Bi no Isu - Par Reibun Ike - Taïfu

  • Pour punir un yakuza, la torture n'est pas l'unique méthode. Nirasawa va l'apprendre à ses dépens. La punition est d'autant plus sévère qu'elle est infligée par l'homme qu'il aime.

Alors que les clans Umezaki et Aiga de la mafia japonaise sont sur le point de conclure un accord de paix, Tsujisaka poignarde l’un des gars du clan Aiga. Nirasawa, son responsable, est interrogé par Kabu, le bras droit du boss, mais aussi l’homme qui l’a recueilli et dont il est amoureux.

Et Kabu sait bien que pour faire parler Nirasawa, la violence physique est inutile. Il va donc préférer des méthodes plus radicales encore.

Le trait de Reibun Ike est vraiment très agréable. Les hommes sont beaux, sans être trop efféminés, et il y a un vrai soin apporté aux détails. Contrairement à beaucoup de yaoi, les cases sont vraiment travaillées, avec beaucoup d’éléments. Dommage que les histoires ne suivent pas.

Trois récits en moins de 200 pages, le moins qu’on puisse dire c’est que ça manque de développement. En plus, l’épisode principal est quand même très violent. Là où des titres comme Viewfinder ou Under Grand Hotel compensent la violence des actes par la profondeur des sentiments (sans mauvais jeu de mots), Bi no Isu se contente de montrer des images-choc, mais les histoires d’amour ne sont pas spécialement touchantes.

Avec ses uke qui ont vite les larmes aux yeux, elles ont même quelque chose d’un peu niais, ne cadrant pas avec le milieu dans lequel se situe l’action.

(par Stéphanie Francqueville)

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