Ulli Lust reçoit le 4e Prix Artemisia pour la bande dessinée féminine

12 janvier 2011 7 commentaires
  • Le 4e Prix Artémisia de la bande dessinée féminine est attribué à Ulli Lust pour "Trop n'est pas assez" (éditions Cà & Là). Figurant également dans la sélection d’Angoulême, le même album avait par ailleurs été primé en juin dernier à Erlangen.

Cela fait quatre ans maintenant que la bande dessinée féminine se voit distinguée par un prix annuel. Après Joanna Schipper, Tanxxx et Lisa Mandel, et Laureline Mattiussi, respectivement lauréates en 2008, 2009 et 2010, c’est au tour de Ulli Lust de voir distinguée pour Trop n’est pas assez (éditions Cà & Là).

C’est un livre-évènement qui arrive avec une réputation flatteuse : Heute ist der letzte Tag vom Rest deines Leben a été publié en 2009 chez Avant-Verlag/Electro Verlag, Trop n’est pas assez chez Cà & Là en France (Traduction de Jörg Stickan, lettrage de Amandine Boucher et Hélène Duhamel) avait déjà reçu le Prix du Public au dernier Festival d’Erlangen, « l’Angoulême allemand ».

Ulli Lust reçoit le 4e Prix Artemisia pour la bande dessinée féminine
"Trop n’est pas assez" d’Ulli Lust (ed. Cà & Là)

L’ouvrage raconte la dérive de deux jeunes Autrichiennes de 17 ans qui décident de voyager pendant un mois dans l’Italie des années 1980. Leur parcours initiatique jusqu’en Sicile, alternance de scènes bucoliques et tendres avec de noires galères où elles sont confrontées à un machisme d’une rare violence, est une tranche de vie assez typique de la jeunesse de ces années-là et a été nourrie par le propre vécu de l’auteure.

C’est cette œuvre forte qu’a distingué le Prix Artemisia 2011 : «  Après des débats acharnés autour d’un cru d’une qualité remarquable, nous dit un communiqué du Prix fondé par Chantal Montellier, le jury a couronné "Trop n’est pas assez" pour ses qualités narratives exceptionnelles, son dessin vigoureux en adéquation avec un propos direct et réaliste. L’odyssée de ces deux punkettes, on the road sans argent ni papiers, vous prend et ne vous lâche plus. Avec ce récit très autobiographique aux épisodes parfois trash, Ulli Lust revisite la jeunesse en désarroi des années 80, ses aspirations libertaires, son insouciance, ses fuites illusoires et son no future face à une réalité souvent sordide [...] Un grand récit, osé sans voyeurisme, intime sans narcissisme. »

Cet album est également en lice dans la sélection d’Angoulême. Il est clair que le jury présidé par Baru devrait en faire l’un de ses favoris.

Les deux dernière lauréates : Ulli Lust et Laureline Mattiussi
(c) F. Rubis
Ulli Lust, Lily Stajn, Yves Frémion, Dominique Petitfaux, Serge Ewenczyk (des éditions Çà et Là) et Florence Cestac
(c) F. Rubis

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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Photo en médaillon : F. Rubis

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