La Fantastique Histoire des Tortues Ninja. (3e partie) - De l’édition artisanale à la grosse entreprise

19 novembre 2014 0 commentaire
  • Suite du passage en revue des personnages de l'univers des Tortues Ninja. Où l'on apprend qu'entre affres et volupté, l'argent ne fait pas le bonheur, surtout quand il appartient aux autres...

Le but premier de notre article était de familiariser le lecteur avec cette histoire dessinée mythique, Les Tortues Ninja, une série célèbre mais néanmoins méconnue, afin de lui donner envie de la lire, ou de la relire, car bon nombre de lecteurs patentés en ont une image fausse.

En plus de faire un petit tour dans le monde des comics indépendants et d’évoquer les quelques techniques qui ont fait le bonheur de ce médium, et qui ont disparu depuis, essayons aussi de toucher du doigt un contexte, des méthodes commerciales qui sont ceux de cette époque... Non sans humeur, cependant, car Les Tortues Ninja sont une aventure créative et surtout humaine qui permet d’appréhender, d’une manière un peu plus large que d’habitude, un moment de l’histoire-même des comics.

La Fantastique Histoire des Tortues Ninja. (3e partie) - De l'édition artisanale à la grosse entreprise
La première apparition des tortues dans TMNT 1.Pour palier l’absence de couleurs, les deux aspirants- artistes de comics ont utilisé des effets de trames grises réalisés sur du papier Duo-Shade. La mauvaise qualité du papier utilisé pour imprimer ce premier numéro de TMNT alourdit les délicats effets d’ombrages.
.© Peter Laird, Kevin Eastman & Mirage Studios Comics

Au commencement était l’histoire...

Après notre récit contant le déroulement du contexte de la création de la série et du rapide succès qui s’ensuivit (lire nos deux premiers articles sur le sujet), une petite présentation des personnages s’impose qui nous entraîne subitement dans les méandres et les tourments ménagés par la création d’un petit comics en noir et blanc indépendant appelé, on le rappelle, à devenir une franchise dont les bénéfices cumulés se comptent aujourd’hui en milliards de dollars.

On s’en tiendra cependant, dans cette énonciation, à quelques protagonistes récurrents qui officient dans les différentes adaptations qu’ont connues "les tortues à la demi-carapace", comme les appellent affectueusement les fans, à travers le temps et les supports narratifs. En effet, les différents univers des Tortues Ninja permettent d’inclure un très grand nombre de personnages, entre les comics, les dessins animés, les séries TV avec acteurs, jeux vidéo et les films notamment. Un authentique dédale en soi.

Ici c’est déjà mieux !
© Peter Laird, Kevin Eastman & Mirage Studios Comics

Mais pour l’aspect purement créatif du travail en commun en revanche, Peter Laird nous explique le premier : "Pour produire une comics de Teenage Mutant Ninja Turtles - et cela se vérifiait pour presque tous les comics TMNT que Kevin et moi avons fait ensemble -, il fallait d’abord parler de l’intrigue. L’un de nous pouvait avoir une idée de base pour une histoire et, une fois que nous l’avions partagée, nous commencions à essayer de travailler sur tous les détails afin qu’elle se tienne dans son ensemble. Quand nous étions arrivés au moment de tenir une histoire solide et crédible, Kevin faisait un découpage de chaque page du livre, page que nous regardions ensuite pour en discuter. Si j’avais des problèmes ou des suggestions à faire au sujet de la mise en page, je commentais à ce moment et signifiais ce qui avait besoin d’être changé. Une fois que nous étions d’accord sur les mises en page, on commençait à les dessiner à taille réelle au crayon sur du papier à dessin "Graphix Duo-Shade ".

Révélateur chimique

À ce stade de l’explication, un petite éclairage technique s’impose. Laird précise : "Le Graphix Duo-Shade est un papier spécialement traité qui réagit à l’application au pinceau de certains produits chimiques qui font office de révélateur, pour produire l’effet d’ombrage souhaité. J’avais utilisé le papier Duo-Shade dans ma carrière d’illustrateur probablement trois ou quatre ans avant de commencer à travailler sur TMNT " continue-t-il. "J’avais encore quelques morceaux de ce papier spécial qui traînaient, et je les ai montrés à Kevin, qui en est devenu très excité et qui pensait que ce serait une excellente façon de faire les planches. C’était assez cher, je crois que ce papier coûtait huit dollars par feuille en 1983. Comme nous n’avions pas beaucoup d’argent, nous avions fait le plus possible avec chaque feuille, serrant trois pages de comics sur chacune, avec un peu plus de place à gauche pour faire des illustrations ponctuelles. Cette économie est la raison pour laquelle les limites des pages originales de TMNT de cette époque sont très étroites."

Lignes diagonales et croix sont les deux modèles les plus populaires auprès des artistes pour obtenir des effets d’ombrages avec ce papier chimique spécial. Au départ ce papier s’appelait Duo-Tone ou Doubletone et était produit sous la marque Craftint. Le papier Graphix Duo-Shade est simplement une autre marque plus récente.
DR
Le processus pour utiliser ce papier (ici décrite dans une méthode espagnole signée Bob Lewis) : l’artiste dessine normalement sur le papier, mais il ne peut pas revenir sur son dessin avec du blanc correcteur ! Il applique ensuite un premier révélateur au pinceau ou au stylo pour obtenir un ombrage de ton moyen
© Bob Lewis. DR.
Il applique maintenant un second révélateur pour obtenir un tramage plus sombre. Simple. Il existe plusieurs modèles de tramages proposés aux artistes et même un modèle dit Uni-Shade. Cette technique très prisée par les artistes du noir et blanc est tombée en désuétude avec l’arrivée des effets numériques Photoshop qui permettent le même résultat bien que légèrement plus froids. Le fabricant Craftint avait depuis longtemps fermé ses portes, Graphix de son côté a arrêté de produire ce papier en 2009 avec la diminution de la demande.
© Bob Lewis. DR.
Ce dessin des Tortues, au contraire des précédents, est agrémenté d’un effet Zip a Tone ou Benday à ne pas confondre avec le Duo-Shade. Cette trame mécanique de petit point noirs, orientée selon les besoins, a été mise au point par l’éditeur et imprimeur Benjamin Henry Day Jr en 1879. Elle donne une valeur de gris par illusion d’optique, l’œil humain mélangeant les points jusqu’à obtenir l’effet souhaité. C’est le système toujours actuel de la quadrichromie.
Cette méthode peut être faite manuellement (c’était le péché mignon de Corben ou de Chaland dans les années 1980), après découpage d’une ou plusieurs trames de densité différente sur une feuille de type Letraset, par collage ou grattage façon décalcomanie. Mais là aussi, le procédé a disparu : Photoshop est passé par là...
© Peter Laird, Kevin Eastman & Mirage Studios Comics

Pour en revenir à l’aspect purement créatif du duo pendant leurs vertes années d’insouciance, Peter Laird raconte : "Quand Kevin faisait les découpages, il écrivait souvent des notes de dialogues très succinctes. Quand nous avions atteint le stade du crayonné final, je prenais ces notes et, avec tout ce dont je me souvenais de nos discussions sur l’intrigue, je finalisais ces dialogues et les récitatifs. Puis, à un stade précoce du crayonné, Kevin faisait le lettrage, les ballons et tous les effets sonores. Une des choses que nous nous sommes toujours efforcées de faire à ce stade, comme pour l’encrage et le placement des tons gris, c’était de nous repasser les pages de l’avant à l’arrière afin que nous puissions toujours avoir une chance de contribuer à l’élaboration de chaque planche. Nous avons essayé de nous tenir à un panachage équilibré des tâches, et c’était une des raisons pour laquelle les premiers livres avaient un style cohérent. Il y avait bien quelques pages sur lesquelles l’un de nous faisait tout : crayonné, encrage ou tons gris, mais c’était rare. Nous essayions toujours d’obtenir le résultat optimal de nos compétences respectives ; il y avait certaines choses que je pouvais dessiner mieux que Kevin, et vice et versa, de sorte que nous déléguions à l’autre le travail quand le cas se présentait."

Mais déjà, une envie d’espace vital se fait jour entre les compères : "Les années ont passé et notre partenariat a commencé à montrer des signes de fatigue, nous étions moins intéressés par le fait de travailler ensemble de cette manière. Je pense que c’était à l’époque où nous avons fait le numéro 10 que nous avons réalisé qu’il serait peut-être sage de prendre une pause, et nous avons donc commencé à travailler sur chaque numéro individuellement. Je pense que le premier à sortir ainsi était le numéro 12, je l’ai fait entièrement moi-même (sauf pour le lettrage qui, je pense, a été fait par Steve Lavigne). Kevin et moi n’avons ensuite travaillé ensemble que sur des numéros bien ultérieurs..."

Une galerie de personnages hors du commun

La méthode étant précisée, il est temps maintenant de passer aux personnages de la série. Les Tortues Ninja, nous l’avons dit, sont un quatuor composé de protagonistes d’une quinzaine d’années à la personnalité bien tranchée qui les identifie autant que leurs armes respectives : l’aîné et chef de la bande, l’intello pacifique geek avant l’heure, l’immature sympa, enfin la tête brûlée difficilement contrôlable.

Un schéma basique aux possibilités amples permettant toutes les interactions possibles et qui a largement fait ses preuves depuis Homère...

Peter et Kevin ont expérimenté différents costumes et formes pour les tortues avant de se lancer dans le premier épisode, début 1984. Les artistes se sont finalement positionnés sur une tenue singulière que le quatuor mutant viendrait partager. Elle comprenait un masque, une ceinture, des coudières, des bandages de poignets et des genouillères. Rapidement aussi elles perdront leur appendice caudal. En trente ans, peut-être pour se démarquer de l’image purement parodique de départ, les Tortues -et les autres personnages majeurs- ont subi de nombreuses variations de physionomies, personnalités et continuités en fonction des différents supports de communication narrative utilisés. Et il y en a eu des tombereaux !
© Peter Laird, Kevin Eastman & Mirage Studios Comics

Nos héros sont flanqués d’un mentor qui leur enseigne savoir-faire et sagesse : Splinter, un curieux rat japonais devenu humanoïde par la grâce du mutagène qui a aussi transformé les tortues. C’est leur père adoptif et maître d’armes, attentif à leur évolution mentale et physique. Un Yoda en puissance : "Je pense que nous avons choisi un rat parce que quand nous avons commencé à travailler sur l’histoire pour le premier numéro de TMNT, nous savions que beaucoup d’événements se passeraient dans les caniveaux, les égouts et les ruelles crasseuses de la ville" dira Kevin Eastman, "Et nous avons pensé que, logiquement, l’habitant naturel de ces lieux était l’humble rat. "

8. Splinter, le rat à l’oreille coupée (par l’infâme vilain Shredder), est un personnage aux deux continuités narratives distinctes. Suivant les versions il est, comme dans le comics original, le rat de compagnie du maître ninjutsu Hamato Yoshi que Shredder tuera par jalousie et vengeance, quand dans d’autres versions Splinter et Hamato Yoshi seront une seule et même personne.
© Peter Laird, Kevin Eastman & Mirage Studios Comics

Mais il n’y a pas de vrais héros sans un adversaire à leur mesure. Ce sera Shredder, de son vrai nom : Oruku Saki, grand rival d’Hamato Yoshi, le maître japonais du rat splinter. C’est l’ennemi ultime des Tortues mutantes et de leur rat de père adoptif. Shredder a souvent changé d’apparence ou même de race au cours des comics, séries animées et films. Son but reste cependant inchangé : détruire les tortues. Chef charismatique de « The Foot », un clan ninja Némésis des tortues mutantes, il se bat généralement plus souvent avec son armure couverte de piquants acérés qu’avec ses pouvoirs. Il a bien failli s’appeler “The Grater” (la râpe) mais heureusement, Laird a suggéré Shredder...

Schredder l’archi-méchant de service. À droite, c’est la toute première tentative de Laird pour donner corps au personnage, fin 1983, début 1984. Avantage de créer dans une cuisine : le personnage et ses armes ont été inspirés à Eastman par une râpe à fromage qui se trouvait devant ses yeux. Son imagination a été stimulée par la capacité qu’aurait un vrai combattant à s’en servir comme arme.
© Peter Laird, Kevin Eastman & Mirage Studios Comics
Schredder l’archi-méchant de service. À droite, c’est la toute première tentative de Laird pour donner corps au personnage, fin 1983, début 1984. Avantage de créer dans une cuisine : le personnage et ses armes ont été inspirés à Eastman par une râpe à fromage qui se trouvait devant ses yeux. Son imagination a été stimulée par la capacité qu’aurait un vrai combattant à s’en servir comme arme.
© Peter Laird, Kevin Eastman & Mirage Studios Comics

April O’Neil est une assistante scientifique férue d’informatique et le premier être humain que les tortues ont rencontré. Elle s’est rapidement attachée à eux et fait tout ce qu’elle peut pour les aider, comme les héberger. Les deux créateurs des Tortues se sont vite mis d’accord dès le numéro 2 sur le fait que leurs personnages à carapaces devaient vivre des aventures au-delà des égouts. Ils ont donc créé April pour qu’elle serve d’intermédiaire avec le monde de la surface. Elle a été à l’origine dessinée comme une femme blanche dans les trois premiers numéros de TMNT, puis elle devint noire. Elle est définitivement devenue blanche depuis le dessin animé de la fin des années 1980, comme son patron noir, lui aussi, au départ, et dans tous les autres médias ensuite, pour éviter les amalgames ségrégationnistes. Son emploi, voire son âge, changent également d’un univers narratif à l’autre, mais elle est usuellement présentée soit dans le rôle de reporter, soit dans celui de scientifique. Les Tortues font sa connaissance en la sauvant des ennemis qu’elle se fait à en raison de sa vilaine curiosité. Son scientifique de patron, Baxter Stockman, sérieusement givré, voulait notamment utiliser ses robots dératiseurs à des fins criminelles...

Les Tortues en leurs différentes métamorphoses

Présentation des personnages achevée. Concentrons-nous à présent, sans trop nous perdre au passage, sur le seul domaine de l’industrie du comic book, sur lequel nos Tortues ont eu un impact inattendu. Ainsi, plusieurs séries de comics ont été publiés avec les célèbres Tortues dans leurs diverses incarnations et continuités et différentes maisons d’édition s’y sont collées, manga y compris, même si la série appartenait toujours de plein droit au Mirage studios Comics. Elles ont même eu droit à une version en roman graphique publiée par First Graphic Novel !

La série TMNT a tracé sa route sur une période de 26 ans de 1984 à 2010. En 2009, Peter Laird a vendu la franchise à Viacom Inc., conglomérat géant américain de médias de masse dont la chaîne jeunesse Nickelodeon est, pour les Tortues, la figure de proue puisqu’elle a notamment mis en chantier le film live très lucratif récemment sorti. Par conséquent, Mirage Studios Comics a dû arrêter la publication de ses comics pour la confier à des sous-éditeurs. Nous y reviendrons.

En France, différents labels se sont proposés d’adapter au fil du temps ces histoires dans divers formats qui piochaient dans les différentes continuités issues de la licence : les éditions de Tournon (plus particulièrement en kiosque), Les chevaliers d’écaille, Comics USA, les éditions Wetta, les éditions Soleil enfin.

Rick Veitch dessine et écrit une histoire des Tortues Ninja. Comme son compère Stephen Bissette, il connaît alors de gros ennuis avec ses éditeurs, problèmes financiers y compris. Laird et Eastman qui ont fait leur connaissance dans des conventions de comics accueillent leurs deux grands amis dans leur structure et les rémunèrent grassement.
© Rick Veitch, Peter Laird, Kevin Eastman & Mirage Studios Comics

Mirage Studios avait publié, entre 1984 et 1993, 62 comics de la première série originale, suite directe du mythique premier numéro. C’est le volume 1. Laird et Eastman sont en grande partie aux commandes. Mais comme le phénomène Teenage Mutant Ninja Turtles a pour le moins débordé se son lit initial vers d’autres médias, Eastman et Laird se sont très vite retrouvés à administrer un mastodonte de merchandising international, ce qui a passablement empêché les deux créateurs de s’investir complètement dans l’écriture et l’illustration de leur bande dessinée bimestrielle, les journées ne faisant que vingt quatre heures.

La croissance rapide et inattendue de l’entreprise n’a pas toujours été facile à gérer pour les deux amis devenus hommes d’affaires, qui passaient 90 pour cent de leur temps à gérer leur franchise et à superviser le développement de leur programme de licences pour le monde entier : "Nous avons essayé de travailler dans des horaires réguliers pour dessiner ensemble comme nous le faisions auparavant, racontera Eastman plus tard, ce qui est rapidement devenu impossible. Il fallait maintenant travailler sur un programme d’octroi de licences, sur des scripts pour des concerts, des films, travailler sur tous les aspects de ce genre d’affaires, ignorant tout de ce monde au départ ! Le monde des licences est une planète à part entière, le monde des dessins animés en est une autre, et ce qui peut et ne peut pas être fait dedans, change d’une planète à l’autre. Idem pour les films, les droits d’auteur dans le monde entier et la gestion de la marque, le tout en collaboration avec des agents dans des pays où nous n’étions jamais allés et, dans certains cas, dont nous n’avions même jamais entendu parler ! Nous avons engagé beaucoup de frais d’avocats, et avons vite été dépassés..."

Leur chance est leur malheur mais leur malheur est aussi une chance : "Nous étions cependant pertinemment conscient du fait que des gars comme notre idole Jack Kirby n’avaient rien perçu en droits dérivés sur leurs créations, tandis que des sociétés comme Marvel et DC Comics avaient engrangé des millions et des millions, se console Kevin. Mais à notre grand dam, nous ne faisions plus beaucoup de dessin !"

Mirage Studios embaucha un directeur commercial, un directeur de production et... un bataillon d’avocats ! En 1990, quatre sociétés distinctes avaient été formées pour gérer toutes les activités liées à la licence TMNT. Ces quatre sociétés étaient : Mirage Studios Inc., Mirage Publishing Inc., Mirage Licensing Inc., et Mirage Management Inc.

Toutes ces entreprises ont leur siège social dans les bureaux du Mirage Studios. Le chef de la direction est Gary Richardson. Du coup, le fameux studio qu’ils avaient aménagé à Northampton, un loft rénové logé en partie dans une ancienne usine de couverts à Florence, Massachusetts, est passé de deux à sept bureaux. Pour garder un calendrier régulier de sortie des comics, cinq autres artistes ont été embauchés au fil du temps pour exercer des fonctions spécialisées : les dessinateurs Jim Lawson et Eric Talbot, l’encreur Ryan Brown, le lettreur Steve Lavigne (ami de lycée d’Eastman), le coloriste et artiste de couvertures Michael Dooney et le scénariste Stephen Murphy.

À suivre...

Le grand Richard Corben dessine à son tour un histoire des Tortues (un fantasme réalisé pour Eastman) sur un scénario de Jan Strnad. Ces comics réalisés par des artistes Underground sont généralement très bons et produisent souvent de meilleures histoires que les publications régulières produites par les membres du personnel Mirage Studios. Eastman et Laird ont continué longtemps à publier des numéros spéciaux par des artistes indépendants, qui ont heureusement profité de la manne financière dispensée par le succès des Tortues Ninja.
© Richard Corben, Jan Strnad. Peter Laird, Kevin Eastman & Mirage Studios Comics

(par Pascal AGGABI)

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