Universal War Two - Seize ans de réflexion

17 septembre 2013 6 commentaires
  • Sept années après la conclusion de son 1er cycle aux éditions Soleil, Denis Bajram présente le premier tome du second volet de ses Guerres universelles, mais chez un autre éditeur : Casterman. Rétroactes et analyse d'une des nouveautés incontournables de la rentrée.

Certaines séries de bande dessinées ont marqué leur temps tet demeurent aussi percutantes et actuelles qu’au premier jour. C’est, sans conteste, le cas d’Universal War One (UW1 pour les intimes). Une série intimement liée à son créateur, Denis Bajram, car le récit et l’homme ne sont finalement que deux aspects d’une même histoire.

Universal War Two - Seize ans de réflexion
L’édition normale...

Pour rappel, UW1 est une série en six tomes à la construction implacable. L’humanité a conquis le système solaire en 2098. Une escadrille spatiale composée d’anciens condamnés par la cour martiale chemine vers sa destination. Un "mur des ténèbres" se dresse subitement devant eux à hauteur de Saturne. Chacun des six tomes s’attarde sur l’un des membres de l’escadrille dont la personnalité et l’action vont changer la face de l’humanité.

Denis Bajram explique la genèse de ce récit dans la postface de l’intégrale publiée chez Soleil : "Tout petit, je voulais faire de la bande dessinée. [...] ]e voulais raconter en images. [...] Arrivé à la fin de “Cryozone” [avec Cailleteau chez Delcourt], [...] il fallait que je m’attaque à un grand œuvre en solitaire ! Hélas, mon éditeur de l’époque ne l’entendait pas de cette oreille. Mais heureusement, Mourad Boudjellah [...], renseigné par Christophe Bec, Didier Tarquin et quelques autres [...] me fit une proposition qu’aucun jeune auteur ne pouvait refuser : faire ce que je voulais comme je le voulais !" [1]

... et l’édition premium

Denis Bajram se lance alors dans l’écriture d’un projet qui regroupe tout ce qu’il aime, à commencer la science-fiction : "Avec toutes ces références en têtes, je voulais à la fois faire du grand spectacle et de l’anticipation intellectuelle. [2] Au bout de quelques jours, j’avais déjà le concept non seulement d’UW1, mais d’un UW2 et d’un UW3... car oui, si certains ont du mal à avoir des idées, j’ai le défaut d’en avoir trop ! [Et] je me rendis vite compte qu’il allait falloir pas mal d’albums à chaque fois. Six tomes par cycle pour être précis..."

Si Denis Bajram semblait donc avoir une idée très claire de ce qu’il voulut réaliser, le résultat n’en demeure pas moins bluffant. Son scénario compte trois atouts majeurs : une anticipation innovante et relativement crédible (jusqu’à un certain point), une construction ultra-étudiée où chaque élément a son importance, et des personnalités qui portent en elle une critique acerbe de l’humanité.

"Universal War One est une histoire à étages, dit Bajram, comme dans les fusées spatiales. Il y a un premier gros étage qui fait décoller le tout, qui est "la pure aventure spatiale", un second qui est une histoire très sophistiquée de voyage dans le temps, et un troisième qui est... l’humain / l’humanité."

Les personnages d’UW1 sont passés à la légende dans UW2

Dans cette énumération, Bajram oublie de mentionner la construction presque mécanique de son récit. Les voyages dans le temps sont fréquents, à tel point que le lecteur distrait peut perdre des bribes d’information à chaque passage. Heureusement, Bajram joue sur des leviers forts, n’hésitant pas à représenter à plusieurs reprises les mêmes scènes afin d’expliquer chaque ressort de son intrigue millimétrée. Du grand art !

"Lorsqu’on parle de science-fiction, explique-t-il, La majorité des lecteurs pense surtout aux sagas spatiales et aux récits futuristes. S’arrêter à cela, ce serait oublier que l’écrivain H.G. Wells, le père fondateur, a dès le départ inscrit le thème du voyage dans le temps dans les gênes de la science-fiction avec son célèbre roman "La Machine à explorer le temps". [...] En décidant d’emblée que mon histoire temporelle serait parfaitement bouclée sur elle-même, qu’il n’y aurait ni œuf ni poule, mais un cercle temporel (vicieux), je m’obligeais à écrire un récit à la logique parfaite. [...] J’ai donc, dès 1997, en commençant le scénario d’UW1, fait un grand schéma de mon intrigue personnelle. Il n’a été que très peu modifié depuis. Je m’étais obligé à suivre mon plan synoptique avec rigueur afin de ne pas faire s’écrouler tout mon édifice logique."

La présentation du synopsis de UW1 dans le dossier de son intégrale donne d’ailleurs le tournis : maîtrise, ambition, et soin du détail !

Storyboard du T1 d’UW2

Mais ce n’est pas tout de jeter sur le papier de très bonnes idées en quelques jours, il faut tenir ensuite le défi de ce "grand spectacle", sur la longueur. Pas de souci, Bajram s’en donne à cœur joie : explosion ultra-graphique des anneaux de Saturne dès le tome 1, Uranus coupée en deux dans le tome 2, destruction de la Terre, et on en passe, le tout sur fond de phrases bibliques semble-t-il de moins en moins apostoliques...

La désertion

Le tome 4 présente la destruction de l’humanité à la veille du 11 Septembre

Cette surenchère graphique achève de convaincre qu’UW1 n’est décidément pas une série comme les autres. Ses accents en deviennent même prophétiques : la publication du tome 4 dans Lanfeust’ Mag qui décrit la destruction de la Terre est détruite coïncide tristement avec les attentats du 11 septembre 2001.

Denis Bajram s’en expliqua : "Contrairement aux studios hollywoodiens, j’ai [...] décidé de ne pas retirer la violence et la destruction qui habitent ce tome 4 d’UW1. Depuis quatre ans que je travaille sur ce projet, je sais où me mènent mes pas : je parle de pulsions de violence et d’autodestruction de l’humanité. Je parle de ce qu’elle s’infligera obligatoirement un jour, si elle n’évolue pas. Je parle de la mort de l’humanité. Non pas de la main d’un ennemi extérieur ou différent, mais de sa propre main. Et la démesure des actes de certains n’est qu’à l’échelle de notre arrogance. Ce 11 septembre 2001, j’ai su qu’il fallait que je continue à écrire ce cauchemar qu’est UW1." [3]

Mais derrière cette affirmation un peu crâne, l’auteur encaisse le choc, comme il l’explique aujourd’hui : "Le 11 Septembre [...] me donna un sacré coup d’arrêt. Une effrayante impression d’avoir totalement raison, mais de jouer avec le feu, de nourrir la catastrophe à venir au lieu de la prévenir..." Associé à d’autres sentiments négatifs (désillusions sur le petit monde de la BD, malentendus avec les lecteurs, prise de conscience de ses défauts graphiques), Bajram tombe dans une "dépression artistique" et interrompt le travail.

La première page d’UW2 : spectacle cosmoque aussi grandiose qu’inquiétant

Pour tenter se relancer, il imagine alors d’anticiper la publication d’Universal War Two en la confiant à un autre dessinateur, tout en veillant à modifier le scénario afin que la conclusion du premier cycle ne soit pas éventée. Si les planches de Jean-Michel Pionzo se révèlent convaincantes, Bajram n’est en revanche pas satisfait de son scénario. "...j’avais l’impression de rejouer les scènes d’UW1, explique-t-il. Puis, ce fut le déclic : et si, au lieu d’un homme, je confrontais une jeune fille aux terribles événements dont le synopsis d’Universal War Two regorgeait ? Et c’est ainsi que naquit Théa."

Barjam se remet donc au story-board du deuxième cycle, avant de ré-affronter une nouvelle panne sèche de motivation. Cinq ans plus tard, en 2007, il y eut un second test avec Arnaud Boudoiron (dessinateur nous parlerons d’ailleurs dans quelques jours. NDLR). "C’étaient de très bonnes pages [...], constate Barjam. Mais elle ne faisant pas assez « Universal War » à mes yeux"[2] "Après plusieurs essais, j’ai [donc] réalisé que j’avais trop marqué mon territoire, et que j’étais le seul à pouvoir faire la suite."

UW2 : un artefact surgit du Soleil, et se comporte de manière étrange... et agressive ?

Le retour en grâce

Après le désert créatif de 2002, c’est la palette graphique qui permit à Denis Bajram de reprendre goût au dessin et d’attaquer les deux derniers tomes d’UW1. Ce passage à la tablette numérique est d’ailleurs expliqué en détails dans le tirage limité en grand format du cinquième tome, Babel, paru en 2004, qui compare, planche par planche, la différence de rendu graphique entre les deux techniques. Ce changement de support dans le dessin redonna confiance à l’auteur.

C’est l’aboutissement pour les deux derniers tomes de ce premier cycle : avec un autre saut dans le temps et surtout, derrière une intrigue parfaitement huilée, la vision maintenant complète que Bajram voulait donner à cette humanité du futur.

La construction du récit apparaît dans toute la splendeur d’une cathédrale d’intrigues. Le lecteur en redemande d’autant qu’il sait depuis plusieurs années maintenant que ces six premiers albums doivent être suivis de douze autres : Bajram le confirme dans l’intégrale de 2008.

UW2 : Canaan enseigne aux enfants de Mars les événements qui les ont conduit à sauver l’humanité. Mais sont-ils plus heureux ?

Mais l’auteur finit par se lasser de l’environnement graphique même de la SF : ce qui est compréhensible après huit albums de vaisseaux spatiaux et dix années prises à les réaliser.

Il se change les idées en réalisant deux albums aux côtés de son épouse Valérie Mangin : Trois Christs et Abymes. Avant de retrouver l’envie de renouer avec sa saga et d’entamer Universal War Two.

Il revient sur son synopsis de 1997, revu en 2002 après la tentative de Pionzo, pour vérifier si le contenu tient encore la route aujourd’hui. Le résultat lui semble encore excitant, même s’il en change un ou deux détails, dont la forme de l’artefact qui lance le récit dans ce premier tome : à la place d’un cercle, "un triangle ne serait-il pas mieux ?"

UW2 : le quotidien des conscrits sur Mars

La valse des éditeurs

Encore fallait-il pour Bajram trouver un partenaire éditorial pour le réaliser. S’étant déjà “accroché” avec Delcourt et après avoir quitté Soleil, "je décidai de faire le tour des éditeurs, explique-t-il. "Je voulais voir lequel allait mettre la même passion à faire UW2 que le premier avait mise à faire UW1. [...] Ce fut Casterman qui remporta le morceau !"

Les chamboulements récents de la maison d’édition ne bousculent pas un désir partagé puisque Bajram dédie à ses éditeurs le premier tome d’UW2 : "Merci aux dirigeants de Casterman, anciens et nouveaux, d’avoir autant cru en ce projet." [4] On peut bien entendu penser que les bonnes relations entretenues entre l’auteur et Reynold Leclercq, ancien libraire et actuel éditeur chez Casterman, y sont pour quelque chose. Ayant résidé de nombreuses années à Bruxelles à quelques mètres de sa librairie Brüse, Bajram l’avait d’ailleurs dessinée en belle place dans le Mars futuriste du tome 6 d’UW1. Et dire qu’il y en a qui s’inquiètent de l’avenir de cette profession !

Angoulême 2012 : Denis Bajram annonce qu’UW2 sera publié chez Casterman
Photos ; D. Pasamonik (L’Agence BD)

Deux éditions saluent ce nouveau cycle : une édition “normale”, ainsi qu’une édition “premium” qui comprend un dossier de 8 pages. Celui-ci est intitulé 16 ans de réflexion et livre le cheminement de l’élaboration du récit (dont sont issus une partie des commentaires de cet article), mais également des croquis et dessins inédits, même si quelques pages de ce premier tome étaient déjà présentées dans l’intégrale d’UW1 parue sept ans plus tôt.

L’intégrale du premier cycle comprend un dossier de 32 pages très complet, autant graphiquement que scénaristiquement.

Que vaut ce nouveau cycle ?

Sans déflorer le sujet ni dévoiler l’intrigue du premier cycle pour les lecteurs qui seraient passés à côté, on peut néanmoins présenter le cadre de ce nouveau développement.

Il prend place treize ans après la fin de la Première Guerre universelle. Certes, les hommes de Canaan ont jeté les bases d’une paix durable, mais le wormhole qui a trouvé place au cœur du soleil jette une ombre sur le système solaire. Les humains se rendent compte qu’en dépit de leur technologie, Canaan ne trouve pas de solution pour fermer cette aberration. Et chaque jour qui passe épuise progressivement le Soleil, le transformant prématurément en géante rouge avant qu’il ne meure. Avec les effets que l’on imagine sur les planètes habitées aux alentours : augmentation de température, radiations, changements climatiques, etc.

Tandis que les autorités de Canaan tentent le tout pour le tout afin de fermer le wormhole, l’inattendu se produit : un gigantesque triangle d’obscurité se matérialise devant la flotte. Et commence à se démultiplier… C’est dans ce contexte menaçant que l’on s’attache aux pas de Théa, descendante de Kalish, qui, bien à contrecœur, fait son service militaire sur Mars, au sein de l’armée d’occupation…

D’entrée de jeu, la rigueur et le savoir-faire de Bajram impressionnent. La première page donne le ton, lorsqu’une étoile de la voie lactée est coupée en deux par le wormhole. Ensuite, l’auteur parvient à résumer son premier cycle tout en introduisant le nouveau cadre spatio-temporel de son intrigue. Il évite ainsi au lecteur de relire les tomes précédents, tout en stimulant l’intérêt de celui qui aurait entrepris cette démarche.

Puis, comme dans le premier cycle, on va s’attacher aux pas de quelques personnages, afin de mieux en comprendre le quotidien et les états d’âme. Quelques événements étranges et tragiques vont se dérouler qui font monter davantage encore le suspense...

Scénaristiquement, l’album est donc une réussite. Reste qu’on s’identifie plus difficilement aux personnages que dans le premier tome. Les Cananéens demeurent à la fois trop parfaits et éloignés des humains que nous sommes. L’héroïne Théa devrait progressivement inverser cette tendance, mais seule, elle fait peut-être plus difficilement le poids face aux six personnages du premier cycle.

Enfin, si l’album est superbement bien dessiné et découpé, il faut reconnaître une faiblesse dans le graphisme des visages, en particulier dans certaines cases représentant l’héroïne ou ses cousins imberbes.

Standard ou Premium : quelle édition faut-il acheter ?

Si vous avez le souvenir d’avoir apprécié l’univers d’UW1 mais que vous ne vous sentez pas plus concerné que cela par la construction de cet univers hors du commun, l’édition courante vous satisfera pleinement.

En revanche, l’édition premium est faite pour les amateurs consciencieux d’Universal War qui entreprennent d’en faire la collection complète. Dans un précédent tirage limité précédent, Bajram partageait sa fierté d’avoir réalisé les tirages de tête des tomes 1 et 4. "Mais seuls quelques lecteurs, assez aisés en général, ont pu consulter cet énorme travail, expliquait-il. Il y avait un côté frustrant pour moi d’avoir autant mis dans ces ouvrages, et d’avoir finalement été aussi peu vu. C’est de cette frustration qu’est née l’envie de faire [...] un tirage de luxe pour tous. Et fondamental, grâce à l’ampleur de ce tirage, un prix de vente le plus bas possible. [... Mais] à vouloir rendre le luxe le plus accessible possible pour tous, il pourrait se trouver des esprits chagrins pour trouver cette démarche commerciale. Je sais, je sais... Désolé, mais tout le monde ne peut pas être « snob » !" [5]

UW2 : le Soleil s’éteint devant les yeux des enfants de Mars

Même si cette réflexion ne s’applique pas au tirage premium de la présente édition (qui n’est pas un tirage de luxe à proprement parler), on peut imaginer que Bajram a rapidement adhéré au principe de Casterman de réaliser un tirage augmenté d’un dossier. Cette édition a la même taille que l’album normal, et le papier et le dessin de couverture sont identiques. C’est donc le dossier qui mérite l’attention du lecteur ! En seulement huit pages, Denis Bajram s’y confie ouvertement. Les documents présentés sont très intéressants, en particulier les pages réalisées par Pionzo et Boudoiron, ainsi que la comparaison entre les trois versions du story-board (1997, 2002 et 2013). Les lecteurs y trouveront quelques clés pour mieux apprécier ce nouveau cycle. Notre recommandation est donc d’opter pour cette édition complétée.

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

UW2 T1 : Le Temps du désert en édition normale et premium - Sortie chez Casterman ce 25 septembre 2013

Commander :
- L’intégrale d’UW1 chez Amazon ou à la FNAC
- Le premier tome d’UW2 : Le Temps du désert en édition chez Amazon ou à la FNAC
- Le premier tome d’UW2 : Le Temps du désert en édition premium chez Amazon ou à la FNAC
- Le tome 5 d’UW1 : Babel en tirage limité grand format noir et blanc chez Amazon ou à la FNAC

Sur ActuaBD, lire également :
- l’annonce de Universal War 2 chez Casterman
- notre chronique d’Universal War One T6/6
- notre interview de 2007 de Denis Bajram : "Le scénario de la série "Universal War One" était un premier jet"

[1Dossier de l’Intégrale d’UW1 ’’De la première idée au dessin’’, publiée chez Quadrants en 2010.

[2Dossier UW2 T1 édition premium : "16 ans de réflexion".

[3Préface du tome 4 d’Universal War One.

[4Préface d’UW2 T1.

[5Extrait de la postface du tirage limité noir et grand blanc grand format du T5 d’UW1, paru chez Soleil.

 
Participez à la discussion
6 Messages :
  • Beau boulot, belle ambition. Vivement le film.

    Répondre à ce message

  • Universal War Two - Seize ans de réflexion
    21 septembre 2013 17:03, par Ben Jamin

    Hier, il n’était pas encore sorti sur Paris (mais le second Alix de Mangin est dispo en deux versions !!). La semaine prochaine pour UW 2 !

    Répondre à ce message

  • Denis Bajram est un génie.
    22 novembre 2013 18:47, par Fab

    Denis Bajram est un génie, en tout cas il en est persuadé. Dans la dernière note de son blog qui est très instructive sur le métier d’auteur de bd et son avenir http://www.bajram.com/journal.le_coin_du_grincheux.html
    Outre les fleurs qu’il s’envoie, il termine en écrivant : "Mon dessin s’est nourri d’une capacité créative et esthétique qui manque souvent à pas mal de mes confrères, restés bloqués sur l’exercice technique du dessin."

    Ses confrères apprécieront sûrement.

    Répondre à ce message

    • Répondu le 23 novembre 2013 à  10:45 :

      Ha ha.Succulent. On n’est jamais aussi bien servi que par soi même...

      Répondre à ce message

    • Répondu par Laurent Colonnier le 24 novembre 2013 à  23:07 :

      Je trouve ça beau cette foi en soi-même. Il y a les faux modestes, qui sont très agaçants, les vrais modestes, qui sont rares et les vrais mégalos qui s’assument. Dans cette dernière catégorie je ne vois guère que Bajram et Druillet, mais Bajram, lui, a vraiment du talent (même si Abymes était ridiculement nul).

      Répondre à ce message