Humberto Ramos ("Fairy Quest") : « Travailler chez Marvel, c’est l’apothéose de ma carrière ! »

22 juin 2012 1
  • À l'occasion du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême 2012, nous avions eu la chance de rencontrer l'artiste mexicain Humberto Ramos. Suite à son activité éditoriale récente, retour sur une carrière plus qu'exemplaire d'un grand monsieur de l'industrie du Comic Book que 'on avait déjà vu en France chez Soleil sur la série K, une série dérivée de Kookaburra, dont les scénarios sont signés Crisse.

Monsieur Ramos, pouvez vous nous expliquer votre parcours, d’où vous venez et comment vous en êtes arrivé à dessiner des comics ?

Je viens de Mexico City où j’ai grandi en lisant des comics et, à un moment, je me suis dit que j’essaierais bien d’en faire mon métier. Cependant, il n’était pas possible de relever le challenge au Mexique-même, je suis donc parti dans les conventions américaines où j’ai soumis mes travaux lors des panels de recherche de talents. J’ai eu la chance d’être choisi par Milestone, qui est une filiale de DC Comics, et j’ai commencé à y travailler, en y faisant de petites travaux. Je suis devenu plus tard un dessinateur régulier chez Milestone et c’est petit à petit que je suis entré chez DC où j’ai commencé à travailler sur Impulse. Ce titre m’a fait remarquer par bon nombre de personnes travaillant dans l’industrie. Elles ont commencé à avoir confiance dans mon travail et j’ai pu alors prétendre à travailler sur des titres beaucoup plus connus. Cela m’a permis de rentrer chez Marvel qui est pour moi l’apothéose de ma carrière.

Humberto Ramos ("Fairy Quest") : « Travailler chez Marvel, c'est l'apothéose de ma carrière ! »

Vous venez de nous dire que vous venez du Mexique. Est-ce important pour vous de dessiner des icônes purement américaines telles que Spider-Man ?

Je suis originaire et je vis à Mexico City et, oui, sur un plan culturel, c’est important pour moi. Je n’ai jamais vu Spider-Man comme une icône de la pop-culture nord américaine. Je sais qu’elle l’est mais je l’ai toujours vue comme une icône de la pop-culture mondiale. Peut importe où vous vivez, peu importe la langue que vous parlez... Donc pour moi, c’est important de refléter ma nationalité dans les comics, je le fais dès que je le peux sans pour autant que ce soit gênant pour le scénario. Je mets des petites références visuelles au Mexique dans certaines planches que mes compatriotes reconnaîtront alors que les autres ne les remarqueront même pas. C’est la partie amusante du travail.

Marvel et Spider-Man sont votre consécration ?

Absolument ! Quand j’étais petit, je lisais les aventures de Spider-man. J’ai pensé que ça pourrait être bien de les dessiner, juste pour le fun, pendant l’après-midi après l’école. Et quand j’ai grandi et que j’ai vu que ça pouvait être une opportunité réelle de carrière, j’ai mis le paquet, Spider-man est mon personnage favori et je me disais que ça serait génial à un moment de travailler sur ce titre et d’y rester aussi longtemps que je le pourrais. Maintenant que j’y suis enfin arrivé, je me sens fier, une fierté personnelle qui me dit “mission accomplie”.

Je me sens bien, en sécurité, comme à la maison en travaillant sur Spider-man, je prends mon pied, je collabore avec une super-équipe. Quand je travaille sur Spider-man, je ressens tout cela à la fois, donc je ne vois pas de raison de m’en aller (rires).

En lisant le dernier arc de Spider-man (Spider Island), on a vraiment l’impression que vous vous amusez avec Spidey.

C’est un vrai bonheur de se lever le matin en sachant que votre journée consiste à dessiner Spider-man et être payé pour cela. Je ne réalise même pas que je souris alors que je dessine, c’est un personnage que j’aime.

Que pensez vous de l’univers Marvel actuel ?

Hum, Marvel est un énorme bac à sable dans lequel nous jouons et nous avons la meilleure de scénaristes du moment : (Jason Aaron, Brian Bendis, Matt Fraction, Dan Slott et nous en oublions... Et ces gars créent des histoires qui auront des répercussions que nous verrons dans quelques années. Ils ne se contentent pas d’écrire sur des gars en collants, ils s’occupent de ce qui se passe autour d’eux. Comme scénaristes, ils ont une perception de beaucoup de choses en dehors des comics, plus globale. Donc c’est vraiment génial d’être là avec eux. Il n’y a pas qu’eux : Marvel est vraiment consciente des attentes des fans et prend vraiment en compte leurs avis. C’est passionnant.

(par Florian Rubis)

(par Antoine Boudet)

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