Toute la poussière du chemin - Par Jaime Martin & Wander Antunes (traduction Jean-Louis Floc’h) - Dupuis

27 juillet 2010 7 commentaires
  • Nouveau one-shot à contexte historique fort, {Toute la poussière du chemin} signe le retour de {{Jaime Martin}} dans la collection Aire Libre de Dupuis. Le dessinateur argentin, associé cette fois au scénariste brésilien {{Antunes}}, plonge son personnage dans la violente misère des années 1930, en plein Sud des États-Unis. Malgré quelques personnages par trop caricaturaux, une œuvre prenante et humaniste. Et en passant, un bel hommage aux écrits de Jack London.

Avec son visage fermé et sa cigarette accrochée au bord des lèvres, Tom erre sur une route quasi-déserte, prêt à accepter n’importe quel boulot. Crise oblige, dans le sud des USA, et dans ces années 1930, chacun se débrouille comme il peut. Et quand un gamin demande à l’accompagner, Tom commence par refuser, avant de lui tendre la main. Le début d’un parcours qui va l’emmener, d’une rencontre à l’autre, vers un comportement humaniste qui, en fait, ne l’a jamais fui.

Si les méchants (flics, rednecks de base, patrons hargneux) sont beaucoup trop chargés, le récit de Martin et Antunes gagne son pari grâce au personnage principal à la dureté de façade, et à une galerie de seconds rôles bien croqués. Face à la violence parfois ignoble des uns, les actes de générosité des autres apportent à l’intrigue les ressorts qui nous emmènent vers une conclusion parfaitement amenée.

Toute la poussière du chemin - Par Jaime Martin & Wander Antunes (traduction Jean-Louis Floc'h) - Dupuis
Toute la poussière du chemin par Jaime Martin Wander Antunes © Dupuis 2010

Et placer au cœur de ce road-movie BD l’amour de Jack London, en particulier Croc-blanc, est une bien jolie idée.

(par David TAUGIS)

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7 Messages :
  • comme dans le cas de la bd "on dirait le sud " il est difficile de retrouver et donner son impression 6 mois après la première lecture ???

    Il s’agit effectivement d’une bonne bd humaniste mais pas d’une grande oeuvre ..

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  • Pas un mot sur le dessin ?
    La bd c’est certes une histoire (quoique...Arzack...) mais c’est aussi du dessin ! C’est bizarre, il y a trente ans les critiques s’attachaient surtout au dessin alors que maintenant ils parlent essentiellement (ici exclusivement) du scénario...signe des temps ? Mais signe de quoi ?...

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    • Répondu le 27 juillet 2010 à  16:04 :

      La bd c’est certes une histoire (quoique...Arzack...)

      C’est étonnant qu’il y ait toujours des im....es qui croient qu’une histoire muette n’a pas d’histoire ou de scénario, ce sont les mêmes qui croient que le scénariste c’est le mec qui écrit dans les bulles.

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      • Répondu le 27 juillet 2010 à  17:14 :

        Si vous laviez bien lu , vous auriez note que justement je citais arzack(le premier) pour signifier que l’on pouvait tout a fait réaliser une bd sans histoire. La bd est une proposition de voyage qui peut passer par une histoire ou non. Avant d’être agressif, apprenez a prendre le temps de lire.

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        • Répondu le 27 juillet 2010 à  21:00 :

          Vous devriez vous-même apprendre à lire avant de le recommander aux autres, car dans Arzak il y a une histoire, il y en a même plusieurs puisque ce sont des nouvelles (de mémoire, le réparateur qui vient remettre Arzak en fonction, le gorille coincé sur les ruines d’un pont que Arzak fait tomber pour y accéder etc...) Il y a même eu une série en dessin animé adapté d’Arzak, donc OUI il y a des histoires dans Arzak, votre exemple est nul et non-avenu monsieur le donneur de leçon.

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          • Répondu par Le gaucher le 27 juillet 2010 à  21:46 :

            Juste vous dire, que Jaime Martin est espagnol, de Valence si je ne m’ abuse, et non pas argentin. Et un excellent dessinateur et surtout narrateur, ses pages muettes le démontre dans cet album et dans le précédent.

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            • Répondu par ActuaBD le 27 juillet 2010 à  22:26 :

              Bien entendu ! C’est corrigé. Merci pour votre perspicacité.

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