Hurlements en coulisses - Par Emmanuel Moynot - Futuropolis

8 février 2013 11 commentaires
  • Après le volumineux retour sur la vie de Pierre Goldman, Moynot livre un journal de tournée d'été avec le groupe Les Hurlements D'Léo. Une vision juste et passionnée de la vie de musicien. L'auteur ne cache pas les moments difficiles et rébarbatifs, dégainant son esprit critique assez librement.

Dans la grande tradition des jeunes formations qui avaient fleuri à la fin des années 1980 en France, Les Hurlements d’Léo mêlent depuis une quinzaine d’années les traditions rock et chanson, avec une énergie renforcée par les cuivres. En voisin bordelais, Emmanuel Moynot les a suivi pour une tournée d’été, principalement des festivals, en 2011. En route vers les scènes de France et d’Europe, avec les tracas divers qui ne manquent pas de se présenter : retards dans les trajets, instruments récalcitrants, bisbilles entre musiciens, organisation dépassée... Les bons et mauvais moments alternent, et même quand on sent le groupe sous tension, la libération de la scène efface bien des soucis.
Hurlements en coulisses - Par Emmanuel Moynot - Futuropolis
Même les amateurs de musique vivante, férus de presse spécialisée apprendront bien des choses en suivant Moynot dans son journal de tournée. Notamment que rien n’est simple même pour un combo aussi "nature", que dans un concert, chaque détail compte, de la balance de l’après-midi aux caractéristiques de la scène. Que voyager en bus n’est jamais une garantie, et que chaque festival cache son petit truc pénible, à de rares exceptions. Sans compter les horaires parfois incroyables et les repas indigents.

Hurlements en coulisses bénéficie du regard d’un auteur engagé : lui- même chante et écrit depuis des années, et son regard est bien celui d’un musicien. Et puis, en parallèle, il raconte les angoisses générées par son projet Goldman, heureusement paru depuis. Sans oublier de donner son avis sur les multiples groupes croisés dans cette tournée. Quant aux musiciens, ils apparaissent naturels, autant dans leur variété de caractères que leur façon de voir cet intrus s’immiscer dans leur tour bus. Et chacun aura un rapport différent avec Moynot, voire changeant, le dessinateur prenant régulièrement le rôle de confident ou de compagnon de fin de nuit.

Cerise sur le rappel, notre témoin privilégié a choisi de n’utiliser la couleur que pour les instantanés de concert, le plus souvent avec de superbes contrastes.

(par David TAUGIS)

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11 Messages :
  • Je n’ai pas compris : c’est un vrai groupe fait pour l’occasion ou c’est complètement fictif comme reportage ?

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    • Répondu par Moynot le 9 février 2013 à  00:07 :

      C’est un vrai reportage sur un vrai groupe qui existe vraiment. Rien de fictif là-dedans.

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      • Répondu le 9 février 2013 à  21:18 :

        Jamais entendu parler de ce groupe, ça doit être régional.

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        • Répondu par Bertrand le 11 février 2013 à  16:53 :

          Sortez de votre campagne, ce groupe existe depuis une quinzaine d’années et écume les festivals depuis lors (avec une interruption suite au remplacement de certains membres du groupe, je vous l’accorde).

          Evidemment, ça ne passe pas chez Patrick Sébastien ni sur NRJ, mais c’est loin d’être un groupe régional !

          J’ai hâte de lire ce livre !

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  • Ca doit être un vrai signe de la crise dont parlent les auteurs, la parution d’albums au niveau du story board, plus rapide que de finaliser les pages, et on peut quand même lire l’histoire, mais c’est quand même un peu frustrant parce que le prix des livres ne baisse pas lui.

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    • Répondu par Polo le 9 février 2013 à  11:20 :

      Donc, si je vous suis bien, 100 pages de Reiser devraient être vendues moins cher que 100 pages de Chaillet ?

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      • Répondu par Hervé le 10 février 2013 à  06:51 :

        Perso je préfère une belle page de Chaillet plutot que les gribouillis obscènes de Reiser, question de bon gout et d’éducation.

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        • Répondu par Polo le 10 février 2013 à  11:16 :

          Aaaah. "Le bon goût et l’éducation". Comme vous avez raison. Ce Reiser et tous ces auteurs qui bâclent leurs dessins et qui (j’ose à peine le dire, tellement c’est effroyable) tracent leurs cases SANS UTILISER DE RÈGLE, tous ces mécréants ont tué la bande dessinée de notre enfance. Je pleure avec vous.

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  • Je crois que là, les chevaux sont lâchés...on a pas fini d’en bouffer de la bd de reportage et de témoignage avec du dessin écriture. C’est pédagogique, didactique, ça parle des "vrais sujets", c’est pris sur le vif, c’est "original"...les médias vont adorer.

    Pendant ce temps là, le magazine Tchô ! sort son dernier numéro ce mois-ci. Reste plus que Spirou qui fait le job de la bd de divertissement tout public. Cette bd sans laquelle une bonne partie d’entre nous ne serait pas ici et qui a donné envie à tellement d’auteurs...

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  • Les Hurlements D’Léo c’est un jeu de mot avec Les hauts de Hurlevent ? Houla, c’est du niveau d’un Ric Hochet ça !

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