Antoine Aubin (« Blake & Mortimer ») : « Je me suis effacé pour faire “venir” le style de Jacobs »

2 février 2011 11 commentaires
  • {{Antoine Aubin}} avait signé le dessin de « {Sur La Neige} » en 2004 aux Humanoïdes Associés. Quelques années plus tard, il présente un projet à Dargaud, qui ne prend pas l’histoire, mais retient le dessinateur. À la surprise générale, ce talentueux inconnu reprend {Blake & Mortimer}, l’une des séries mythiques de la bande dessinée franco-belge, et termine le diptyque {[La Malédiction des trente deniers->art11072]}, un récit scénarisé par {{Jean Van Hamme}}. Il revient avec nous sur son parcours et sur cet album.

Antoine Aubin (« Blake & Mortimer ») : « Je me suis effacé pour faire “venir” le style de Jacobs »Quel a été votre parcours avant de réaliser le deuxième tome de « La Malédiction des trente deniers », le dernier album de Blake & Mortimer ?

J’ai essentiellement travaillé pour différents supports de communication qui étaient destinés aux entreprises. J’ai aussi fourni des histoires pendant de nombreuses années aux éditions Disney. Je dessinais les aventures de Winnie l’Ourson et de Tic & Tac pour des revues entre 2002 et 2009. En 2004, j’ai publié avec Pierre Wazem un récit, Sur la neige, aux Humanoïdes Associés.

En 2009, je me suis associé avec Laurent Rullier pour un projet de série. Nous avons monté un dossier, que nous avons envoyé à différents éditeurs. Les éditions Dargaud ont repéré mon travail. Ils m’ont téléphoné pour me dire qu’ils songeaient à moi pour un travail d’illustration autour des personnages de Blake & Mortimer. Cette commande était destinée à une banque. J’ai donc dessiné ces planches d’une manière assez décontractée, sans arrière-pensée. C’était à mes yeux un travail de communication comme j’en avais déjà réalisé des dizaines d’autres auparavant.

Philippe Ostermann, qui gérait à l’époque l’aspect éditorial de Blake & Mortimer, m’a ensuite demandé de faire des essais pour reprendre la série. Il m’a envoyé les planches tests qu’avait scénarisées Yves Sente. Les essais se sont avérés concluants et je suis venu en Belgique pour rencontrer Jean Van Hamme.

Comment avez-vous appréhendé la reprise de Blake & Mortimer ?

La narration graphique m’intéresse plus que tout dans la bande dessinée. Mais j’étais confronté à un problème délicat. Je voulais suivre les codes narratifs d’Edgar P. Jacobs, tout en tenant compte que Jean Van Hamme a une manière plus moderne de découper les planches. J’ai donc travaillé pendant deux ans entouré de certains albums de Blake & Mortimer d’Edgar P. Jacobs. Je les connaissais bien sûr déjà par cœur, mais ils me servaient à corriger mon travail au fur et à mesure de l’évolution de mes planches. Je voulais amener « l’esprit » de Jacobs dans le dessin et dans le découpage de Jean Van Hamme quand j’en voyais la possibilité.

Quels sont vos albums mythiques ?

L’éditeur propose aux repreneurs de se référer à la Marque Jaune. C’est ce que j’ai essayé de faire. Mais ma petite madeleine reste SX1 Contre-Attaque, qui était à l’origine le deuxième volume du Secret de l’Espadon [1]. Cet album me plait particulièrement car on y décèle l’influence américaine de Jacobs. Celle que l’on perçoit plus dans ces travaux pour Bravo (Le Rayon U). J’avais donc ces albums autour de moi pour m’auto-corriger. Jacobs avait des tics graphiques, notamment dans les postures de ses personnages qui ont souvent une démarche théâtrale et altière.

La pression devait être conséquente tout au long de la réalisation de l’album, non ? L’éditeur était pressé de sortir le second volume de ce diptyque compte tenu du triste historique du premier.

Je n’ai pas perçu les attentes qui étaient associées à cet album. J’ai travaillé de manière inconsciente. Je savais bien sûr que Blake & Mortimer avait de bonnes ventes, mais sans plus. Je ne me doutais pas que ce second tome de la Malédiction des trente deniers était si attendu ! Par contre, j’ai connu bien plus tôt l’attente de l’éditeur ! Et à vrai dire, je ne l’avais pas anticipée. Au début de la réalisation de l’album, l’éditeur, Philippe Ostermann, était un peu distant. Puis, il y a eu des changements chez Dargaud, et il a été amené à exercer d’autres fonctions dans la société. Yves Schlirf a donc pris le relais. La date de publication du livre était fixée avant même que je ne commence la première planche ! Plus elle approchait, plus j’avais des appels téléphoniques pour me pousser à travailler. Au printemps dernier, Yves n’était pas totalement rassuré et certain que je sois capable de terminer l’album dans les temps. Il a eu raison de s’inquiéter, et il m’a imposé de travailler avec Étienne Schréder qui a encré de nombreuses pages.

Il y a-t-il encore un côté artistique à une telle reprise. Avez-vous eu l’impression de bâtir une œuvre ou vous sentiez-vous être un artisan au service d’une cause ?

Je n’ai vraiment pas le sentiment d’être un artiste. C’est un statut – ou une posture – que je ne revendique pas du tout, et que je ne conteste pas d’ailleurs à d’autres dessinateurs. J’ai abordé ce travail comme les travaux que j’ai réalisés pour la communication ou pour Disney. En revanche, j’estime avoir développé un savoir-faire dans le découpage et dans la narration graphique. J’ai dû l’exercer de manière évidente dans cet album de Blake & Mortimer. Il n’est pas possible de copier des morceaux de dessins de Jacobs, de les mettre bout à bout pour raconter une histoire. Enfin, ce serait peut-être possible, mais cela deviendrait plus de l’OuBaPo qu’un Blake & Mortimer issu de l’imagination de Jean Van Hamme (Rires).

Il y a donc une part de mon identité qui s’est greffée à cet album. Après, j’ai essayé de m’effacer en tant que dessinateur pour faire venir au maximum le style de Jacobs. Il est certain que l’on voit que j’ai dessiné ce Blake & Mortimer. On ne peut jamais s’effacer complètement.

Quel type d’ambiance avez-vous préféré dessiner dans ce deuxième volume ?

Les deux dernières cases de la planche 39. J’aime dessiner des personnages soignés, bien habillés (en smoking ou en tenue de ville) près de jolies voitures dans des rues propres (Rires). C’est l’une des raisons pour laquelle j’ai accepté cette reprise. Et dans cet album, il n’y a eu que ces deux cases. De ce point de vue, j’étais un peu frustré de ne pas avoir plus de scène de ce genre à dessiner.

Vous deviez tenir compte des personnages inventés par Jacobs, mais aussi ceux inventés par René Sterne, dans le tome d’ouverture…

Oui. J’ai demandé à l’éditeur si je devais envisager une continuité graphique par rapport à l’album dessiné par René Sterne et Chantal De Spiegeleer. Il m’a demandé de revenir vers les fondamentaux. Heureusement, car le graphisme que j’envisageais était plus réaliste que celui de René Sterne. Deux personnages, la nièce du Professeur Markopoulos, Eleni, et Von Stahl intervenaient régulièrement. J’ai essayé de les saisir, et de les dessiner dans un style qui s’éloignait de celui de René Sterne. D’autres personnages ont été définis par Ted Benoît : je songe à Jessie Wingo et à un autre membre du FBI. J’ai donc dû « lier » tout cela, tout en tenant compte du style du créateur de la série. Heureusement, si on observe bien les albums que Jacobs a dessinés, on s’aperçoit qu’ils sont tous différents les uns des autres, à l’exception des deux tomes du Mystère de la grande pyramide, qui sont homogènes. Son style a évolué d’album en album, ce qui est aussi une difficulté pour la reprise.

Avez-vous été en Grèce pour vous documenter ?

Non, je n’y suis jamais allé. Cet aspect-là du travail était aussi une nouveauté. C’était la première fois que je devais me documenter de la sorte. Au début, j’ai eu des difficultés car la recherche documentaire est un exercice fastidieux. J’ai appris à utiliser Internet et à trouver les bons livres. Je n’ai malheureusement pas pu utiliser la documentation de Jean. Il avait réuni un certain nombre de photographies qu’il avait transmises à René Sterne. Mais elles ne sont pas parvenues jusqu’à moi… Ce n’était pas désagréable de dessiner ce pays. Certaines pages ont été fort plaisantes. Notamment les scènes qui se déroulaient près de la mer.

Comment s’est passée votre collaboration avec Étienne Schréder ?

Je ne peux pas dire que nous ayons collaboré ensemble. Yves Schlirf m’a demandé de lui envoyer mes pages crayonnées. Au début, Étienne a travaillé sur l’encrage des décors. Puis, Étienne a pris totalement en charge l’encrage des décors et des personnages. Je ne le connaissais pas du tout. Yves l’a recruté. Je me suis renseigné afin de savoir qui était ce dessinateur. J’ai vu que c’était un professionnel et j’ai pris la chose avec philosophie. Étienne Schréder est plus âgé que moi et il a plus de métier. Je ne me voyais pas lui dicter des ordres. Yves ne m’a pas vraiment laissé le choix. J’étais en retard. J’ai accepté la proposition d’Yves car cette série ne m’appartient pas. Dargaud en possède les droits et je n’ai pas créé Blake & Mortimer. Il faut donc accepter que ce soit eux qui dictent les règles du jeu. Je dois m’y soumettre de bonne grâce. En essayant de trouver mon bonheur. Je l’ai trouvé en rencontrant Étienne Schréder par après, qui est un homme adorable ! Je suis heureux de le connaître, et qu’il ait été associé à l’album. Tout va donc bien…
L’album a été prépublié dans un journal, en France. Entre le moment de la remise de la dernière planche pour la publication du journal, et celui du bouclage définitif de l’album, il y a eu un battement d’une dizaine de jours. J’ai mis ce temps à profit pour corriger certains visages, grâce l’informatique, sur les planches qui avaient été encrées totalement par Étienne.

Avez-vous envie de réaliser une série en dehors de Blake & Mortimer ?

Je n’ai pas le temps pour l’instant. Le projet que j’avais avec Laurent Rullier me plaisait beaucoup. Nous avions signé un contrat chez Delcourt. Quelques jours après l’avoir signé, Dargaud m’appelait pour me proposer ce travail de communication autour de Blake & Mortimer. Tout s’est enchaîné. Les éditions Delcourt ont été bienveillantes et ont accepté de postposer le projet. Mais Laurent Rullier a commencé à trouver le temps long et a souhaité réaliser Les Combattants avec un autre dessinateur. Le premier tome, dessiné par Hervé Duphot sortira à la mi-février chez Delcourt. Yves Schlirf et Jean Van Hamme m’ont proposé de réaliser un nouveau Blake & Mortimer ensemble. Je continue donc, et j’en suis heureux.

Quels albums vont-ils donné envie de faire de la bande dessinée ?

Je ne sais pas s’il y a un album en particulier qui m’a donné envie de faire de la BD. Mais les premiers albums qui m’ont procuré un choc, dès l’enfance, ce sont des tomes de Tintin : Le Secret de la Licorne et Le Trésor de Rackham le Rouge , mais aussi Le Testament de monsieur Pump, une aventure de Jo, Zette et Jocko. Les trois albums ont été réalisés par Hergé. Je connais ces histoires comme le fond de ma poche !

(par Nicolas Anspach)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.


Antoine Aubin, sur Actuabd.com, c’est aussi :
Des chroniques d’album : La Malédiction des Trente Deniers et Sur La Neige.

Lire aussi une interview de Jean Van Hamme : "Tout rebondissement doit être inattendu et extrêmement plausible !" (Janvier 2011)

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Lire la chronique de l’album Blake et Mortimer - La Malédiction des Trente Deniers

Lire la chronqiue du jeu vidéo tiré de Blake et Mortimer - La Malédiction des Trente Deniers


Illustrations : (c) A. Aubin, J. Van Hamme & Editions Blake & Mortimer.
Photo de l’auteur (c) Editions Blake & Mortimer.

[1Les albums ont été redécoupés ensuite pour des raisons éditoriales.

 
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11 Messages :
  • Si je comprend parfaitement la logique de telles reprises du point de vue de l’éditeur, à lire cet entretien qui révèle quelque peu les coulisses de l’élaboration de ce genre d’album, je ne comprends vraiment pas ou se situe l’intérêt de l’auteur... être harcelé par son éditeur, se faire retirer son encrage pour tenir les délais, se fondre dans le style d’un autre, pour quelle "gloriole" ? Je ne suis même pas sur que sa rémunération soit si faramineuse, en plus ! Des ouvriers vaguement spécialisés et surtout interchageables au service d’une industrie sans rêves, voila ce que deviennent ces "artisans". Bientôt, la main d’oeuvre moins chère en provenance des pays de l’Est ou d’asie viendra écraser ce pauvre artisanat la (en fait, elle arrive déja...) et alors quoi ? Vous vous mettrez en grêve ? Vous manifesterez dans la rue ? Vous travaillerez encore plus pour encore moins ? Tout cela est tellement triste...

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    • Répondu par Reval Zelantius le 2 février 2011 à  13:22 :

      Dans ces conditions on se demande pourquoi on ne parle pas de studio. Pourquoi demander à un auteur de faire du Jacobs, plutôt que de laisser son style s’exprimer dans l’esprit de Jacobs. Laissons les dessinateurs anonymes derrière l’étiquette Studio Jacobs et on sortira de cette mascarade qui ne fait sur ces deux derniers opus que du médiocre terne et sans volume ! On ne peut alors que rêver d’un improbable retour de Ted Benoit à l’œuvre qui fut le seul à faire du dessin personnel en respectant l’esprit Jacobs. Juillard bien qu’ayant un trait personnel dans ses B&M ne faisait cependant pas du Juillard.
      Autre solution : arrêtons les reprises de B&M, c’est peut être plus sain, mais moins juteux !

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      • Répondu par PPV le 2 février 2011 à  15:14 :

        l’article est très clair à ce sujet : Aubin a réalisé un travail de commande où son degré de liberté était à peu près nul : on lui a tout imposé. Toutefois si l’intérêt financier de réaliser cet album doit être très loin d’être négligeable, il y a un autre aspect que le fric : "Antoine" Aubin sort de l’ombre ! Il avait du talent qui n’aurait probablement jamais été exploité si Ostermann, Schlirf et Van Hamme ne lui avaient pas donné sa chance ! La suite de sa vie de dessinateur ne sera jamais comme avant, je trouve cela une belle histoire bien classique en fait, mais ce n’est pas une fiction.

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        • Répondu le 2 février 2011 à  16:08 :

          Oui, sauf que la série personnelle qu’il avait proposée est maintenant dessinée par un autre et qu’il se retrouve à faire de nouveau du Blake et Mortimer. Vous appelez vraiment ça sortir de l’ombre ? Moi, je dirais plutôt s’y perdre...

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          • Répondu par PPV le 3 février 2011 à  09:01 :

            Vous pensez vraiment que sa série "personnelle" aurait été remarquée ? Avec plus de 4000 nouveautés par an, personne n’aurait pris la peine de la sortir du rayon, pour autant d’ailleurs que les libraires l’ait placée. POur paraphraser un éditeur, avant B&M Antoine Aubin n’était pas "connu et rassurant pour les libraires". A présent, après quelques albums B&M les portes lui seront grand-ouvertes et avec des scénariste de première division ! Je lui souhaite donc beaucoup de succès.

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            • Répondu par Oncle Francois le 3 février 2011 à  21:00 :

              Bien d’accord avec PPV ! Avoir la chance d’illustrer un scénario de Monsieur Van Hamme sur des personnages mythiques comme B&M est une énorme chance à saisir immédiatement pour tout dessinateur (même s’il a fait autre chose que Tic et tac et Winnie l’ourson dans un passé récent...). J’ai entendu dire que le tirage de cet album dépassait les 400 000 exemplaires, Monsieur Aubin démontre qu’il imite aussi bien le dessin de Jacobs que celui de d’Oncle Disney... S’il veut par la suite développer un univers, des personnages, un style qui lui soient propres, peut-être avec un scénariste moins prestigieux, c’est tant mieux pour lui ! Car alors son album personnel se fera repérer ! Il suffira à l’éditeur de coller un autocollant "par le dessinateur de Blake et Mortimer"

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    • Répondu par Kazaam le 2 février 2011 à  17:40 :

      Euh pour connaitre un des repreneurs potentiels ( et finalement refusé ) de la série joebar team,
      il y avait plein de gens avides d’être choisis, donc ce doit pas être tant une souffrance que ça, les reprises de succès déjà établis

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  • Dans le même esprit, je salue la performance de Marc Jailloux sur Orion, qui reprend Orion, avec un dessin très proche de Jacques Martin !

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    • Répondu par Erik A. le 3 février 2011 à  13:21 :

      Ah, évidemment que ce n’est pas une souffrance... C’est probablement plus gratifiant de créer sa propre série, mais dans un marché saturé où la durée de vie d’une nouveauté en librairie ne dépasse pas 15 jours, Aubin a eu bien raison de se lancer.

      J’ai fait des essais pour Alix, si j’avais été retenu, ç’aurait été en connaissance de cause et avec plaisir (y compris sur le plan financier), mais aussi en ayant déjà connu le bonheur d’avoir eu des livres "à moi solo" sortis auparavant.

      Débuter par une reprise n’est pas pareil pour l’ego que de le faire, en sachent qu’on a déjà des albums à son nom, et qu’au fond c’est un travail de commande, (ce qui ne veut pas dire qu’on s’en fout, mieux vaut s’investir...) une étape qui permettra de rebondir et d’avoir une meilleure cote.

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      • Répondu le 4 février 2011 à  05:58 :

        Mr Arnoux, si vous aviez fait un Alix, enfourchant une moto et disant By Jove à tout bout de champ, vous auriez pu reprendre 3 blockbusters d’un coup.
        Voilà comment on rate le grand succès de 2012. Et vous avez pas des Ava Dream sur le feu, ça commence à être longuet l’arrivée d’une suite

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        • Répondu par Flocon le 4 février 2011 à  13:00 :

          c’est un vieux débat qui remonte à tintin tout ça !
          Bon il y a toujours eu des grincheux pour dire que le passé était mieux avant et surtout pour spéculer sur le marché des produitsdérivés des séries et des quotations que des BD originales peuvent obtenir après le décès de l’auteur.
          Désolé messieurs les spéculateurs B et M est repris et votre collection de vieilleries vaut plus rien alors cessez donc de nous harceler de vos jérémiades.

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