BD d’Asie

Diabolic Garden, T1 - Par Ichigo Shiraki - Ki-Oon

Par Stéphanie Francqueville le 5 février 2011                      Lien  
Il est question de manga, de gothique, de plantes et un peu de démons. Au-delà, peu d'action, pas de scène de combat, pas d'émotion, l'auteur ne transmet aucun sentiment. Ce manque évident de qualité pourra être mis sur le compte de l'inexpérience de la mangaka puisqu'il s'agit de son premier manga.

Bien que lycéenne, Kotone est aussi une dessinatrice de manga professionnelle. Un jour, en colère après une réunion avec son éditrice, elle découvre un mystérieux salon d’où elle se fait éjecter et y laisse ses planches.

S’y rendant le lendemain pour récupérer ses dessins, elle trouve le local vide et se rend dans le jardin à l’arrière. Alors qu’elle admire des fruits étranges, elle est surprise par Kanon, l’apprenti du propriétaire. Surprise, elle avale par inadvertance un fruit maudit.

À partir de là, la jeune fille va découvrir un nouveau monde où se croisent démons, chasseurs de démons et plantes carnivores.

Ce manga frise dangereusement la limite du ridicule. L’héroïne est au-delà de l’insouciance, accepte tout avec beaucoup de facilité et son métier/passe-temps occupe une place prépondérante non justifiée dans l’histoire.

À ses côtés, un chasseur de démons pour qui ses plantes ont plus de valeur qu’une vie humaine, mais qui pourtant laisse la vie sauve à Kotone sans que la mangaka parvienne à nous transmettre la moindre émotion et un petit démon sans pouvoir, inutile et bougon, qui reste attaché à Tsukasa sans raison convaincante.

Et si le lecteur sait déjà que Kanon n’a pas vraiment de liens avec son maître, c’est parce que la mangaka l’a déjà révélé à son public, de même que bien d’autres choses. Ainsi, on connaît déjà les personnages principaux, leur passé et le lien qui les relie, on apprend l’origine du maître des sceaux et on a déjà rencontré des personnages secondaires pas mystérieux puisqu’ils ont déjà raconté leur vie à la jeune fille.

Enfin, ce premier volume se clôt sur un combat avec le grand vilain qui a déjà partagé avec ses adversaires (et accessoirement avec le lecteur), son but et les moyens d’y arriver.

En fait, on ne voit pas très bien ce que pourrait apporter un second volume.

Question dessin, le style n’est pas très abouti, mais Diabolic Garden est la première œuvre de la mangaka. L’aspect gothique, à travers les décors ou les costumes, est l’élément le plus mis en valeur, au détriment de tout le reste.

L’auteure semble enfin avoir du mal avec les personnages masculins qui apparaissent un peu grossiers à côté de l’héroïne. Finalement, les réflexions de l’éditrice de Kotone doivent être du vécu, car elles s’appliquent tout à fait à une production qui ne semble malheureusement pas en avoir tenu compte.

(par Stéphanie Francqueville)

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