Ajin T6 - Par Gamon Sakurai - Glénat

23 juillet 2016 0 commentaire
  • Tome de transition qui permet de développer certains personnages secondaires. De quoi préparer une suite que l'on attend explosive. {Ajin} confirme encore son statut de bon seinen du moment.

Ce sixième tome vient en effet couronner un temps fort pour la série de Gamon Sakurai : deux prix récoltés à l’occasion de Japan Expo. Celui du public pour le meilleur seinen et celui du jury pour la meilleure nouvelle série (nous vous en parlions là). Et les lecteurs ne s’y sont pas trompés : Ajin s’offre comme un thriller fantastique posant des questionnements sociétaux collectifs et individuels et accordant de vrais développements à ses personnages.

C’est d’ailleurs l’objet de ce sixième tome qui marque une nette pause dans l’intrigue et l’action pour mieux s’attarder sur différents personnages secondaires. C’est d’abord le contraste entre Kei et Koh, nos deux ajins alliés de circonstance de l’humain Tosaki, qui se voit cultivé de manière assez fine et intéressante.

Puis le gros du volume revient tour à tour sur les destins douloureux de deux adjuvants que nous découvrons plus en détails pour l’occasion. Celui de Izumi Shimomura, garde du corps de Tosaki, avant son recrutement, présente un récit poignant et révoltant. Avant celui de Kaito, l’ami d’enfance de Kei que nous avions abandonné au début du récit, en prison depuis sa séparation avec notre héros. Là encore, de la douleur, mais aussi la mise en relief des convictions du jeune homme, avec une perspective d’espoir joliment couplée à celle d’une future évasion.

Ajin prend donc le temps de poser les jalons d’une intrigue manifestement pensée et réfléchie, tout en proposant de beaux moments autour de ses protagonistes. Et tant mieux : récit et personnages s’en trouvent enrichis.

(par Aurélien Pigeat)

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