L’Âge d’or de Mickey Mouse T6 - Par Floyd Gottfredson

8 avril 2013 14 commentaires
  • Nouveau volume de {L'Âge d'or de Mickey} couvrant les années 1944 à 1946. Ce grand et beau volume se doit de prendre place dans la bibliothèque de tout amateur de la souris Disney!

Glénat propose depuis un an et demi l’édition des histoires de Mickey scénarisées et dessinées par Floyd Gottfredson. Ordonnées de manières chronologiques, de 1936 à 1955, celles-ci retracent la construction du personnage par celui qui en fit certainement l’icône qu’il est devenu.

Ce sixième volume évoque la sortie de la Deuxième Guerre mondiale. L’histoire inaugurale, "Le Monde de demain", projette ainsi Mickey dans un futur aérien et robotisé où le merveilleux se heurte une fois encore aux manigances de Pat Hibulaire !

L'Âge d'or de Mickey Mouse T6 - Par Floyd Gottfredson
L’Âge d’or de Mickey Mouse T6 - Par Floyd Gottfredson - Glénat
© Glénat

L’édition se présente sous la forme d’un grand volume cartonné, dans lequel les planches peuvent se déployer dans toute leur hauteur. Le rendu est splendide et l’on éprouve un réel plaisir à découvrir ces aventures dans de si confortables conditions.

On notera également qu’à la manière des récentes éditions des canards de Carl Barks - dont Floyd Gottfredson est considéré comme l’équivalent côté Mickey - un appareil critique précieux accompagne les récits. Chacun de ces derniers est précédé d’une courte présentation et de repères techniques sur ses diverses publications. À quoi s’ajoute une introduction d’ensemble qui contextualise la production et une biographie de Bill Walsh, collaborateur de Gottfredson

Un très bel ouvrage qui s’impose aux amateurs de l’univers Disney et du patrimoine BD.

L’Âge d’or de Mickey Mouse T6 - Par Floyd Gottfredson - Glénat
© Glénat

(par Aurélien Pigeat)

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14 Messages :
  • Je voudrais tellement être d’accord avec vous -car Gottfredson est un géant de la bande dessinée, un de ces artistes qui a défini et cristallisé le genre.

    Mais là on voit les aberrations de la publication en album selon moi : ce livre est constitué de strips quotidiens. Agencer ce travail en pages est "gavant", ces cases n’ayant jamais été pensées dans cette optique. Un format "à l’italienne" aurait été bien plus approprié -même au rythme de 2 strips par page. Et les couleurs ?! Bong sang, coller des dégradés informatiques dans chaque case est un crime de lèse-majesté. Oui, même pour Mickey. J’ai déjà pas mal de rééditions dans ma bibliothèque, toutes plus bancales et mal foutues les unes que les autres. Quand fera-t-on vraiment un véritable travail sêrieux sur ce personnage si emblématique ?

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    • Répondu le 9 avril 2013 à  14:56 :

      ce livre est constitué de strips quotidiens. Agencer ce travail en pages est "gavant", ces cases n’ayant jamais été pensées dans cette optique. Un format "à l’italienne" aurait été bien plus approprié -même au rythme de 2 strips par page.

      En quoi 2 strips seraient plus approprié que 3, 4 5 ou 6, même 8 ou 10 ? Vous êtes un intégriste, vous confondez contenant et contenu.

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  • Indispensable ? Non. Les couleurs ordi (directement héritées de l’édition italienne) sont criardes et parfois sources de contresens, le texte est bourré de coquilles (sans parler du choix arbitraire de noms français pour les personnages secondaires), le lettrage est disposé de façon amateur dans les bulles, le format est à la fois absolument pas pratique pour la lecture et ne rend pas grâce au dessin, pas plus que la vectorisation dégueulasse du Mickey en couverture. Cerise sur le gâteau, le rédactionnel se contente de traduire celui de l’édition italienne qui fait essentiellement état des premières publications des histoires là-bas (ce qui n’a donc strictement aucun intérêt pour le lecteur français). Bref, un travail salopé sinon inexistant, d’autant plus honteux quand on connait la très belle édition que Fantagraphics publie aux USA depuis peu.

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    • Répondu par jpa le 9 avril 2013 à  13:10 :

      Entièrement d’accord avec les deux avis qui précèdent : il suffit de comparer avec les rééditions publièes par Hachette dans la seconde moitié des années 1980 (format à l’italienne, trois strips par pages, couleurs légères n’écrasant pas le trait,...) pour mesurer l’ampleur des dégats. En cette époque de remise en valeur de différents patrimoines, cette "intégrale" est le parfait exemple de ce que qu’il ne faut pas faire. Quant au rédactionnel, seul le préfacier des intégrales du Lombard peut faire pire.

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    • Répondu par Oncle Francois le 9 avril 2013 à  13:32 :

      Merci pour ces précisions tout à fait utiles, que je vais m’empresser d’aller vérifier sur le champ. Il serait en effet bizarre que l’éditeur grenoblois ait voulu traduire la préface de l’édition italienne. Bon, encore un adepte de l’inondation du marché, je suppose ? Mieux vaut peu, mais en qualité, c’est le fruit de mon expérience de 65 années de sagesse. Glénat aurait pu profiter de l’ opportunité de cette licence pour faire un incontournable, insurmontable et irréprochable objet d’édition de collection. J’ai bien l’impression que ce n’est toujours pas le cas.

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    • Répondu le 10 avril 2013 à  21:38 :

      Rhôôô... Ces Italiens, y a qu’eux pour se planter comme ça. Pour une fois qu’on leur demande de faire quelque chose "à l’italienne", v’là qu’ils manquent l’occasion ! Sans parler de cette prétention à pondre un appareil critique, alors qu’on sait bien qu’ils n’y connaissent rien (à rien, et en particulier aux petits mickeys), les Italiens !

      D’autant que vous avez sacrément du bol d’avoir pu comparer avec le travail proposé par Fantagraphics sur les Mickey couleur : je pensais que le premier tome ne sortait qu’en juin !

      Plus sérieusement, à lire une partie des commentaires du fil, je suis un peu surpris. La tonalité adoptée, la véhémence de propos tout en nuances laissent entendre autre chose. J’ai l’impression que le "sacrilège" dénoncé par certains ne concerne pas tant l’hypothétique "profanation" d’une œuvre patrimoniale que le sentiment de dépossession éprouvé dès lors qu’on touche à "leur" patrimoine personnel à travers une nouvelle édition qui ne pourra jamais, au grand jamais, être à la hauteur.

      Alors qu’on devrait se réjouir d’un tel projet éditorial qui permet aux moins de cinquante ans, qui ont connu Mickey par les magazines, mais pas nécessairement dans des éditions en volumes qui datent maintenant, de renouer avec le personnage, son univers, dans de bonnes conditions tout en profitant d’un accompagnement intéressant.

      Et Parce que réduire les textes de présentation aux encarts concernant les publications est malhonnête, comme de dire qu’ils ne mentionnent que les publications italiennes : les publications mentionnées dans ce volume sont internationales (Royaume-Unis, Pays-Bas, Brésil, Italie, France, Belgique, Espagne, etc.) ! De même, affirmer de manière péremptoire que ces textes sont catastrophiques témoigne d’une réelle mauvaise foi.

      Si on peut entendre des regrets sur des choix éditoriaux précis, c’est quand même triste de voir les critiques prendre cette tournure qui me semble les discréditer d’emblée.

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      • Répondu par Alex le 11 avril 2013 à  19:37 :

        C’est quand même assez formidable ce type de réponse qui caricature l’avis de consommateurs -ce qui me fait me demander si le commentaire ci-dessus ne viendrait pas d’une "haute instance". Il suffit pourtant de regarder les pages reproduites ici pour émettre un avis en toute bonne conscience et sans blêmir : les couleurs sont hideuses et défigurent le dessin. Le lettrage occupe les phylactères avec grande fantaisie- ce qui est révélateur d’une refonte de l’oeuvre ou sur un plan graphique ou sur un travail de traduction sommaire.

        Et ce n’est pas mon patrimoine, ni le votre, mais le notre : en tant que tel j’ai le droit et le devoir de témoigner de ce que je connais de l’oeuvre originale et des aléas de sa publication dont cet album est l’un des derniers avatars. Quand au travail de Fantagraphics il est comme toujours remarquable (et non les albums ne sont pas encore sortis...et oui on peut déjà admirer leur travail ici et là sur le net, tsss...)

        Il faudrait cesser de prendre les lecteurs/consommateurs pour des veaux, ou des intégristes, ou des gens de mauvaise foi. Souvent on a des décennies de lectures et d’achats derrière nous et, du coup, quelques références pour comparer entre le bel ouvrage et celui qui est dispensable (le prémisse de l’article ci-dessus étant que cet ouvrage était "indispensable", ce que qq intervenants et moi-même contestons). Il y a un joli mépris impliqué dans votre message envers les plus et les moins de 50 ans. Plus de 50 ans ce recueuil n’est pas pour vous -vieux grincheux ! Moins de 50 ans : "À la soupe !"

        Le consommateur vote avec son porte-monnaie. Donc, pour ma part : "A voté !"

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        • Répondu le 12 avril 2013 à  10:18 :

          Bah ! si ça ne vous pose pas de problème de juger couleur et format sur du numérique, sans même avoir ouvert le volume (format et couleur à partir de ce seul support ? sérieusement ??), de proférer des contre-vérités sur du rédactionnel que vous n’avez donc pas lu, enfin de comparer cette édition avec une autre qui n’est pas encore sortie (mais après tout, puisqu’on se contente des images numériques, à quoi bon les livres eux-mêmes), après tout, pourquoi pas. Je ne sais pas trop à qui vous vous adressez réellement, mais je pense sincèrement qu’ils seront nombreux, petits et grands, jeunes et vieux, à trouver leur compte avec cette édition, et qu’il leur suffira d’en saisir et d’en ouvrir un volume pour s’en apercevoir et s’en trouver convaincus.

          Tout ceci est dommage, parce qu’un point intéressant, à mes yeux, de l’ensemble des échanges et commentaires présents, celui du traitement de la couleur, qui s’inscrit dans un grand débat souvent tenu ici - sur la transmission et les retouches à effectuer/ne pas effectuer sur les couleurs des œuvres patrimoniales très anciennes, bref sur la recolorisation - est à mon sens noyé sous un fatras de remarques absurdes quand elles ne sont pas malhonnêtes, et rendu vain par le ton adopté ("moi je sais, vous êtes ignare", "je n’ai pas besoin de lire l’ouvrage, un seul coup d’œil me suffit", "du haut de mon expérience je peux vous dire que", "tous des nuls qui ne savent pas faire leur boulot, je le ferais dix fois mieux qu’eux"), ton qui se prête peu au déploiement d’un débat serein et ouvert.

          Mais encore une fois, si cela vous convient ainsi, why not ?

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          • Répondu par Alex le 12 avril 2013 à  19:46 :

            Je n’ai rien dit du rédactionnel, je ne suis pas l’auteur des messages abordant ce sujet. Et non, je n’ai aucune difficulté à juger de la qualité à venir d’un ouvrage sur la présentation de "jolis" dégradés Photoshop omniprésents dans les exemples proposés ici ou de lettrage mal justifié.

            Vous vous amusez à déformer mes propos, je n’ai jamais traité quelqu’un d’ignare dans mon intervention. Et je ne ferais pas de fausse modestie, je ne crois pas être un ignare non plus- même si votre réponse cherche a infantiliser mes propos.

            Quand au débat serein et ouvert : vous pourriez au moins nous informer si vous travaillez chez Glénat, ce que je crois. En tout cas j’ai bien compris votre intervention : mon commentaire est truffé de remarques malhonnêtes et d’interrogations absurdes. Du coup il m’a l’air mal parti le "débat serein et ouvert".

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            • Répondu le 13 avril 2013 à  10:34 :

              Et ben non, pas de bol : je ne travaille pas pour Glénat ! Même pas ! Et je ne pense pas déformer vos propos : j’ai répondu à un message précis, et vous vous êtes approprié le fil en vous sentant manifestement visé. En revanche, je n’ai pas commenté votre message qui ouvre les commentaires, c’est quelqu’un d’autre. Là aussi, un fantasme de levé, non ? Si vous vouliez échanger avec cette personne, il aurait fallu répondre à son message.

              Par contre, j’ai le volume dont il est question, et je l’ai lu. Et quand j’ai vu les commentaires vindicatifs mais techniques et semble-t-il précis, je leur ai fait crédit et je suis allé vérifier. C’est pour ça que je parle de malhonnêteté : balancer ce qui a été dit sur le rédactionnel l’est clairement. De même que je suis allé voir pour l’édition fantagraphics pour découvrir qu’elle n’était même pas sortie aux US ! C’est un comble quand même !

              Et franchement, pour parler de ce que vous avez dit vous, le volume sous les yeux, sur la quantité des planches, et avec les contraintes de traduction/mise en page qu’impose ce type de bulles, je trouve vos remarques sur le lettrage vraiment mineures : ça n’a en rien gêné ma lecture ; et si c’est ça qui doit à vos yeux discréditer l’édition, tant pis pour vous, mais je trouve cela simplement ridicule. Je pense effectivement que cette édition ne vous est pas destinée - mais à part celle que vous feriez vous, laquelle le serait ? - et d’une certaine manière, au final, après cet échange, je rejoins assez l’avis de celui qui a commenté votre premier message : je ne l’aurais jamais formulé comme ça, mais il a peut-être visé juste dans l’excès et a en tout cas moins perdu de temps que moi avec l’évidence.

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  • L’Âge d’or de Mickey Mouse T6 - Par Floyd Gottfredson
    9 avril 2013 17:38, par la plume occulte

    Les auteurs Disney italiens méritent aussi un coup de projecteur je crois.Ils font un travail exceptionnel.Une école dans l’ école.En commençant par le grand Giorgio"il giorgino"Cavazzano qui aura révolutionné le style avec ses différentes périodes graphiques"techno"ect...Il fait des émules. Unanimement reconnu comme le plus grand artiste Disney italien.Il n’ est pas, en revanche, assez reconnu chez nous.

    Il y a une collection italiennne "Disney d’ autore" qui reprend ses plus belles histoires - dont la sublime "troisième Nil" avec des pages traitées façon gravures-Une traduction serait bienvenue. Un régal en perspective.

    Et puis tant qu’ on y est , on republie ses magnifiques Peter O Pencil/SilasFinn , ses Captain Rogers ,Altai et Johnson...

    Pourquoi ? Parce qu’ il le vaut bien !!

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    • Répondu le 10 avril 2013 à  12:22 :

      J’avais demandé pour Romano Scarpa et on m’a répondu chez Glénat que ça ne serait pas impossible, que c’est une possibilité envisagée.

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  • Personnellement, je suis tellement fan de cette période Gottfredson que j’aurais vraiment envie de défendre ces albums grand format par Glénat. Je trouve que cette volonté mise dans une présentation de ce patrimoine, qui se donne les moyens, est une très bonne chose. Néanmoins, en effet, je trouve que le format n’est pas hyper pratique, il a tendance à écraser les strip, à pousser à les lire à la chaine, alors que la solution à l’italienne de Fantagraphics amène une lecture beaucoup plus agréable, moins condensée.

    Et on peut commencer à faire des comparaisons, étant donné que le volume 4 de Fanta, paru en fin d’année 2012 contient une partie des histoires contenues dans le premier volume Glénat !

    Alors même si je reconnais que c’est important d’avoir ces albums en VF, j’avoue que la mise en couleur trop poussive, trop foncée par-ci par-là me gène dans ma lecture, elle a tendance parfois à avaler les détails. On s’en rend bien compte quand on voit les version us en noir et blanc. Ce qui aurait été logique, plutôt que d’aller reprendre aveuglément le taff des italiens aurait été de restaurer les planches originales dans l’état !

    Ces deux aspects (couleur et format) sont à peu près ce que je reproche le plus a ces éditions. Parce qu’autrement, n’exagérons pas, le travail rédactionnel est vraiment très bien fait et passionnant. Bon il focalise c’est vrai pas mal sur les trad italiennes, logique, malgré tout c’est intéressant et très documenté.

    A la finale, je trouve quand même que ça ne vaut pas les volumes de Fantagraphics (autre avantage, les coffrets (qui regroupent deux volumes) trouvables en pre-order à style 30$ pour 4 années de strips contre un volume vf regroupant 2 ans pour 30€, y a pas photo !), mais je ne peux m’empêcher d’apprécier la démarche de Glénat...

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    • Répondu par Alex le 16 avril 2013 à  22:15 :

      Ouf, quelqu’un qui réfléchit ! J’allais abandonner le sujet -car se faire traiter de noms d’oiseaux, non merci. Donc, effectivement, je suis critique face à cette édition de plus qui toutefois, je le crois, fera découvrir la magie de Gottfredson mais qui -et c’est important- ne respecte pas l’oeuvre originale. Pourquoi ? Travail vite fait, mal fait. Mes détracteurs semblent avoir omis une partie importante de mon message : j’ai beaucoup de recueuils de l’oeuvre de Gottfredson, et si celle-ci est loin d’être satisfaisante elle n’égale pas en horreur certaines refontes scandaleuses que je possède.

      L’erreur fondamentale des éditions européennes étant à mon avis d’aligner sans considération les strips à la file. Or le strip est un exercice particulier, journalier, avec un rythme propre. Aligner à la suite, sans distinctions, sur de grandes pages ces séquences prouve tristement que cette pratique particulière de l’art de la bd n’a plus aucun ancrage en France.

      Les reproductions faites aux USA par Fantagraphics, Kitchen Sink ou IDW montrent bien la différence d’approche : format à l’italienne, 2-3 strips par page (chacuns séparés par un espace confortable mettant ainsi l’emphase sur la publication séquentielle).

      La mise en couleurs elle-même n’est pas une "restauration", comme naïvement un intervenant le suggère, mais une refonte totale de l’oeuvre. La couleur n’est pas neutre, c’est aussi un choix. Et c’est ces choix que je discute.

      5 à 6 secondes étaient nécessaires pour justifier le texte dans les phylactères, ce travail n’a pas été fait. Il s’agit donc de bien comprendre l’importance et l’acuité de l’ouvrage que l’on a en mains : indispensable -et c’est ce qui m’a fait réagir- loin de là ! Alors à quand ?

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