Angoulême 2011 : Dominique Goblet : « S’il y a une chose importante pour moi dans la création de récits, ce sont les curiosités et accidents de l’inconscient »

27 janvier 2011 25 commentaires
  • Le temps joue un rôle primordial dans les derniers livres de Dominique Goblet. En toute logique, c’est au cours d’un long entretien, qu’elle est revenue pour nous sur ses créations récentes dans le domaine de la bande dessinée : Les Hommes Loups, Chronographie et Faire semblant c’est mentir.

Vous vous situez au carrefour de plusieurs disciplines : bandes dessinées, illustration, arts plastiques… Cependant, j’ai l’impression qu’il y a une constante dans votre travail, c’est une envie de narration. Même sans texte, vos livres racontent toujours une histoire. Est-ce que vous considérez que c’est une ligne directrice ?

Absolument. Pendant des années, j’ai été un peu préoccupée par la frontière entre les deux champs. Je me demandais toujours comment donner la même importance à ces deux pôles et qu’est-ce qui les unissait. À un moment, la jonction s’est faite tout naturellement grâce à ma réflexion autour de la narration. Le déclencheur a été une exposition. Je me suis rendu compte que l’on n’était pas obligé de faire des tableaux différents mais qu’on pouvait créer des liens entre les toiles, des réponses et donc finalement un rapport de lecture. Je me suis amusée à coller deux tableaux, avec pour règle de présenter à chaque fois un paysage et un personnage. En fonction de la nature du paysage que je mettais à côté du personnage, l’impression changeait, et donnait déjà à lire les prémices d’une histoire.

Angoulême 2011 : Dominique Goblet : « S'il y a une chose importante pour moi dans la création de récits, ce sont les curiosités et accidents de l'inconscient »
Les Hommes-Loups
© Dominique Goblet - Frémok

En fait, vous poussez l’ellipse de la bande dessinée à son paroxysme ?

C’est tout à fait ça. C’est aussi dans le contexte de cette exposition que je me suis rendu compte qu’il y avait moyen de faire interagir le spectateur sur le support du mur, plutôt que du livre. La personne qui regarde les toiles participe au processus narratif. Elle va créer sa propre histoire, sa propre rencontre de deux dessins. Du coup, j’ai commencé à développer cette logique, qui m’a permis de rejoindre mon travail dans les livres et sur l’espace des murs. Tout cela m’a amené à penser que, dans les livres, on pouvait également proposer des lectures qui n’étaient pas chronologiques. On peut manipuler un livre en le feuilletant, en s’arrêtant sur certaines pages.
J’essaie de multiplier les propositions de lecture, de manière à ne plus être totalement dans une histoire, mais une sorte de structure narrative en rhizome, c’est-à-dire avec un thème central comme un couloir qui ouvrirait chaque fois des portes multiples. Chaque nouvelle chambre donnerait elle aussi accès à de nouvelles pièces. C’est comme ça que j’ai pensé le livre des Hommes Loups. Au départ, il y a cette image de deux hommes qui se serrent la main, dont j’ai fait pas mal de dessins : j’ai vraiment travaillé une déclinaison de ce thème. Ensuite, ça s’est mis en place très instinctivement. J’ai posé le visage d’un loup sur le corps d’un homme d’affaire. La poignée de main comme pacte de confiance a pris une autre dimension et m’a suggéré d’autres images.

Un extrait du livre des "Hommes-Loups"
© Dominique Goblet - Frémok

Les idées sont venues en cascade ?

C’était une sorte de flux inconscient. J’ai dessiné énormément jusqu’à pouvoir faire des combinaisons parmi les centaines de dessins réalisés, de la même manière qu’on monte un film, ou plutôt qu’on écrit une partition musicale. J’ai cherché à créer un rythme fait de vides et de pleins graphiques. Des dessins réalisés assez naïvement et d’autres plus élaborés cohabitent sur une même double page. Je pense que cela permet de créer une intensité narrative. Le travail sur cette exposition a constitué un véritable déclic.

Quand s’est déroulée cette exposition ?

Elle était liée au livre des Hommes Loups. Ceci dit, la première fois où j’ai travaillé des diptyques, ça remonte à assez loin, autour de l’an 2000, à la galerie Pierre Hallet. Mais pour boucler la boucle de ce que je voulais dire sur les Hommes-Loups, j’ai aussi exposé ces dessins figuratifs, avec des monochromes. J’ai fait un énorme mur, avec un ordre aléatoire (le mien). C’était une proposition, mais j’invitais les gens qui voulaient m’acheter des travaux à ne pas prendre seulement une pièce, mais minimum deux ou trois, avec au moins un monochrome. De la sorte, je les invitais à entrer dans le processus narratif.

Et ça a fonctionné ?

Oui, les gens ont répondu à la proposition. Pour revenir à la première question, aujourd’hui je ne me pose plus la question de savoir :« Est-ce que je fais de la bande dessinée ? Est-ce que j’expose ? Est-ce que je travaille pour les livres ? » Non. Je fais de la narration. Ça c’est le fil conducteur.

Avec Chronographie, vous faites paraître un livre qui s’inscrit dans la durée puisque c’est la somme de dix ans de portraits réciproques avec votre fille. La première question que je me suis posée, en ayant connaissance de ce projet, est : comment fait-on pour garder le cap et la volonté pour un travail si long ? Comment s’instaure cette discipline entre mère et fille ?

Je pense que j’ai un amour invétéré pour les travaux qui s’inscrivent dans le temps. Faire semblant c’est mentir s’est étalé sur douze ans. On vit aujourd’hui dans une société gérée par un rythme de production tellement dingue, que se permettre le luxe d’un regard, d’un temps, où l’on réapprend à goûter comment les choses bougent dans le temps, peut aussi devenir un moyen de lutter contre tout ce mécanisme stéréotypé de production et surproduction. Et peut-être d’avoir le temps de réfléchir à creuser les choses en profondeur et de voir véritablement ce que je veux raconter. Mais bien sûr, pour une enfant qui passe de 7 à 17 ans, là c’est une tout autre affaire. Nikita en parle dans la postface de Chronographie. Au début, effectivement, elle prenait ça comme un jeu, c’était donc assez facile, mais je savais très bien qu’après trois ou quatre ans, les choses allaient se compliquer et peut être même basculer. Je redoutais l’ennui de sa part. Et puis mine de rien, le face à face entre une mère et une fille, est un jeu qui, sur la distance, n’est pas facile à tenir.

La couverture de "Chronographie"
© Dominique Goblet - Nikita Fossoul - L’Association

Concrètement comment se passaient ces séances de portraits ? Est-ce que vous aviez un rituel ?

Pas du tout. La contrainte c’était, une fois par semaine, plus précisément une semaine sur deux puisque nous étions dans une garde alternée. Comme elle le dit dans son texte, Nikita a d’abord pris ça comme un jeu, avant de commencer à envisager nos sessions de portrait comme un travail. Je crois qu’à ce moment, tout devient, soit motivant, soit pénible. Elle en a fait quelque chose de précieux. Dès lors, on n’a pas eu envie d’abandonner. Forcément, il y a des sessions qui n’ont pas été amusantes, je les repère et je pense que le lecteur également. Il y a des dessins plus faibles ou fatigués. Mais ils racontent beaucoup, peut être même davantage et c’est pour cela qu’il était important de garder ces dessins-là aussi. On n’a pas fait de sélection esthétique. Pour moi, Chronographie n’est pas du tout un travail sur l’esthétique. En vérité, je ne suis pas fière de chaque dessin. Les sessions étaient généralement assez courtes (jamais plus de trois heures pour le double portrait). C’est court lorsque l’on utilise des techniques comme l’huile qui demande des superpositions et un temps de séchage. Ce sont des dessins qui ont très peu de repentirs, Nikita ne pouvant pas poser durant trop longtemps. Après quelques années, l’idée du livre s’est profilée, renforçant notre motivation et notre foi. Pour en revenir à l’esthétique de ce livre, je pense que sa beauté tient plus sur le glissement du temps, sur tout ce qui se passe et se dit sans se dire dans les dessins, dans l’interstice des pages.

Je vous avoue que c’est un bouquin qui m’a troublé, parce qu’on vous observe toutes les deux dans un regard entre mère et fille, et je me suis parfois posé la question en tant que lecteur : est-ce que j’ai le droit de me glisser dans leur intimité ?

Un extrait de "Chronographie"
© Dominique Goblet - Nikita Fossoul - L’Association

C’est mon métier de travailler avec l’intimité. Dès qu’elle est transformée en matériau, je n’ai plus le sentiment d’avoir livré mon intimité. On m’a questionnée à ce propos pour Faire semblant c’est mentir, puisqu’il s’agit, plus directement d’un récit autobiographique.

Les relations familiales sont le cœur de votre travail en bande dessinée, quel est votre rapport à l’autobiographie ?

La genèse de ce livre, ce sont des portraits de ma fille dans un simple carnet. Peut-être précisément parce que je me posais pas mal de question sur l’évidence du lien maternel. Parfois, il m’arrivait de regarder ma fille et d’être submergée par un flot d’amour, d’admiration. J’allais chercher un carnet, et je faisais son portrait en espérant pouvoir retranscrire cet espèce de mystère. Je voulais raconter le lien. C’est pour cela que j’ai pensé qu’il fallait que je me confronte à son regard à elle… Et c’est ainsi que je lui ai fait cette proposition. Le fil conducteur de ce travail, c’est le temps, dix ans. Après quelques années, à peu près à mi-chemin du travail, j’ai comparé les premiers et les derniers dessins, j’ai réalisé que le temps ne s’était pas inscrit pour ma fille de la même manière que pour moi. Le physique de Nikita avait complètement changé, mais mon style pas tellement, et à travers les dessins de Nikita mon physique n’avait pas trop changé, mais son style avait connu une progression hallucinante ! On pouvait donc voir un lent mouvement parallèle et contraire, au milieu duquel on retrouvait le rapport de temps.

Finalement, vous parlez du noyau de votre vie ?

Ça n’est pas spécialement ma vie. Par exemple, je commence en ce moment une fiction, où j’utilise des éléments personnels, mais je crois qu’un jour je pourrais tout à fait travailler sur des liens qui me sont totalement étrangers, en ne travaillant que sur base de documents par exemple. Ce qui me fascine, c’est la complexité des liens, comment les choses se transforment. Comment un personnage devient indispensable, comment le rendre crédible, complexe… Et surtout : éviter que son profil ne soit monolithique.

C’est effectivement un sujet d’observation infini…

Dans Faire semblant c’est mentir, on pourrait croire que ce qui m’a vraiment préoccupé, c’est de raconter des douleurs personnelles. Au départ, ça a peut-être été un moteur, j’avais besoin d’en faire quelque chose. Je ne suis pas du tout comme certaines personnes qui font de l’autobiographie à défaut d’autre chose. Pour moi, ça a été une nécessité depuis quasiment l’enfance, je racontais tout le temps cette histoire, je cherchais…

"Faire semblant, c’est mentir"
© Dominique Goblet - L’Association

Donc, plus que les douze ans évoqués plus haut pour arriver à réaliser Faire semblant c’est mentir, c’était en fait déjà en gestation depuis plus longtemps…

Peut-être, racontée sous une autre forme. Sauf qu’en la racontant simplement, les gens avaient plutôt tendance à me fuir, qu’à se rapprocher de moi. J’ai toujours su qu’il fallait que je fasse quelque chose de mon histoire personnelle. La construction de cet album a été compliquée. Dans un premier temps, je basais le récit autour de cet axe central. Puis, ce livre est resté plusieurs fois en hibernation. À chaque fois que je me rapprochais de ma famille, et de mes parents, je laissais le livre de côté et à chaque nouvel éloignement, je reprenais la réalisation, en remettant souvent en question le travail accompli. Et pendant une des périodes d’hibernation du livre, j’ai connu une rupture amoureuse, une histoire extrêmement banale, qui arrive à tout le monde. Je voulais montrer par là, que dans le fond, ces traumatismes influent plus ou moins sur la vie, mais chaque personne est différente. Puis surtout, j’ai avancé dans ce bouquin, avec l’idée de raconter ce qui peut passer pour un traumatisme, de manière très distanciée. Lorsque j’ai fini le bouquin après dix ans, je l’ai montré à Jean-Christophe Menu. Il savait à quel point ce travail était important pour moi. Il m’a dit qu’il avait un problème par rapport au chapitre trois. Il trouvait, à juste titre, que j’y avais mis trop de distance, on n’y éprouvait, du coup, plus grand chose. J’ai cogité pendant deux jours, et j’ai réalisé qu’il avait raison… Menu, pour moi, c’est une rencontre éditoriale extraordinaire. J’ai la chance de travailler avec des éditeurs qui font un travail qui me rejoint intégralement en termes de philosophie, de rapport aux arts plastiques et à l’art contemporain.

Alors, suite à la remarque de Menu, vous avez remanié votre ouvrage ?

J’ai recommencé ce fameux chapitre trois. Finalement, chaque personne participe à l’interaction, y compris l’enfant. C’est une machine, où chaque personne est dans un système d’actions / réactions et chacun met de l’huile sur le feu d’une mécanique prête à exploser. Quand j’ai réalisé l’ambiguïté des sentiments des uns et des autres, c’est devenu passionnant. Ce qui devient intéressant, c’est de commencer à aborder des choses qui vont au-delà de l’anecdote de vie.

Un extrait de "Faire semblant c’est mentir"
© Dominique Goblet - L’Association

La manière de raconter importe plus que ce que l’on raconte ?

Oui. Mais, ici, je ne parle pas du déjà-vu, mais plus exactement de l’intensité. Réfléchissant à cela, je me suis aussi forcément interrogée sur mon rapport à l’autobiographie en BD. Je ne raconte pas la vérité. On raconte une vérité, un ressenti en allant piocher des faits prétendument vrais et les assemblant. Mais existent-ils vraiment ensemble ? Pas forcément ! La beauté du récit, relève pour moi du montage, lorsque toutes les pièces du puzzle se mettent ensemble, comme par magie, et donnent à voir des choses qui n’existaient peut être pas dans cet ordre là , mais révèlent un point de vue profond , et authentique. L’agencement, faux, puisque incomplet se fait porte-parole du « vrai »… « FAIRE SEMBLANT, C’EST MENTIR ».

Ce qui est marquant dans vos trois derniers ouvrages, c’est cette manière de montrer ce qui est précieux dans les relations entre un parent et son enfant.

En tout cas, c’est marrant parce que tout en parlant, j’ai, pour la première fois, fait le lien perturbant entre Chronographie et Faire semblant c’est mentir. En dehors du fait, que pour moi les deux sont une forme d’autobiographie, et abordent le rapport entre une mère et sa fille. J’ai commencé l’entretien en disant que j’avais fait ce livre parce que je me posais des questions à propos du lien maternel… Et j’ai choisi de proposer à ma fille un projet le temps joue un rôle central… Tout comme dans l’autobiographie, terrain d’exploration du lien mère-fille (mais inversé).

Dominique Goblet à Bruxelles
en décembre 2010

Une dernière question rituelle pour conclure : quel est le livre qui a déclenché votre envie de faire de la bande dessinée ?

Ca n’est pas un livre, mais un artiste : Stéphane Mandelbaum. C’était un dessinateur, dans le registre de l’art contemporain figuratif. Ce fut mon seul choc artistique total. Je me plais à dire que je n’ai pas vraiment connu de période de grandes influences , tout au moins précises. Sauf lui. J’ai été complètement écrasée par l’admiration que je lui ai portée. Ce qui était fascinant, c’était la violence des dessins, mais par dessus tout, le rapport entre le dessin parfois gigantesque et le rapport à l’écriture, omniprésente dans son oeuvre. J’ai été complètement subjuguée par ce travail pendant plusieurs années, avant de prendre un peu de distance en fermant définitivement tout livre de Stéphane Mandelbaum et ce durant une période assez longue. Depuis, je les réouvre de temps en temps. J’y retrouve ce qui m’avait frappée avec tant force sans être toutefois totalement aspirée par la puissance évocatrice de ce travail. C’est grâce à Mandelbaum que j’ai commencé à dessiner au bic, et à me soucier énormément de la dimension picturale de mon travail.

(par Morgan Di Salvia)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Photos © M. Di Salvia

Dessins © Dominique Goblet et l’éditeur concerné

Il sera possible de voir des originaux de Dominique Goblet au sein de deux expositions à Angoulême. La première, collective et intitulée Génération Spontanée, se tiendra durant les quatre journées du Festival. La seconde, Histoires invérifiables, sera accessible du 27 janvier au 27 mars 2011, à la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image.

VOIR EN LIGNE : le site de l’auteure

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Commander "Faire semblant c’est mentir" sur Amazon ou à la FNAC

A propos de Dominique Goblet, sur ActuaBD :

> Faire semblant c’est mentir

> Les Hommes-Loups

> L’exposition "Regards croisés de la bande dessinée belge"

 
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25 Messages :
  • Madame Goblet,
    Pourquoi vous nous ennuyez comme ça ? Pourquoi êtes vous associé à la bande dessinée ? Vos propres copains du Frémok ne cessent de dénigrer ce milieu. Votre travail introspectif est sans doute très intéressant, mais pour d’autres médias qui sont peut-être à inventer.Le milieu littéraire ne vous reconnaîtra jamais alors c’est vrai que l’art contemporain peut-être un refuge, les imposteurs y sont les bienvenus, le nombrilisme est l’attitude idéale pour plaire,le snobisme et l’argent vénérés comme valeurs.

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    • Répondu par Frédéric le 27 janvier 2011 à  21:06 :

      Mais elle n’ennuie que vous, sinistre individu ! La bande dessinée ce n’est pas que XIII ou Pico blog, ça peut être aussi un travail exigeant et personnel, un véritable moyen d’expression hors des sentiers battus et de la soupe tiède pour beaufs que vous semblez affectionner.

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      • Répondu par ishimou le 27 janvier 2011 à  22:59 :

        Je n’ai aucune passion pour XIII ou les beaufs ( à part ceux de Cabu), j’aime Carlos Nine, Blutch, le films de Bill Plympton, les illustrations d’Ashley Wood, etc. j’aime les grands artistes quoi, pas ceux qui trichent, pas les imposteurs ou les fachistes culturelles et surtout pas ceux de l’art contemporain.
        Je ne vois pas l’exigence que vous trouvez dans les bouquins de madame Goblet. Si je ne discute pas de la forme graphique, le fond quant à lui est tellement le reflet banal de notre pauvre époque, comme chez tous les gens qui n’ont rien à dire, le débalage impudique de son intimité ennuyeuse, l’impression d’assister à une séance chez le psy avec un public derrière qui fait hooo, haaa, comme à la télé.
        Mais puisque vous aimez, voici pour vous un lien youtube, 25 secondes de discours péremptoire, ou votre grande prêtresse relookée art contemporain pour l’ocassion, délivre la bonne parole et déclare que la bande dessinée s’inscrit dans le processus de l’art contemporain.
        C’est ici, prosternez vous,
        http://www.youtube.com/watch?v=NDmoLPAcTpY

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        • Répondu par rossignolette le 4 février 2011 à  14:14 :

          Il me semble très suffisant de votre part de parler d’art contemporain, comme vous le faîtes...
          Quelle est donc la dernière exposition que vous êtes aller voir, pour vous sentir obliger de nier la création à ce point ? Des fumistes à toutes les époques vous en aurez !
          Mais puisque tout est à mettre dans le même panier selon vous, allez-y citer...j’en suis fort curieuse.
          Et la vacuité comme le rien à dire sont autant de sujets dont peut s’emparer et traiter, dans les arts plastiques comme dans la bande dessinée, ne confondez pas la manière, le procédé et le sujet, vous n’en serez que plus pertinent et crédible.
          De plus, qui y a-t-il de si condamnable à chercher et trouver des formes hybrides de narrations ? surtout si elles fonctionnent
          Bref hormis le fait que vous n’aimez pas ni son travail, ni l’art contemporain, quel est au juste votre argument ?

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  • Non mais franchement... Qui achète ce genre d’ouvrage ? A combien se montent les ventes ? Au premier coup d’oeil, on se rend compte que le graphisme est un hymne puissant au dynamisme amidonné ! Quant au scénario...

    En écoutant ou en lisant des discours tel que celui tenu par Dominique Goblet, je ne peux m’empêcher de penser au fameux sketch des Inconnus sur l’art contemporain...

    Quoiqu’il en soit, de tels ouvrages participent grandement à la surproduction et à une certaine forme d’étouffement d’une industrie qui se formate de plus en plus en nivelant par le bas.

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    • Répondu le 28 janvier 2011 à  17:39 :

      Non mais franchement... Qui formule des avis de ce genre ? Comment peut-on reprocher à ce genre d’ouvrage de participer à la surproduction, alors que sont publiés semaines après semaine des clones de séries, des spin-offs stériles, des reprises massacrées et beaucoup d’humour pas drôle ? Et on vient reprocher à Dominique Goblet d’être responsable du formatage et de l’étouffement d’une industrie ? On croit rêver...

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    • Répondu par jimi le 28 janvier 2011 à  17:39 :

      J’ajouterai que tout ceci participe du tout et n’importe quoi du moment que l’on parle de bd ...les star de porno , les stars de cinéma , bientôt les pom pom girls pour un festival ,etc, etc ..

      Si au moins les gens de l’art contemporain avait un discours moins tordu , moins intello , ne se cachait pas derrière un pseudo concept qui ne veut rien dire comme beaucoup de tous ces artistes actuels qui pondent ce qu’ils ont envie et surtout le plus souvent en en faisant le moins possible , alors peut être leur présence en bande dessinée ajouterai quelque chose de nouveau et encore ..

      Est ce les éditeurs qui veulent une reconnaissance du Grand Art ? on pourrait aller chercher d’autres genre d’artistes que les "fuckés" de l’art contemporain..aujourd’hui l’art contemporain est une grande arnaque...

      Il y a des calligraphes , des peintres abstraits ou figuratifs , des écrivains , enfin d’autres gens qui ont un rapport au papier , aux mots .Un grand écart entre bd et Art contemporain ne sert à rien.Des ponts avec des disciplines proches dans leur rapport avec le récit , l’évocation des traits , des lignes , des couleurs seraient bienvenues..mais pas des trucs crachés comme ça avec un concept intello artistico bidon...

      mais bon on mange à tous les rateliers et l’époque explique peut être celà..et puis finalement si ça permet à certains de sortir la tête de l’eau tant mieux , je ne m’y oppose pas mais si ça empêche d’autres créateurs d’émerger à la place des charlatans alors vraiment dommage.

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    • Répondu le 28 janvier 2011 à  17:40 :

      industrie qui se formate de plus en plus en nivelant par le bas.

      N’importe quoi ! Là c’est typiquement le type de livre non-formaté et tirant le médium par le haut.
      La surproduction est plus le fait des produits de supermarchés (toutes les "séries" sur les motos, ou les métiers) que ce genre de livre exigeant.

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      • Répondu le 29 janvier 2011 à  09:12 :

        Exigeant certes, mais vous n’exigerez pas que je lise ce ... machin.
        Ca me fait penser aux sphères pyramidales et autres pyramides sphériques du sketch des Inconnus sur l’art moderne

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      • Répondu le 29 janvier 2011 à  13:15 :

        " tirant le médium par le haut "

        Si le méduim, c’est la BD, (et non la peinture) je trouve le travail de d Goblet, assez moisi et pauvre, sur le plan du temps. Spécificité toute propre au médium.

        Par contre, c’est une peintre. Et assez magnifique.

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    • Répondu par jimi le 28 janvier 2011 à  18:10 :

      En fait quoiqu’on dise , finalement Mlle Goblet ouvre une brèche , que l’on aime ou pas ce qu’elle fait , c’est finalement le plus important .
      Avec le recul on peut apprécier sa démarche .
      Evidemment des Hugo Pratt , on en retrouvera difficilement.
      Mais la bd je l’ai toujours pensé c’est la liberté donc même s’il y a des trucs tout pourri et bien au moins il s’agit de la liberté d’un .
      (Il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idées).

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      • Répondu par Student le 1er février 2011 à  00:12 :

        Certains propos me rappel ceux du XIXe siècle prêchés par des traditionnistes choqués par un nouveau mouvement : l’impressionisme et qui pourtant est devenu un mouvement majeur dans l’histoire de l’art. La pilule est peux-être dur à avaler pour certains vieux ancêtres attachés à leur bon vieux albums classiques, hors le temps évolue. Les tendances changent, s’il n’y avait pas des artistes telles que Goblet, nous serions encore aujourd’hui tous à lire du Hergé et du Pratt sans se soucier de ce qu’il peut exister ailleurs.
        Son travail me touche et m’inspire, et si on estime que cette artiste est une charlatan, je souhaiterai bien mené ma carrière comme elle à su jusque içi le faire.

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        • Répondu par ishimou le 1er février 2011 à  11:36 :

          Vous n’allez pas oser comparer Monet à Goblet quand même ? Tout d’abord la démarche des peintres impressioniste à un but commercial et est une réaction contre les salons de peintures ( les festivals de l’époque ) par lesquels il fallait obligatoirement passer pour vendre sa peinture et ce pendant pendant deux siècles.Vous conviendrez qu’on voit moins dans les maisons des reproductions de Jackson Pollock que des repro de Monet. Leur but était commercial et c’est réussi, ce qui n’enlève rien à la splendeur de certaines oeuvres, il faut trier et c’est subjectif.
          Pour revenir à votre muse, les salons et l’officiel n’ont pas l’air de la déranger.
          Vous enviez sa carrière, vous avez mal lu certain passage de son bouquin, ou alors vous êtes impressionné par le bruit fabriqué qu’il y a autour d’elle. La réalité est tout autre, elle dépent de l’aide sociale depuis presque 20 ans, interrompue de tems en temps par quelques stages en centre culturelle ou elle va dire la bonne parole. Renseignez-vous et revenez me dire que je ne dis pas la vérité. vous ne comprenez pas que tous ça c’est du pipo ? de la manipulation ? de l’imposture ? Notre époque quoi.

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          • Répondu par Romain Renard. le 1er février 2011 à  23:59 :

            Il est intéressant de lire des commentaires à l’orthographe difficile qui citent comme référence ultime les Inconnus.

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            • Répondu par ishimou le 2 février 2011 à  09:45 :

              Saviez-vous que les manuscrits de l’éminent Jean d’Ormesson de l’académie française, sont soumis à la correction orthographique ?
              Ça n’est qu’un exemple.

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          • Répondu par Asacem le 2 février 2011 à  00:07 :

            Je ne peux pas rejoindre entièrement le discours d’Ishimou, parce que le travail de Dominique Goblet est quand même autre chose qu’une bête redite de ce qui est à l’oeuvre dans la célébration institutionnelle permanente de l’art contemporain, et que c’est une excellente dessinatrice.

            J’ai quand même trouvé notamment son récit de ville (paru chez FRMK) "Souvenir d’une journée parfaite" exploitant les ressorts propres à la bande dessinée, avec un récit fort, contrairement à certains de ses comparses qui ne savent effectivement que piller la peinture de merde d’il y a vingt ans, en en faisant de la bande dessinée soit-disant.

            Et c’est là où je rejoins Ishimou dans sa critique : cette soumission de la bande dessinée à l’art contemporain comme parangon est non seulement scandaleuse (une manière comme une autre de cachetonner aux mêmes guichets que les artistes d’art contemporain) mais stérile, car n’apportant rien ni à l’un ni à l’autre. On peut s’intéresser à l’art contemporain et à la bande dessinée, mais si c’est pour soumettre la bande dessinée aux mêmes finalités que l’art contemporain institué (distanciation et vacuité du sens où tout fait sens, discours "conceptuel" pompeux pour masquer l’inanité du travail artistique effectif) la démarche est bien loin d’être une "rébellion" et une "provocation", mais plutôt une conformation à un discours dominant qui n’est que prétention vaine et dont quiconque peut facilement jauger la portée sociale et politique : néant.

            Autant dire qu’une partie du discours de Dominique Goblet sur son travail ne fait mouche que dans les vernissages des galeries à la mode et auprès de quelques institutions qui financent (c’est-à-dire qu’il est gobé) mais pas ailleurs.

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          • Répondu par O.P. le 3 février 2011 à  12:24 :

            Alors là mon (ma) petit(e) il faudrait revoir tes sources. Les impressionnistes n’ont pas fait leur peinture en réaction au rejet de ces salons ou d’une volonté mercantile, ces oeuvres préexistaient à ce rejet. Ils se trouvaient à une période charnière, c’est à dire une période où l’usage de la photographie est de plus en plus répandue et où la question de la représentation de la réalité n’est plus exclusive à la peinture. Là va se marquer une rupture net entre eux et ce que l’on va appellera dès lors "la peinture académique". En gros ils se sont posé la question de la spécificité de leur médium par rapport à la photographie ou une certaine vision de la représentation. ces spécificités seront par exemple le support, la matière, la couleur, plutôt que la stricte copie du réel. Cette démarche marquera toute l’histoire de l’art jusqu’à l’abstraction et le conceptuel. La démarche de Dominique (comme celle de beaucoup d’autres) n’est pas loin. La bande dessinée n’est pas une expression définie et limitée. La peinture, le cinéma, le théâtre, toutes ces disciplines peuvent joyeusement s’interpénétrer créant de nouveaux codes qui seront à leur tour transgressés et ce je l’espère sans fin. De plus, tes allusions à l’aide sociale n’ont rien à faire dans ce débat. Il semblerait presque qu’un contentieux personnel t’oppose à Mademoiselle Goblet tant tes propos sont haineux ! Le meilleur que je puisse te souhaiter c’est de rencontrer Dominique. Crois moi tu changeras d’avis

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            • Répondu par roydanvers le 3 février 2011 à  13:54 :

              Quelqu’un d’entre vous pourrait-il me donner la définition de ’l’art contemporain’ dont il est tellement question ici. Ne serait-il pas simplement question d’un terme générique pour définir toute création appartenant à notre époque (contemporaine) ? Dans ce cas il me semble qu’il regroupe des projets artistiques extrêmement intéressant ainsi que des bouses surfaites... Je ne comprend pas tellement l’objet du débat sur cette page. Bande dessinée vs. Art contemporain ? Un peu ridicule, non ?

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              • Répondu par Asacem le 3 février 2011 à  14:19 :

                Oui, l’art contemporain, ça peut vouloir tout dire et ne rien dire. Mais les galeries, mais les centres d’art, mais les écoles des beaux-arts hype, mais les musées d’art contemporain, mais les artistes qui alimentent ces institutions, et le discours que perpétue ces galeries, ces musées, ces centres d’art, ces écoles, ces "artistes".

                Le site Schtroumpf émergent attaque de manière plutôt honnête et amusante ce discours creux autour de l’art contemporain. La vidéo d’Olivier Mosset publiée sur le site est une sorte de paroxysme. En effet, mieux vaut regarder par la fenêtre plutôt que de regarder ce qui est subventionné et célébré (et qui n’est que méta-discours sur une méta-oeuvre, ou quelque chose comme ça).

                http://www.schtroumpf-emergent.com/

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            • Répondu par ishimou le 4 février 2011 à  04:39 :

              Il n’y a pas de contentieux avec miss Goblet. Merci pour ta leçon d’histoire de l’art, moi aussi j’ai suivis des cours,mieux, j’ai lu ! Je ne souhaitais pas aborder l’angle artistique de la démarche des impressionnistes si bien que ce que tu dis est aussi exact que ce que j’explique de leurs démarches. Précisons, l’une des démarches de l’une des chapelles, le mouvement impressioniste comme la bd, c’est plusieurs groupes d’artistes. Admire ce qui est admirable, forme-toi pour reconnaître ce qui est admirable, donne une priorité à tes colères et va en paix.

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            • Répondu par ishimou le 4 février 2011 à  04:48 :

              Je relis ton post et j’ai une impression de déjà vu, j’ai déjà entendu ça dans l’émission culturelle 50 degrès nord de la une télé.
              Tu dois connaître cette émission dans laquelle les présentateurs parlent plus que les invités. Un blabla de clichés agrémenté de quelques rires fous.

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              • Répondu le 4 février 2011 à  11:10 :

                Hé hé, je n’ai pas colère et je suis en paix.
                Certes je connais 50° degrés nord mais ce n’est en aucun cas là que j’ai été pêcher mon argumentation. J’ai fais une école d’art et c’est là que j’ai pris certaines choses qui me semblaient pertinentes (et en ai laissé d’autres).

                En fait, ce qui m’énerve au plus haut point (pas particulièrement chez toi) c’est ce soupçon permanent vis à vis de l’art contenporain.
                Avant de faire une école d’art je réagissait bêtement face à cet Art "pfff c’est moche, mon petit frère ferais mieux que ça etc etc"
                Ce n’est pas à l’art à se mettre à mon niveau, je n’avais simplement pas d’éducation nécessaire. J’étais comme un illettré devant un journal ? Puis j’ai appris à lire et ce journal a commencé à me raconter des choses.
                C’est pas l’art qui est inaccessible ou compliqué, on ne se donne (ou on ne nous donne pas ) les moyens d’obtenir les clefs de sa lecture. Ce n’est pas parce qu’on ne comprend pas une chose que cette chose est incompréhensible. On reproche à certaines personnes d’avoir un discours élitiste, mais parfois elles utilisent simplement un vocabulaire, des mots plus précis, plus adéquat. Alors oui ! parfois il faut retourner voir dans le Dico pour trouver la signification du discours de certains, mais au moins on aura apprit quelque chose.

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                • Répondu par Asacem le 4 février 2011 à  11:58 :

                  C’est un argument classique de défense de l’art contemporain dans ses errances. Mais l’intellectualisme, je suis pour. Mais le conceptuel, je suis pour. Mais l’art abstrait, je suis pour. Je suis pour une théorie critique de l’art. En revanche, cette infinie transgression des frontières entre les arts, cette soit-disant interpénétration des codes, c’est un bégaiement stérile depuis les années 1980, au détriment du travail et des œuvres, et de la théorie même. Adorno faisait de la théorie critique, pas du cirque médiatico-institutionnel. Ce bégaiement de tout, des discours, des œuvres, des critiques, des espaces, qu’on prétende découvrir tous les matins qu’il y a un espace à subvertir pour la peinture, pour la sculpture, que deux dessins côte à côte ça "créer du sens pour le spectateur" (pousser l’ellipse à son paroxysme en mettant deux dessins côte à côte sur un mur, c’est bien ce qu’on lit dans cet entretien non ?), tout ce bruissement creux, cette singerie des plus mauvaises provocations de Duchamp (qui était un très grand artiste) dans les années 20, de BMPT (1967), du minimalisme américain (années 60), de Fluxus, etc. je suis contre. Je ne vois même pas d’intérêt à le défendre - sauf pécuniaire et social. Eternels peintres en bâtiment conceptuels, est-ce que c’est vraiment ça qu’il faut viser, est-ce que c’est ça le modèle ? Est-ce que c’est ça la théorie de l’art que vous avez à proposer ? Appliquer ce discours à la bande dessinée, "inscrire la bande dessinée dans le processus de l’art contemporain" pour citer Dominique Goblet, tu parles d’une idée qu’elle est bonne.

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                  • Répondu le 4 février 2011 à  13:39 :

                    Arrêtez de parler de transgression entre les disciplines, il n’y a pas de frontières. Et pourquoi la BD serait-elle parvenue à sont épanouissement aujourd’hui.. et voilà c’est fini, à partir de maintenant on refait la même chose (avec d’infîmes variantes) Mais quel mal y a t-il à s’inspirer de la peinture et d’autres arts alors que la BD à déjà louché depuis longtemps par exemple vers le cinéma. ça me sidère que des gens se permettent de décider ce vers quoi la BD doit tendre ou pas (ceux qui font cette autre BD ne disent pas de manière tyranique que ce qu’ils font est l’avenir, mais une simple proposition). Il n’y avait pas que je sache un cahier des charges originel ou ces limites étaient précisées. Bon sang ce que certaines personnes ont l’esprit sclérosé. Rien ne doit bouger ... aïe aïe surtout pas faire de mélange oulala !
                    Vous savez, je connais personnellement beaucoup de ces gens qui sont critiqués, Dominique Goblet et bien d’autres. Je vous assure que vous vous trompez sur leur compte. Ils sont loin d’être les despotes de la nouvelle BD. Ce sont des gens honnêtes dans leur démarche. Bien des dessinateurs "classique" envient la liberté de ces auteurs là et inversement ces auteurs "en marge" ont un immense respect pour les bons auteurs classiques . Alors serait-il possible de vivre en bonne intelligence ? laissant chacun suivre sa route tout en restant ouvert aux critiques si ces dernières constructive.

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