Crise de la distribution : la lettre ouverte des auteurs

  • Nous constatons jour après jour la crise de la distribution que connaît Média Diffusion (MDS), filiale de Média Participations, le distributeur le plus impacté car il n'est pas le seul à souffrir de la période, et qui handicape tout le secteur de la librairie, notamment les librairies indépendantes, avec une impossibilité de livrer à l'unité et de garantir les réassorts dans des délais courts. À côté, les plateformes numériques comme Fnac / Darty ou Amazon sont livrées, vu leur poids, en priorité et menacent un peu plus de faire sombrer les petits libraires, souvent les fers de lance des petits éditeurs. Une ambiance délétère qui ne s'est pas détendue avec la réponse du Syndicat de la Librairie française (SLF) qui donnait ce mot d'ordre à ses adhérents : commandez des livres ailleurs que chez Média Participations ! Cette fois, ce sont les auteurs et autrices qui montent au créneau et qui adressent une lettre ouverte aussi bien à MDS, qu'au SLF et aux pouvoirs publics, à travers le Collectif Autrices Auteurs en Action (AAA).

Voici la lettre ouverte que l’on peut lire sur le site autricesauteursenaction.org, en réaction aux choix opérés par les acteurs en place durant cette crise du livre :

Couplé à la crise du papier et du carton, la demande croissante en bande dessinée en librairie a été cause d’un bond d’activité imprévisible chez les libraires bien sûr, mais aussi chez les distributeurs, entreprises puissantes et méconnues de la chaîne du livre, dont l’activité principale est de stocker et de livrer les ouvrages aux libraires dans de grands camions parcourant nos belles autoroutes.

Chez la majorité des distributeurs, cette crise de croissance s’est déroulée avec quelques soubresauts mais sans difficultés majeures. Mais pas chez MDS.

MDS est une société de distribution sise à Dourdan (Essonne), mais aussi au Benelux, filiale du groupe Média-Participations, l’un des quatre principaux groupes d’édition de bande dessinée en France. MDS distribue aussi des livres pour de nombreux petits éditeurs indépendants. Au total, ce sont plus de 120 éditeurs de toutes tailles qui sont dépendants de MDS.

Pour faire face à la crise du papier, ainsi qu’à la demande du lectorat, on aurait pu penser que Bruno Delrue, président du Conseil d’Administration, venant du monde de l’industrie pharmaceutique, mais président aujourd’hui de MDS comme de Dilicom, aurait eu la compétence et l’envie de prioriser la vision à long terme au bénéfice du monde culturel. Au lieu de cela, MDS semble avoir eu pour priorité les gains à très courts termes, embauchant des intérimaires sous-payés, leur imposant des conditions très difficiles, au point que celleux-ci ont préféré dans de nombreux cas travailler au dépôt Amazon de Dourdan, malgré la piètre réputation des conditions de travail proposées par la plateforme américaine.

Dans ces conditions, la situation ne pouvait que se dégrader. Les retards de livraison se sont accumulés, au point que le 23 novembre, l’entreprise a informé les libraires, brutalement et par courrier, de son incapacité à honorer les commandes de moins de trois exemplaires d’un même livre. Condamnant par là même les petites librairies possédant beaucoup de références d’ouvrages en un seul exemplaire, interdisant les commandes de clients ou les ventes de livres en médiathèques à l’unité.

Le Syndicat de la Librairie française (SLF) a naturellement répliqué que ces conditions étaient scandaleuses. Considérant que les libraires ne pouvaient s’engager sur des livres distribués par MDS au moins jusqu’aux fêtes, le SLF leur envoya même une affichette présentant les logos des éditeurs concernés, et invitant les clients des librairies à se réorienter vers d’autres éditeurs.

S’il y a évidemment un fort risque que certains clients se dirigent plutôt vers une plateforme en ligne déjà citée, gageons que les libraires sauront se tirer de ce mauvais pas, conseillant à leurs clients d’autres ouvrages pour les livres les moins vendus, commandant trois exemplaires des ventes plus conséquentes. Les petits éditeurs distribués par MDS risquent, en revanche, d’en subir les conséquences.

Mais derrière eux, déjà fragiles et n’ayant aucun moyen d’action, otages complets de la situation, les autrices et les auteurs dont la présence en librairie est rarement supérieure à deux ouvrages, vont à coup sûr payer le prix fort de ce pugilat entre Librairie, Édition et Distribution.

Conscients qu’il est probablement vain de se diriger vers les pouvoirs publics, qui préfèrent s’en aller visiter les mers de Chine que résoudre les problèmes pour lesquels ils sont mandatés, nous, représentantes et représentants des Autrices Auteurs en Action, décidons tout de même d’interpeller Madame la Ministre de la Culture et tous les acteurs et actrices de la chaîne du livre, afin qu’ils trouvent rapidement une porte de sortie à cette situation scélérate, mettant en danger les plus fragiles des maillons de cette chaîne suite à l’incurie et l’imprévoyance d’un de ses composants les plus florissants.

Nous, autrices et auteurs, exhortons les responsables de cette situation de blocage, à savoir la société MDS et le SLF, à trouver rapidement une sortie de crise la moins impactante possible pour les auteurices qui, faut-il le rappeler, étaient déjà avant 2020 dans une situation de tension maximum. Nous refusons d’être des victimes collatérales et notre détermination n’a pas faibli. Nous ne sommes ni une matière première corvéable, ni une variable d’ajustement. Nous sommes des travailleurs et des travailleuses qui avons l’exigence a minima de vivre dignement de notre labeur.

Sans autrices, sans auteurs, pas de livre, pas d’édition, pas de distribution, pas de diffusion, pas de librairie, pas de lectrice, pas de lecteur.

Crise de la distribution : la lettre ouverte des auteurs
Avec la fin de l’année puis Angoulême en ligne de mire (ce dernier menacé par la nouvelle vague Covid ?), les auteurs et les petits éditeurs s’inquiètent.
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Constatera-t-on un sursaut des principaux concernés, alors qu’à l’approche des fêtes, la situation s’enlise dangereusement ? Le milieu des libraires n’est pas optimiste...

Sous la pression du SLF, Média Diffusion traite désormais les commandes à l’unité, mais pour les commandes clients seulement, du 1 au 3 décembre. Le but étant de servir les commandes clients qui ont été passées depuis le 10 novembre et non honorées. Et encore, il ne faut pas que le nombre de commandes client passées dépassent les 63 000 lignes (à l’échelle nationale), ce qui correspondrait aux nombre de commande qu’ils n’ont pu honorer... une compensation bien maigre alors que des best-sellers de la fin d’année, comme Le Monde sans fin de Christophe Blain et Jean-Marc Jancovici (Dargaud), sont demandés sans cesse par les lecteurs sans avoir été livrés dans certains points de vente.

(par Auxence DELION)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Source : Datalib
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35 Messages :
  • Crise de la distribution : la lettre ouverte des auteurs
    3 décembre 2021 11:11, par un auteur

    La lettre ouverte de certains auteurs, pas tous, merci.

    Répondre à ce message

    • Répondu le 3 décembre 2021 à  15:07 :

      J’aimerai bien savoir ce qu’attendent les auteurs des pouvoirs publique alors qu’il s’agit d’entreprises privées

      Répondre à ce message

    • Répondu par Auteur en action le 3 décembre 2021 à  17:32 :

      Des Autrices (et) Auteurs en Action (AAA), pas des auteurs inactifs ayant renoncés à tout, comme vous.

      Répondre à ce message

      • Répondu le 3 décembre 2021 à  18:04 :

        Je n’ai pas renoncé à écrire correctement en français en tout cas.

        Répondre à ce message

        • Répondu par Auteur en action le 4 décembre 2021 à  01:16 :

          Oh, pauvre chou, c’est "celleux-ci" qui arrache votre petit coeur sensible ? Moi je trouve ça bien trouvé "au point que celleux-ci ont préféré". Être auteur c’est aussi faire progresser la langue.

          Répondre à ce message

          • Répondu le 4 décembre 2021 à  15:04 :

            Ne pas savoir que le participe passé est invariable après l’auxiliaire avoir, ce n’est pas être auteur.

            Répondre à ce message

            • Répondu par Fred le 8 décembre 2021 à  15:00 :

              Il y a des correcteurs chez les éditeurs. Beaucoup d’auteurs ont une orthographe faiblarde, ce n’est pas un critère de talent.

              Répondre à ce message

              • Répondu le 9 décembre 2021 à  08:42 :

                Il y a de moins en moins de correcteurs chez les éditeurs. Cette fonction est toujours externalisée, voire supprimée. Je conseille aux auteurs de consolider leur orthographe, leur syntaxe et leur grammaire. C’est quand même la base de la langue.

                Répondre à ce message

                • Répondu par Auteur le 10 décembre 2021 à  23:21 :

                  Chez les vrais éditeurs, il y a toujours le passage des pages par un correcteur (même si c’est un intervenant externe, ça change quoi ?).

                  Répondre à ce message

                  • Répondu le 11 décembre 2021 à  12:08 :

                    Ce que ça change ? Si c’est un intervenant externe, ça veut dire qu’il est payé au bouquin corrigé, et qu’il ne corrige donc pas toute la production de l’éditeur. C’est du coup par coup pour faire des économies. Ainsi, pour mon dernier album, pourtant chez un gros éditeur que je ne citerai pas, aucune correction n’était prévue. Jj’ai fait la relecture et les corrections moi-même. Heureusement, je fais peu de fautes.

                    Répondre à ce message

      • Répondu le 4 décembre 2021 à  07:55 :

        Vous êtes surtout les reines et les rois du brassage d’air, qu’avez-vous changé pour les auteurs-rices depuis la création de votre collectif ?

        Répondre à ce message

        • Répondu le 4 décembre 2021 à  10:53 :

          Ils confondent auteur inactif (qui n’écrit, ne dessine et ne publie pas) avec auteur agité. Celui qui braille pour se donner l’impression d’agir.

          Répondre à ce message

        • Répondu par Onomatopée le 4 décembre 2021 à  14:50 :

          Je l’ai souvent dit sur ce forum, nous sommes et resterons toujours la variable d’ajustement de l’édition. Cette crise de la distribution va encore le confirmer, avec toujours plus de dégâts chez les auteurs et autrices.

          Répondre à ce message

        • Répondu le 4 décembre 2021 à  15:06 :

          Vous le saurez dans quelques semaines ce qui va changer, grâce à la mobilisation de quelques uns pour le bénéfice des autres.

          Répondre à ce message

          • Répondu le 5 décembre 2021 à  11:15 :

            Quelle mobilisation ? Vous boycottez les salons bds ? Angoulême ? Nous allons avoir un vrai statut professionnel ? Des contrats décents et équitables ?

            Répondre à ce message

            • Répondu par Auteur le 8 décembre 2021 à  00:18 :

              Si vous voulez un contrat décent et équitable, négociez-le.

              Répondre à ce message

              • Répondu le 8 décembre 2021 à  08:13 :

                Si vous voulez un contrat équitable, éditez-vous vous-même.

                Répondre à ce message

                • Répondu par Onomatopée le 12 décembre 2021 à  11:01 :

                  Le fait de pouvoir négocier son contrat d’édition est un phantasme. La plupart du temps, l’éditeur vous fait comprendre d’aller voir ailleurs si ça ne vous plaît pas, ou alors, la sempiternelle réplique : "lancez-vous dans l’auto-édition" ! La Ligue des Auteurs propose un contrat type à faire-valoir auprès des éditeurs et comme base de négociations. Autant dire que ce contrat n’ayant pas été adoubé par le SNE, il n’a aucun effet sur eux et aurait même tendance à vous griller d’entrée de jeu. J’en ai fait les frais.

                  Répondre à ce message

                  • Répondu le 12 décembre 2021 à  19:01 :

                    Pour être en mesure de renégocier un contrat plus favorable, il faut avoir déjà un petit succès ou une petite aura qui fait que l’éditeur a vraiment envie de travailler avec vous. Si vous n’avez aucun succès et que votre travail présente peu d’attrait, vous ne renégocierez en effet rien du tout. C’est la vie d’artiste, on le sait. Il y en a peu qui réussissent.

                    Répondre à ce message

                    • Répondu le 14 décembre 2021 à  08:56 :

                      Et Lisa Mandel, qui s’est lancée dans l’auto-édition pour dénoncer le déséquilibre du contrat d’édition, elle n’est pas l’inconnue du bout de la rue...

                      Répondre à ce message

  • Les pouvoirs publics ont tout mandat pour réguler les excès du marché et encadrer les entreprises privées. Qui sont les premières à bénéficier des aides de l’Etat en cas de crise financière (2008) ou sanitaire (2020-2021).

    Répondre à ce message

    • Répondu par Franco de Porto le 7 décembre 2021 à  11:46 :

      Les libraires ont pu bénéficier de l’activité réduite (pour ne pas dire inexistante) pour leurs salariés partis se reposer à la campagne ou au soleil pendant le premier confinement. Le gouvernement Macron a ainsi offert de longs congés payés, alors que les salariés des commerces essentiels (santé et alimentaire) risquaient leur vie ( à l’époque, il y avait très peu de masques en France) pour permettre à la population française de se nourrir et de se soigner.
      Je ne pense pas que les éditeurs aient bénéficié de ce dispositif.

      Répondre à ce message

      • Répondu le 7 décembre 2021 à  12:51 :

        Je n’ai pas compris la cohérence de ce message. Le gouvernement n’a pas offert de congés payés aux salariés des librairies ! A l’inverse, les gros éditeurs ont plutôt bien profité du Covid. Les petits éditeurs beaucoup moins !

        Répondre à ce message

        • Répondu par Franco de Porto le 7 décembre 2021 à  21:54 :

          De façon indirecte, si, car il a remboursé avec un delai d’un à deux mois les salaires versés par leurs employeurs, alors que commerces non-essentiels (librairies BD, notamment qui ont offert un superbe tapis-rouge à amazon), cinémas (eux c’est à Netflix et à Disney qu’ils l’ont proposé) , musées, salon de coiffure , commerces non alimentaires,restaurants-bars etc) étaient fermés par décision gouvernementale. C’était .pour éviter des charrettes de licenciements et des centaines de milliers de cessation d’activité. Vous ne vivez pas en France, je suppose ?
          Ce sont des professions de contact qui ne peuvent être effectuées en télétravail.

          Répondre à ce message

          • Répondu le 8 décembre 2021 à  08:13 :

            Et alors ? Oui en France, comme dans la plupart des états de l’UE, et comme dans certains états américains, les fonds publics sont venus en aide aux entreprises pour éviter une crise économique pendant le Covid. Vous auriez préféré qu’on laisse crever les gens ?

            Répondre à ce message

      • Répondu le 7 décembre 2021 à  13:12 :

        Alors vous connaissez mal les aides versées aux éditeurs, qui sont des entreprises avec des salariés, sauf les auteurs.

        Répondre à ce message

        • Répondu le 7 décembre 2021 à  14:25 :

          Je ne souhaite pas vivre des aides de l’Etat.

          Répondre à ce message

        • Répondu par Franco de Porto le 7 décembre 2021 à  21:56 :

          A ma connaissance, beaucoup du travail d’un éditeur peut se faire en télétravail, et les échanges de mail, tél et visioconférences permettent d’avancer sur les dossiers

          Répondre à ce message

        • Répondu par Franco de Porto le 7 décembre 2021 à  22:04 :

          Quelles aides ? Leur chiffre d’affaires 2020 est équivalent à celui de 2019, du moins pour la BD et le manga, en dépit de plusieurs mois
          de fermeture, du couvre-feu et des jauges. Quant à celui de 2021, il sera encore supérieur en dépit des problèmes de diffusion de MDS..
          Il faut bien s’occuper pendant ces périodes d’enfermement, acheter des mangas aux enfants permettait d’avoir un peu de calme. Et pour les sans-enfants, c’était l’occasion de redécouvrir de belles BD du patrimoine francobelge. On note aussi le beau timing de panini avec une collection vendue un ou deux euro en exclusivité chez Carrefour

          Répondre à ce message

          • Répondu le 8 décembre 2021 à  08:15 :

            Vos messages sont confus. On a du mal à comprendre la ligne que vous défendez. Pro-gouvernement ? Pro-auteurs ? Pro-éditeurs ? Pro-libraires ? Pro-grande-distribution ? En fait vous aimez tout le monde.

            Répondre à ce message

            • Répondu par Franco de Porto le 8 décembre 2021 à  20:04 :

              Je ne suis ni pro, no contre, ni manichéen ni binaire, désolé !
              Je me contente de rappeler des faits réels !
              A la base, on parlait surtout de la prise en charge indirecte par l’Etat des salaires des employés des commerces dits non-essentiels fermés pendant le premier confinement.

              Répondre à ce message

              • Répondu le 8 décembre 2021 à  23:24 :

                Je ne vous demande pas d’être manichéen ni binaire, mais simplement précis : quand vous écrivez que l’Etat a payé des vacances aux employés salariés des librairies, on ne sait pas si vous le déplorez ou pas.

                Répondre à ce message

                • Répondu par Franco de Porto le 10 décembre 2021 à  16:51 :

                  Ce traitement exceptionnel a concerné l’ensemble des commerces non-essentiels fermés par le gouvernement pendant le premier confinement. Donc à l’exception des magasins alimentaires, pharmacies et tabac, tout le monde en a profité : il s’agissait d’aider les PME à surmonter ce cap difficile. Sans cette mesure, combien de millions de salariés devenus inutiles auraient été mis à pied ? Et combien de commerces de proximité n’auraient jamais relevé leurs rideaux de fer ?

                  Répondre à ce message

                  • Répondu le 10 décembre 2021 à  23:22 :

                    Et vous le regrettez ? Vous auriez préféré beaucoup de faillites ?

                    Répondre à ce message

                    • Répondu le 11 décembre 2021 à  12:09 :

                      Non, cette fois c’est bon, on a compris qu’il ne le déplore pas.

                      Répondre à ce message

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