Bo-Doï n°103

25 décembre 2006 2 commentaires
  • Bo-Doï de janvier sort ces jours-ci, un numéro très coloré! En ce début d'année le magazine de "toute la bande dessinée" a décidé de vous en faire voir de toutes les couleurs!

Blanc, d’abord, comme le fond de la couverture consacrée à Trondheim, (festival d’Angoulême oblige !). A l’intérieur, on a choisi de présenter le président par l’intermédiaire des membres de son "équipage", le scénariste Apollo et pas moins de quinze auteurs ayant travaillé avec l’auteur de Mister O se livrent en impressions, souvenirs et anecdotes diverses sur celui qui s’est lui même qualifié d’ "emmerdeur". Au final il ressort de ces portraits croisés une image haute en couleurs, pas forcément complaisante, d’un des auteurs les plus prolifiques de sa génération.

Bleu : de nombreuses nuances de cette couleur figurent dans la série Ratafia qui trouve ici sa conclusion.

Plus sombre, grise est l’ambiance de la nouveauté de ce mois : Smoke City, une série issue de l’imagination de deux auteurs venant du jeu vidéo : Carré et Mariolle. Cette nouvelle histoire joue sur un registre bien plus glauque, très "thriller à la new-yorkaise". Une série aussi brune dans les décors, que blonde par les cigarettes du héros, que les non fumeurs pourront néanmoins savourer sans danger pour leur santé !

Enfin c’est le noir et le rouge qui sont de mise dans le second épisode de Miss pas Touche d’Hubert et Kersacoët ! Cette histoire attachante au graphisme fluide et à l’intrigue plutôt bien menée nous entraîne encore plus loin dans les bas fonds de l’univers des maisons closes.

Jaune est-elle la couleur des bobos ? C’est en tout cas le ton qui domine les pages consacrées à Dupuy et Berberian, qui donnent leur sentiment sur l’évolution sociologique de leur quartier, point due vue critique en nuances et en demi-teintes à l’image de la lumière qui irradient ces pages.

Rouge, c’est la colère de Godard qui dans les pages du magazine laisse éclater son courroux contre une BD qu’il ne reconnaît plus, tout le monde en prend pour son grade auteurs irresponsables, éditeurs cupides et même le lecteur. Une manière d’accompagner en fanfare la réédition (tiens ?) du Vagabond des Limbes en version intégrale .

De toute les couleurs, Bo-Doï nous propose de découvrir le monde merveilleux (?) des coloristes, ces personnages de second plan ont de plus en plus un rôle important dans le visuel de vos BD préférées ; il faut dire que le contexte de "recolorisation" de certaines séries comme Astérix (avec l’opération "Refondation") nécessite quelques éclaircissements sur les enjeux et la place de la couleur des cases. Une enquête intéressante qui permet de mieux connaître ces acteurs souvent mal connus du grand public mais aussi d’apprécier les futures (?) couleurs de Largo Winch ou de ...Tanguy et Laverdure.

Au fil de ces pages colorées, on retrouvera comme d’habitude, une foule d’infos disséminées et l’infatigable pinailleur fidèle au rendez-vous !

(par Patrice Gentilhomme)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

BoDoï, n° 103, chez les marchands de journaux , janvier 2007, 5,95 €

 
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2 Messages :
  • Bo-Doï n°103
    26 décembre 2006 15:15, par Christian Godard

    Cher monsieur Gentilhomme,
    Vous faites état dans votre article du rouge dont je serais soi-disant empourpré, suite à l’entretien que j’ai accordé au journal BoDoï et qui prétend que j’ai "la rage".
    Désolé mais c’est une interprétation qui - si elle était prise au sérieux - conduirait certains à vouloir me faire vacciner...
    Il y a des sujets sérieux comme la faim dans le monde, les sans-abri, et la pédophilie galopante, sans oublier la délocalisation des métiers tertiaires, qui méritent en effet qu’on ait la rage.
    J’ajoute que pour ma part, j’y ajouterais les Chinois qui bouffent du chien, et les multinationales qui profitent du travail des enfants en bas âge.
    Mais avoir la rage à propos de la BD, alors là, franchement, non !
    C’est une pure interprétation fantasmée par la rédaction du magazine BoDoï, et contre laquelle je suis obligé de m’élever.
    Il ne semble pas que l’humour soit leur point fort...
    Ne tombez pas dans le panneau !
    Cordialement à vous,
    Christian Godard

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    • Répondu le 31 décembre 2006 à  09:31 :

      A force de détourner les propos des auteurs afin d’avoir des articles polémiques et raccoleurs (suffit de lire les titres que l’on retrouve chaque fois en couverture) BoDoï va finir par se retrouver sans personne à interviewer.

      Je préfère personnellement les interviews de Bosser dans dBD qui respirent plus l’amour de la BD

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