Gate 7, T4 - Par CLAMP - Kazé

27 mai 2013 0 commentaire
  • Dernière série entamée par CLAMP, Gate 7 plonge le lecteur dans un récit mêlant ésotérisme et histoire, géographiquement et culturellement ancré à Kyoto. Le point sur la série au tome 4.

Lycéen jusqu’ici sans histoire, Chikahito Takamoto s’installe à Kyoto chez Hana, Sakura et Tachibana, mystérieux jeunes gens qui affrontent des créatures surnaturelles. De fil en aiguille, il découvre qu’à Kyoto se prépare une nouvelle bataille entre les réincarnations de grandes figures historiques du Japon, à savoir les seigneurs de guerre des clans Hideyoshi et Tokugawa.

On retrouve dans Gate 7 les qualités habituelles des CLAMP : graphisme travaillé, atmosphère mystérieuse et onirique, personnages attachants et charismatiques, agréables touches d’humour enfin. Le fan du studio ne sera pas dépaysé, plusieurs personnages rappelant d’anciens héros, Chikahito en tête, mais aussi Hana qui, par certains aspects, peut évoquer une sorte de compromis entre Yûko de xxxHOLIC et Sakura de Cardcaptor.

Gate 7, T4 - Par CLAMP - Kazé

Malgré cela, le sujet abordé dans cette série court le risque de rebuter le lecteur occidental : les références historiques, nombreuses et précises, structurent le récit en profondeur. Si Iemitsu Tokugawa ou Yukimura Sanada constituent des figures familières pour le lecteur japonais, à l’instar de Napoléon ou Robespierre chez nous, ces noms demeurent très méconnus en France.

À cela s’ajoutent d’autres références culturelles japonaises plus générales. Kazé propose néanmoins un glossaire et un guide historique en fin de volume pour faciliter lecture et compréhension et surmonter ces difficultés.

La narration - et notamment les très belles confrontations magiques - est soutenue par une mise en scène de qualité et cette élégance du dessin caractéristique du studio. Ce quatrième volume donne cependant l’impression que le manga en est encore à sa phase d’exposition : des personnages continuent à être introduits, des mystères soulevés. Avec parfois le sentiment de ne pas trop savoir où l’on va. Reste qu’un certain charme, ou plutôt un charme certain, opère encore.

(par Aurélien Pigeat)

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