que vous dites... Vous auriez du comprendre face à l’article que Mr Ungerer conspuait les bd de super-héros : Je trouve cette réaction bienvenue. Fan moi-même de bd américaine et d’hommes musclés en collants. Mais je crois avoir assez d’ironie pour remettre en question même mes goûts... pour le moins bizarre.
      Je doute que le parcours graphique -et l’âge de Mr Ungerer, lui permette d’apprécier et même de connaître Tomine. Je doute même de l’importance réelle de connaître cet auteur de bd merveilleux. C’est Henri Michaux qui je crois disais -approx. :"Un homme dont tous les sens seraient éveillés serait un monstre".
      Conservez un certain sens de l’humour, et tout apparaîtra très clairement...

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      • Répondu le 28 septembre 2009 à  11:57 :

        ce n’est pas très réflèchi ce que vous dites...

        Votre message témoigne de votre ignorance.

        votre manque de discernement

        Je soutiens que vous êtes ignorant

        Non mais pour qui vous prenez-vous Mr Alex, quel est ce besoin de venir rentrer dans le lard de ceux que les propos à l’emporte-pièce de Ungerer font réagir ? Est-il utile de venir insulter les gens ? Ungerer mérite-t-il un tel laudateur ? Cet artiste vieillissant sort des imbécilités concernant la bande dessinée, laissez les intervenants réagir sans venir les insulter.

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        • Répondu par Sergio Salma le 28 septembre 2009 à  23:01 :

          Tomi Ungerer est un grand bonhomme mais à mon avis la bande dessinée c’est pas trop son truc. Venir dire que les bulles viennent cacher et gâcher une partie de l’image c’est quand même une belle connerie.

          Sûr aussi qu’il ne parlait que d’une certaine catégorie de super-héros et qu’il déteste un genre comme d’autres détestent le cinéma pop corn, sans discernement puisqu’il ne connaît rien. Il aime les récits illustrés de son enfance (avec le texte bien en dessous !). Au secours. Moi j’aime les films noir&blanc et muets. Et en illustration : Gustave Doré, point. Musique ?! Bach et c’est tout.

          C’est inscrit dans son dessin, c’est un gars tranchant (salut Pica !) et donc forcément ça plaît pas à tout le monde ; je suis pas sûr qu’il savait que son interview allait aboutir sur un site spécialisé, il aurait sans doute mis de l’eau dans son schnaps.

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          • Répondu par alex le 1er octobre 2009 à  23:09 :

            Répondant en 1er lieu à plusieurs intervenants... Les noms d’oiseaux proférés à l’encontre de Mr Ungerer ne servent aucun débat. J’attends en vain une argumentation sereine et posée sur son oeuvre.
            Maintenant, Mr Salma... Décidemment, quand vous faites court vous êtes bien moins pertinent.

            Venir dire que les bulles viennent cacher et gâcher une partie de l’image c’est quand même une belle connerie.

            Et en quoi le phylactère serait une découverte technologique améliorant de-facto une bd. C’est une convention graphique et narrative. Votre intervention, sur le passéisme de Mr Ungerer est assez drôle... Je ne crois pas vous apprendre que l’on peut retracer le phylactère jusqu’à la Renaissance, dans les manuscrits enluminés. La perspective... encore une autre convention. Et vous croyez sincèrement que Mr Ungerer "n’y connait rien" en bd. Encore un cas de transfiguration artistique spontannée sans doute ?
            Allons, Ungerer est de la même génération que les Choron & Cie, des crétins très étudiés : " Nous on y connait rien, mais c’est de la merde !" Je rie et j’applaudis car je sais que tel n’est pas le cas.

            ps : j’aime les batmen(?) et supermen. Mon goût personnel est assez sûr pour tolérer les critiques assez caricaturales de Mr Ungerer. Mais je suis toujours surpris par le conservatisme de l’amateur de bd...dès qu’on touche à ses dieux !"Je ne vois pas le rapport entre Wilhem(sic) et Ungerer". C’est le moment où je me prends la tête entre les mains et me dis que tout est vain.

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            • Répondu par Sergio Salma le 2 octobre 2009 à  08:47 :

              Cher Alex, merci de me titiller, j’adore ça.

              Avant de polémiquer entre spécialistes, amateurs, lecteurs ou auteurs de bande dessinée, il faut simplement que vous RELISIEZ l’interview. Peut-être qu’il y a dans ses réponses un deuxième degré volontaire mais il m’apparaît évident et clairement que en ce qui concerne la bande dessinée il a décroché depuis 60 ans. Elle est associée à son enfance et c’est très bien ainsi.
              Quand on lui demande ses goûts, il parle de Busch et des Pieds-Nickelés. C’est bien entendu formidable. Il a le droit d’aimer. Quand il reproche aux auteurs de bd de gâcher leurs images avec des bulles, il a le droit, j’adore les bandes dessinées muettes aussi. Mais le commentaire le plus négatif que personne ne relève c’est" en bd tout est décidé, il n’y a pas de place à l’imaginaire". ça ne vous rappelle rien ? C’est l’argument-massue de tous ceux justement qui n’aiment fondamentalement pas la bande dessinée. Et toujours ce même rapprochement avec la littérature et les récits illustrés.
              Quand le cinéma est devenu parlant, il y a eu des commentaires qui allaient dans le même sens" ça étouffe l’imaginaire". Il y a au contraire des milliers de textes sans image qui sont des horreurs pour le développement intellectuel et des milliers de bandes dessinées qui sont une ouverture vers l’imaginaire. Cette opposition vieille et passéiste lui sert d’argument sans qu’il ne se rende compte de ce qu’il s’est passé dans ce domaine.

              Il en a le droit et on est très stupides de s’invectiver sur les goûts et les dégoûts de autres, qu’est-ce qu’on en a à fiche !

              Il ne s’agit pas ici de monter au créneau pour défendre un pré-carré et réagir en gardien . Si Ungerer avait donné cette interview dans Paris-Match ou Libération et qu’il traitait ce domaine avec ce regard distant, rien à redire. Il se fait que nous sommes sur un site bd et donc on a le droit de dire que sans doute il en a rien à battre. Pourquoi voulez-vous à tout prix que cet artiste n’aie pas ses rejets . Je n’ai d’ailleurs pas réagi au texte de l’interview mais aux commentaires qui semblaient s’emballer.

              J’ai un bonne vingtaine de livres de Ungerer et il est un exemple dans la diversité graphique, les centres d’intérêt divers. Je me contrebalance de savoir qu’il aime ou qu’il n’aime pas les rillettes ou les films en couleurs. Il y a des dizaines , des centaines d’artistes que l’on admire qui n’ont rien en commun avec nos aspirations profondes. On va voir des films , on lit des oeuvres, on regarde, on apprécie le travail d’auteurs qui sont peut-être des sales types ou qui ont des goûts diamétralement opposés aux nôtres ; ils ont des opinions politiques , des options de vie, un regard sur l’existence , une façon de se comporter en société qui pour beaucoup ne correspondraient pas à ce que l’on pensait.

              Là n’est d’ailleurs pas le problème ; ce qui compte c’est leur travail et le plaisir que l’on a à les retrouver. Parfois, l’auteur et la personne nous sont à 100% sympathiques. Ils aiment les mêmes choses que nous, ils ont eu les mêmes coups de coeur, les mêmes passions, ça nous rassure

              Souvent non.

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              • Répondu par Alex le 5 octobre 2009 à  23:45 :

                Une réponse bien tardive,mais problèmes de connection... Il faudra toutefois bien en arriver au débat d’amateur du genre. Ungerer n’a pas besoin d’un laudateur -oublions-le donc qq secondes.

                Mon point de vue (en gros) : le rapprochement avec la littérature et les récits illustrés coule de source. Hormis les avancées technologiques qui permirent l’éclosion de ce genre, la bd comble le fossé entre l’épopée victorienne et le nouveau roman. Héritière de l’un, toujours à la traîne de l’autre. En tant que genre, il cherche à se suffire pourtant à lui-même -si l’on veut bien faire preuve d’une certaine complaisance- tiraillé entre ces 2 pôles.

                L’illustration (d’un texte) est toutefois toujours aussi omniprésente. Le Manga en est un exemple type -il va me falloir prendre des pincettes maintenant... Voici un genre influencé dans le découpage par la cinématographie. Très intéressant- mais d’un intérêt très relatif pour moi.
                J’aime les "Jacobs", notre culture occidentale, les images "chiadées" et chargées de sens sans références à un pseudo-découpage cinématographique souvent très enfantin.J’insiste ! Un goût personnel, je ne cherche pas à l’imposer mais à le présenter.

                Ungerer, je le crois déplore un certain cas d’illustrations que l’on peut retrouver dans trop bon nombre de bd, ce site en présente une grande majorité. Du travail soigné, mais sans âme. C’est arbitraire, je le sais.
                Mais c’est mon point de vue critique. Alors oui, la bd peut aussi tuer l’imagination. Mais ce n’est pas inhérent, c’est dû simplement à un manque de talent. Et la bd en regorge de ces faiseurs.

                Pour conclure, mes interventions sur ce site se limitent souvent je le remarque à des interventions critiques. Je ne compte pas changer de ton, si vous pensez que la bd est le 9e Art- "think twice !"

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      • Répondu le 28 septembre 2009 à  22:43 :

        j’avais bien compris qu’Ungerer faisait surtout référence aux super héros, mais il n’empêche qu’il parle bien des "Américains"

        et j’ai bien prit le soin de citer Moore, Miller, Corben, Frazetta, Raymond, Steranko, Adams et Ross, qui ont tous donné dans le super-héros.

        Bref, bien sûr que c’est pas bien grave, mais d’une manière générale les avis à l’emporte-pièce ont tendance à m’agacer un peu (pas seulement à propos de la BD), ça me rappelle un certain Finkelkraut qui disait des trucs pas vraiment réfléchis sur la bande dessinée...

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        • Répondu par Précision le 28 septembre 2009 à  23:16 :

          Sauf que Moore est anglais...

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        • Répondu le 29 septembre 2009 à  00:59 :

          un certain Finkelkraut qui disait des trucs pas vraiment réfléchis sur la bande dessinée...

          Si seulement il se contentait de dire des trucs pas vraiment réfléchis QUE sur la bande dessinée

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  • La question que je me pose est pourquoi interroger ce monsieur sur la bande dessinée, alors que manifestement il n’y connait rien, il s’en fout et il la méprise ?

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