Jean Dufaux : « Mes lignes scénaristiques ne sont pas droites, elles sont souvent fracturées. »

25 décembre 2012 0 commentaire
  • Difficile de passer à côté de Jean Dufaux ces dernier mois : {Djinn} T11, {Barracuda} T3, {Sortilèges} T1, {Saga Valta} T1, {Loup de pluie} T1, {Conquistador} T2, intégrale de {Croisade}, etc. Dans tous ces scénarios, nous analysons avec lui ce qui conduit son intérêt dans ces récits et comment il le partage avec ses dessinateurs.

Jean Dufaux : « Mes lignes scénaristiques ne sont pas droites, elles sont souvent fracturées. »Dans chacun de vos récits, on retrouve des passions humaines fortes, souvent conduites par l’envie, la convoitise, mais aussi le besoin de combler un manque profond, parfois de la manière très vile…

Diable, que tout cela semble bien noir ! Mais oui, on doit retrouver un fil rouge, car s’il n’y a pas de thématique, il n’y a pas d’œuvre. Je suis effectivement intéressé par le passé de mes personnages, les souffrances vécues, ainsi que les rapports de l’individu face au pouvoir et face au désir. Je suis également intéressé par la place de la femme dans une société d’hommes.

Comme chaque auteur, je parle sûrement de moi-même, quoique que j’aie besoin de passer par le biais de l’imaginaire. Mon enfance était partagée entre un goût profond de la solitude et de la lecture, et les moments que je pouvais partager avec les autres gamins et adolescents. Cette dualité va se retrouver dans mes personnages, car chacun d’entre eux n’est jamais mû par une seule force, ce qui caractérisait précédemment les grands héros. Ces derniers avaient une ligne tracée devant eux, et à la fin de leur quête ou épopée, ils atteignaient ce but ou se perdaient. Mes lignes ne sont pas droites, elles sont souvent fracturées. Je me retrouve d’ailleurs bien mieux dans les nouvelles interprétations de personnages mythiques, tels Batman ou Bond, qui présentent des héros blessés, fragilisés.

Cela se ressent chez vos héros, rarement mus par un seul sentiment, mais souvent à la convergence de destins croisés, qui font qu’ils vont réellement évoluer au cours d’un album, comme on a pu le lire dans les derniers Barracuda. Cela donne leur un caractère humain, mais aussi plus imprévisible !

J’ai besoin d’un questionnement personnel pour chaque personnage, qui doit accepter sa fragilité, mais aussi son passé avec ses regrets et ses erreurs. Comme chaque individu dans sa vie, on ne se débarrasse pas de ses actions antérieures, on les emporte avec les questions qu’elles entraînent. Puis, comme tout un chacun, les rencontres font évoluer chaque personnage, en enrichissant ou pervertissant son environnement. Je suis donc toujours attentif à ce que chacune de ses rencontres ne soit pas gratuites, afin qu’elle modifie l’histoire. Je suis également attentif à la représentation graphique d’un personnage. Je peux l’inventer pour une brève apparition, mais la perception, la sensibilité et la force du dessinateur peut vous renvoyer un personnage qui demande une place plus importante dans l’histoire.

Cela a pu être le cas dans le tome 5 de Croisade, mais on partage cette même impression d’un personnage qui se taille sa place, avec cette fille de rien qui s’impose dans le tome 3 de Barracuda. Il faut dire que Jérémy l’a particulièrement réussie !

Oui, c’est exactement le cas ! Mais ce qui plaît également dans ces aventures graphiques, c’est de trouver le contre-pied à une thématique. Pour Barracuda, tout lecteur imagine un récit de pirates avec des abordages en pleine mer et d’âpres combats maritimes. Je voulais trouver un angle original, un "point de vue". J’ai choisi d’enraciner mes trois jeunes personnages dans l’île, alors que le bateau s’éloigne. Pour le dessinateur, il ne va donc pas pouvoir voyager, mais va devoir demeurer à terre où vont évoluer ces trois adolescents. C’était un réel défi pour un tout jeune dessinateur tel que Jérémy ! Et il parvient à se détacher de l’univers de Philippe Delaby, tout en reconnaissant ce qu’il lui devait.

Barracuda est à nouveau un de ces récits où il faut dépasser le cap du premier album pour réellement comprendre la thématique que vous voulez développer. Il faut se laisser happer par l’univers mis en place.

Oui, c’est caractéristique de ma façon d’écrire : je mets en place des histoires chorales, composé d’un arc principal et d’arcs secondaires. Il faut donner du temps pour que cela se mette en place, alors le premier tome n’est souvent qu’un chapitre, ce n’est pas l’histoire complète ! D’où la difficulté de critiquer un chapitre… Des auteurs coupent très bien leur récit, mais ce n’est pas mon cas : je conçois mes récits dans leur globalité, puis je me donne le temps de placer mes éléments, ainsi qu’une certaine rythmique, ce qui fait également partie du style. Parfois, certains volumes sont des albums d’attente qui placent les éléments pour la suite. C’est pour cela que je préfère qu’on lise trois ou quatre chapitres d’affilée pour avoir une vue correcte de ce que j’ai voulu raconter. J’avoue que je sollicite la patience du lecteur.

Est-ce ainsi que le cas avec Croisade, où la tension était légèrement retombée lors du tome 5, alors que vous semblez retrouver toute votre force dans le tome 6, avec l’arrivée de ce fabuleux personnage qu’est Sybille ?

La première intégrale de Croisade vient de paraître

Un album, un scénario, une histoire est une mécanique tellement fine, qu’un petit élément peut parfois me perturber et me faire perdre du terrain. C’est quand même idiot : j’ai perdu mes propres traces dans le désert… Il m’a fallu Sybille pour remettre Croisade sur son axe, pour me resituer dans le récit et reprendre confiance dans ma trame. Et je constate maintenant la facilité dans laquelle je me suis remis dans cet imaginaire, et je pense que le lecteur en sera juge, car après le premier diptyque de Conquistador qui vient de sortir, Philippe Xavier et moi-même sommes de nouveau immergés dans cet univers fascinant.

On ressent votre envie de travailler par cycle, où vous avez souvent montré plus de puissance. Le troisième cycle de Croisade est donc sur les rails. Des cycles de deux albums ?

Les cycles sont plus courts que précédemment. J’ai toujours beaucoup apprécié les séries américaines, avec leurs saisons. Mais je veux rester attentif à ne pas tomber dans certains excès, comme par exemple JJ Abrahams, où l’on peut s’y perdre complètement. Je demeure donc attentif à proposer des cycles avec un début et une fin, mais pas trop longs non plus car nous ne sommes plus au temps de Jessica Blandy et de ses 27 tomes. Pour autant, je suis toujours désireux de faire évoluer des héros que j’apprécie particulièrement. Ainsi, je suis ravi de retravailler avec Olivier Grenson sur un cycle de trois albums de Niklos Koda qui se déroulera à Shanghai.

En comparaison à d’autres scénaristes qui manipulent préférentiellement soit des hommes au profil carré, soit des femmes dotées d’une personnalité plus complexe, vous faites évoluer autant des personnages de deux sexes, en présentant d’ailleurs des femmes souvent plus dominatrices et machiavéliques, ainsi qu’on a pu le voir dans Murena, Saga Valta et Djinn.

Machiavéliques… Non ! Mais comme elles doivent se battre dans un monde d’hommes, elles doivent faire preuve de plus d’énergie et de volonté ! Je traite souvent de la notion de pouvoir, et celui-ci n’était quasiment pas donné aux femmes avant le XXe siècle. Celles-ci ne pouvaient l’obtenir que par l’intersession des hommes. Cela peut effectivement être le cas de personnages historiques forts comme la maman de Néron dans Murena, ou dans Saga Valta une femme qui souffre d’être au pouvoir seulement au travers de son époux. Vous trouverez d’ailleurs dans le deuxième tome de cette série une scène où cette reine discute avec sa sœur, et les hommes en prennent pour leur grade, car ces dernières expliquent comment elles dirigeraient mieux que leurs maris qu’elles ont dû épouser ! Tout cela a donc un caractère authentique, et je préfère penser que mes personnages féminins ne sont pas dominatrices, mais qu’elles ne se laissent tout simplement pas dominer par les hommes. Elles utilisent leur propre arme, comme dans la corrida : le corps. Et qui dit le corps, dit le désir, comme dans Djinn.

Djinn, dont le deuxième album de ce troisième cycle vient de sortir, et qui trouve une très belle place en Indes. Comme pour Barracuda, ce cycle devait se composer de trois albums, et en fera quatre, voire plus. Est-ce que vous voulez laissez entraîner par vos personnages, ou c’est votre relation avec votre dessinateur qui détermine cette longueur ?

J’aurais pu écrire Barracuda en trois tomes, mais j’aurais dû sacrifier énormément d’éléments, et beaucoup de plans larges. Il m’est arrivé ce qui s’est passé avec Pellejero : j’ai appris à le connaître, et je me suis rendu compte que non seulement il adorait le western, mais que sa culture cinématographique était très étendue à ce sujet. Donc, voilà deux auteurs qui n’avaient jamais fait de western et qui se découvraient une passion mutuelle pour le genre. De là a découlé un échange d’idées, de passions et d’émotions pour enrichir la trame et provoquer le passage d’un diptyque en tétralogie, avec l’option de prolonger si nous en ressentons l’envie.

Si ce n’est pas vraiment un western à proprement parler comme Loup de pluie, vous aviez tout de même déjà tâté du genre avec Melly Brown ?

Oui, Melly Brown remonte à bien des années. Mais comme Lucius, je considère ces séries comme des ébauches des œuvres qui allaient venir trente ans plus tard. Je suis patient.

Pour revenir à une autre de vos héroïnes, Djinn, vous êtes passés du continent africain aux Indes. Une envie de vous placer dans un contexte davantage historique ?

Dans Djinn, Ana Mirallès désirait bouger dans des pays à sensualité forte. Ana a d’ailleurs une maîtrise des couleurs remarquables, qui vous font presque ressentir les parfums d’un lieu. Après l’Orient et l’Afrique, l’Inde et sa sensualité étaient un passage obligatoire, mais je ne voulais pas faire l’impasse sur les remous historiques de ce pays. Ce qui a peut-être été plus compliqué pour Ana sur ce cycle, c’est d’avoir perturbé la logique du temps, en modifiant l’ordre des cycles en lien avec la ligne du temps. Mais c’était un défi scénaristique qui m’intéressait.

Ce troisième cycle de Djinn est un peu moins fantastique que le précédent, mais une fois de plus, les éléments moins réalistes sont amenés avec tellement d’authenticité qu’ils ne perturbent pas du tout le lecteur. Comment choisissez-vous de placer ces éléments ? Sont-ils là pour "doper" votre intrigue ?

Les éléments fantastiques sont viscéraux pour moi, et essentiels dans mon travail, car « Toute vie est fantastique », c’est mon leitmotiv. Toute vie est fantastique si on se donne le temps de s’arrêter sur cette notion de fantastique. Depuis que je suis enfant, par mes lectures et mes observations, par le temps que je donne au temps, l’aspect fantastique d’une destinée humaine m’a toujours paru naturel. Je n’ai donc aucun effort à fournir pour faire glisser une histoire, même historique, vers sa part fantastique, car je sais qu’elle existe. On se donne malheureusement juste plus la peine de se pencher dessus.

Mes personnages glissent donc d’eux-mêmes vers ce fantastique ; parfois je les arrête, mais parfois je les laisse franchir la porte, et je suis souvent surpris de ce que je peux y découvrir. Mais j’ai aussi besoin d’être surpris par mes propres personnages ! Car après trente ans de carrière, je peux vous écrire un album qui tiendra parfaitement la route, et dont vous voudrez la suite, mais ce sera un album dans lequel moi, je ne serai pas présent. Et comme je pense que chaque album parle aussi de ses auteurs et des vibrations qu’ils peuvent ressentir, je ne peux écrire un récit duquel je serais absent.

Certains de vos dessinateurs demandent à recevoir leurs scénarios d’un bloc, afin de pouvoir appréhender l’ensemble, tandis que d’autres préfèrent avoir de perpétuelles surprises, et préfèrent le recevoir presque scène par scène. Est-ce que vous vous plongez dans un récit et ne vous en extirpez que lorsque vous avez fini ? Ou mélangez-vous vos rédactions ?

Le sujet est vaste… Comme je suis issu d’études cinématographiques, je suis toujours influencé par la vie de tournage, et ce qu’on appelle Work in progress. J’adore cela ! Car le dessinateur va arriver avec son travail, sa sensibilité et ses émotions, et va perturber certaines notions que je pensais acquises. Comme au cinéma, je suis naturellement porté à travailler en séquences : on se voit donc pour travailler, puis chacun peut bouger, car comme j’ai un scénario très solide, on peut le modifier sans qu’il ne s’effondre, car il est solidement ancré sur ses fondations. J’adore donc faire des réunions de travail, voir les différentes étapes d’une planche, recevoir l’avis d’un autre dessinateur sur une couverture… Effectivement, cette technique de travail est moins évidente lorsque le dessinateur travaille plus loin. Les télécommunications aident, mais ce n’est pas la même chose. C’est pour cela que j’ai alors plutôt tendance à livrer des scénarios complets.

Est-ce que vous livrez toujours un découpage aussi précis, sur des feuilles millimétrées ? Ou donnez-vous plus de libertés avec le temps ?

Je découpe toujours de manière précise, car c’est un paradoxe : contrairement à ce qu’on pense, plus le scénario est cadré, plus le dessinateur possède son espace de liberté. Si un scénario est lâche et mal établi, il va créer de la confusion dans la tête du dessinateur, l’ensemble va s’ébranler et partir dans toutes les directions. Et le dessinateur va vite se sentir mal à l’aise dans cette situation. Au contraire, avec un scénario rigoureux, les pistes de travail seront balisées, tout en laissant de la liberté au dessinateur de pouvoir entreprendre ce qu’il désire.

Avec Saria, vous avez dû passer d’un premier dessinateur, Serpieri, à un autre, Riccardo Federici. Cela n’a pas dû être une épreuve facile, et pourtant le résultat de votre collaboration est grandiose. Vous avez vraiment trouvé un nouveau partenaire pour entraîner le lecteur dans votre imaginaire !

Oui, j’avais vraiment écrit ce récit pour qu’il corresponde à l’univers de Serpieri. Mais avec ses problèmes de santé, il n’a pas continué le deuxième tome. Heureusement, mon éditrice m’a proposé de collaborer avec Ricardo Federici. Cela m’a complètement bouleversé, car sans modifier le contenu de mon scénario, j’ai dû pivoter à 180° sur mon axe avec d’envisager cette suite de la série. Mais j’ai vraiment été ébloui lorsque j’ai vu les premières planches qu’il m’a remises, réalisées en couleurs directes. Nous allons bien entendu terminer la trilogie de Saria, mais nous sommes déjà certains que nous prolongerons notre collaboration par la suite, avec une autre thématique.

Autre dessinateur de talent, vous avez publié cette année le troisième tome de la Complainte des Landes perdues avec votre ami Philippe Delaby. Il a besoin de s’évader de temps en temps de Murena ?

Oui, Murena est une série très forte, et c’est parfois presque un abîme devant lequel il vaut mieux ne pas se pencher trop longtemps. C’est pour cela que Philippe apprécie de travailler sur la Complainte, histoire de sortir de la rigueur de Rome et de l’atmosphère de Murena. Il a d’ailleurs replongé avec d’autant plus de passion dans la suite de cette série, dont il est en train de terminer la superbe et angoissante dernière planche de l’album qui sortira prochainement. Quoiqu’il en soit, le prochain album de la Complainte sera son dernier, car le troisième cycle des Sorcières sera réalisé par un autre dessinateur. Philippe et moi-même avons déjà trouvé un nouveau terrain de jeu, mais il est encore bien trop tôt pour en parler.

Encore un mot sur deux cycles qui se terminent : Conquistador et Le Bois des Vierges

Le coffret reprenant le cycle est paru en même temps que le tome 2.

La trilogie du Bois des Vierges se terminera bien sur le troisième tome ! Je suis toujours aussi enthousiasmé par le travail de Béatrice Tillier ! Quant à Conquistador, Philippe Xavier et moi-même avons donc plongé dans cette ambiance caractéristique qui le passionne. Je lui ai donné un découpage plus aéré qui lui convient bien. Nous allons repartir un temps sur Croisade, mais nous reviendrons sûrement sur Conquistador pour un second cycle.

Vous ne voulez pas attendre le retour des ventes de Conquistador avant de décider si vous repartez sur une suite ?

Si certains scénaristes écrivent avec un lecteur au-dessus de leur épaule, j’écris plus les histoires que je porte en moi, et qui conviennent aux différents univers de dessinateurs qui travaillent avec moi. Ils ont tous leurs caractéristiques respectives, et lorsqu’on s’est trouvés, j’attends le temps qu’il faut pour qu’on puisse réaliser les récits qui conviennent vraiment. Comme avec Munuera, où j’ai attendu près de trois ans qu’il termine ce qu’il avait en chantier avant de débuter Sortilèges.

Lorsqu’on voit les différents auteurs qui travaillent avec vous, on demeure ébahis de la force que chacun d’entre eux place dans son dessin. Qu’est-ce qui vous attire spécifiquement chez eux ? La profondeur de champ qui donne de l’espace à votre caméra, la finesse de leurs détails, l’attention aux couleurs, … ?

Ce qui fait la force d’un dessinateur, ce n’est pas toujours sa capacité à dessiner un paysage avec précision, mais c’est surtout la sensibilité qu’il placera dans le visage d’un personnage, car c’est avant tout les héros qui portent les récits. Et lorsqu’un dessinateur réalise un gros plan de face d’un héros tourmenté, c’est à ce moment-là que le lecteur sera touché et emporté par le récit. Selon moi, c’est la caractéristique principale que je recherche chez un dessinateur.

(par Charles-Louis Detournay)

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