Garrigue - T1 - par Corbeyran & Berlion - Dargaud

19 mai 2008 0
  • Ces deux-là font la paire. Eric Corbeyran et Olivier Berlion ensemble sur un album, c'est décidément du tout bon. Cette fois-ci, leur complicité nous restitue la Provence écrasée par le soleil. Un cadavre en plus.

1999. Dans une station-service du sud de la France, deux hommes se croisent. L’un des deux termine sur le carreau, trois balles dans le corps.
2008. Sous un soleil de plomb, on enterre un certain Rémi. Après la cérémonie, son ami Martial, gendarme à la retraite, découvre dans sa cave des papiers d’identité au nom d’un homme qu’il ne connaît pas. Il n’en faut pas plus pour exciter sa curiosité. Il faut dire que Martial n’a pas la conscience tout à fait tranquille...

On leur doit Le Cadet des Soupetard, Sales mioches, Lie-de-vin et Rosangella. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le duo fonctionne bien. Sur une idée d’Olivier Berlion, Eric Corbeyran met en scène un polar aux allures de western méridional. Avec au centre, un gendarme (encore jeune) à la retraite, au passé pas forcément très catholique. Il suffit que Martial retrouve ces papiers d’identité pour que ses réflexes de gendarme reviennent. Son enquête l’amène sur des chemins où sa fidélité à ses amis est malmenée. La prise de conscience sera douloureuse mais sans doute rédemptrice et constructive.

Garrigue - T1 - par Corbeyran & Berlion - Dargaud

Habitant dorénavant en Provence, Olivier Berlion dessine sa campagne écrasée par le soleil. Une tension se dégage de ses dessins notamment à travers les regards des personnages.
"Dessiner la garrigue avec des couleurs ordi me paraissait une hérésie. Rien de tel que la peinture pour rendre la matière, la sueur, les murs décrépis. Comme c’était un polar, j’ai laissé de côté l’aquarelle et je me suis tourné vers l’acrylique, qui a un rendu plus musclé, plus sec, moins poétique." confie le dessinateur [1].

Répondant à l’impatience de plus en plus grande des lecteurs, l’éditeur et les auteurs proposeront dans quelques mois la suite de ce diptyque. Du coup, Tony Corso est en vacances cette année.

(par Laurent Boileau)

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[1La Lettre de Dargaud n°100

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