Danger Girl : Destination Danger – Par Andy Hartnell & Arthur Adams & Phil Noto & Joe Chiodo & Tommy Yune – Glénat Comics

2 juillet 2013 0 commentaire
  • Deuxième tome des aventures du trio d’espionnes des Années folles publiées par Image.

Suite à la publication de Danger Girl : Revolver, Glénat Comics nous sert cette fois-ci la suite directe du premier volume des aventures du trio d’espionnes. Exit donc la nouvelle Danger Girl que l’on a pu découvrir dans Revolver, et place au trio de la vieille école dans une suite d’aventures dignes des plus grands navets de l’espionnage des années 1970.

Pour cette suite, Glénat a décidé de regrouper plusieurs aventures parues entre les années 2000 à 2004, ayant pour particularité d’être indépendantes les unes des autres, mais aussi d’avoir un illustrateur différent pour chaque numéro.

Ce tome s’ouvre donc sur une aventure dessinée par le fameux Art Adams où la jeune membre de ce trio d’espionnes, Valerie, se voit encore une fois mise sur la touche à cause de son jeune âge et de son inexpérience. Parcourant le Danger yacht (ça ne s’invente pas), son esprit vagabonde au point où elle se met à rêver de vivre des aventures dans la peau de ses consœurs.

Danger Girl : Destination Danger – Par Andy Hartnell & Arthur Adams & Phil Noto & Joe Chiodo & Tommy Yune – Glénat Comics
(C) IDW/Arthur Adams

Il est plaisant de retrouver Art Adams comme « planchiste » plutôt qu’en tant que Cover Artist, même si ce n’est pas lui qui a encré cette histoire.

La seconde aventure est une énorme parodie de la série télévisée Batman des années 1960. Dessiné par Joe Chiodo qui rappelle que, dans les années 1970, dessiner sous l’emprise de stupéfiants était semble-t-il la norme, nous retrouvons notre trio (avec Natalia Kassle), bimbo le jour et super-héroïne courte vêtue la nuit, combattant La Pêche (qui est de retour).

(C) IDW/Joe Chiodo

Reprenant les codes des sitcoms telles que Batman, Charlie’s Angels et surtout la fameuse boite à rire enregistré, cet épisode fait office d’OVNI tant on a l’impression d’être sous les effets des mêmes substances que prenaient les producteurs de séries de l’époque, le trait de Chiodo nous envoyant définitivement au Nirvana avec Magic Carpet Ride en fond sonore.

Les deux histoires de Phil Noto,Hawaiian Punch et Viva Las Danger sont les petites cerises sur le space cake. Phil Noto est connu pour avoir un style très épuré mais vraiment efficace (voir Superman Maelström), mais il est surtout passé maître dans l’art de dessiner des femmes boudeuses criantes de vérité. Les deux histoires flirtent avec le genre de l’espionnage, évidemment, mais aussi avec Indiana Jones and The Temple of Doom et Big Trouble in Little China.

Enfin, la fin de ce volume est consacré à la mini-série Danger Girl : Kamikaze, publiée à l’époque dès la fin de la première série Danger Girl. Tommy Yune, dans un style purement manga occidental, raconte les déboires de notre trio pour retrouver la première arme atomique conçue par l’empire japonais pendant la Seconde Guerre mondiale. Conçue sur la même trame narrative qu’un Shônen, notre équipe devra faire face à un nouveau groupuscule fasciste, dans la même veine que le marteau de la série originale.

(C) IDW/Tommy Yune

Pour ce second tome des Danger Girl, Glénat a su mettre les petits plats dans les grands, nous proposant ainsi cinq aventures complètes parues en quatre ans, restituées dans une traduction fidèle par Thomas Debelle du studio Makma, ce tome nous propose en guise de bonus, une gallerie de couvertures comprenant du Adam Warren (Empowered) à ses débuts, Joe Quesada et le regretté Michael Turner.

Seule petite ombre au tableau, les aventures ne sont pas présentées dans l’ordre chronologique de parution. Pinaillage, certes, étant donné que les histoires peuvent se lire indépendamment. Nous espérons que Glénat continuera de publier d’autres aventures de cette série.

(C) J.S. Campbell

(par Antoine Boudet)

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